Lumières des Jeux Olympiques

Les Jeux Olympiques sont une formidable démonstration de concentration, d’endurance et de volonté de l’emporter. Un fascinant mélange de talent et de capital génétique hors normes. Ils nous offrent aussi quelques belles leçons à méditer. Petite carte postale envoyée de Londres.

Oscar Pistorius “le protoathlète” : L’homme sans jambes qui court sur des lames de fibres de carbone. Modèle de courage et de persévérance. Amputé à 11 mois de ses jambes, il ne s’est jamais considéré comme un handicapé.

Usain Bolt “l’éclair” : La grande star des jeux qui danse avant chaque course et qui à la fin, fait le geste de l’archer, ce qui pour les initiés signifie : je suis à la fois concentré et détendu. Né dans un minuscule village d’agriculteurs jamaïquains, fils à maman comme il dit. S’est entraîné à en vomir, jusqu’à s’effondrer d’épuisement. “L’entraînement est souffrance et trempe le caractère” On comprend pourquoi il a une indestructible confiance en lui.

Teddy Riner “notre taille 49” qui a eu son premier kimono à 5 ans. “J’avais un ange et un diable dans la tête” dit-il ; “Le principal c’est de ne pas décevoir ma famille et les gens qui croient en moi” ; Travaille depuis 8 ans avec son psy pour l’aider à mieux gérer la pression et mettre de l’ordre dans ses priorités.

Pierre Vincent “le magicien” : entraîneur de l’équipe de basket féminin et chef d’orchestre de génie qui prend le risque de mettre sa star (Céline Dumerc) sur le banc pendant la moitié d’une demi-finale olympique pour que les autres prennent confiance en eux. Keep calm and carry on !

Willam Accambray “le joker” de l’équipe de France de hand-ball qui dormait sur un matelas posé à même le sol, parce qu’il n’avait pas de lit au village olympique. Il n’était que remplaçant, mais au lieu de se lamenter, a passé ses journées à faire du cardio et de la muscu. “Plus on se pose de question, plus on se met en difficulté” ; A marqué 7 buts dont celui de la victoire en quart de finale. “Tu rentres et tu défonces tout”

Fabrice Pelletier “l’as de l’analyse”, entraîneur du gang des niçois, qui a des orgasmes tantriques quand ses nageurs gagnent. Fan de Marc-Aurèle et du juste milieu entre toutes les émotions “On goûte une émotion puis on revient au centre pour goûter une autre émotion”; A déteint sur Agnel qui depuis, cite Montesquieu.

Kembois “la légende” : Au Kenya, le 3.000m steeple, course tactique d’attente et de patience, est la course sacrée. Enfant il récupérait les baskets usées des grands. A un sourire aussi grand que son talent. Après sa victoire, il saute dans les bras de Mekhissi (3°) parce que « c’est mon ami »

Renaud Lavillenie “le chien fou” : Capable de sauter (5,97m !) sous n’importe quelles conditions climatiques, mêmes les plus rudes. S’est entraîné à des cadence infernales (100 sauts en 3 heures) ; “À chaque saut, tu risques ta vie” ; Quand il s’ennuie, il saute. C’est quelqu’un qui a grandi après ses échecs, dit son entraîneur.

Mais l’humour reprenant toujours ses droits, tous ces Jeux dits “Olympiques”, ne valent pas le championnat du monde de repassage extrême organisé et remporté of course par les britanniques : Repassage en haut d’un arbre, en dévalant un rapide, sous l’eau, sur les parois d’une montagne, sur un toit, sur le dos d’une vache, à ski nautique, en karting…. Championnat qui ajoute à l’excitation d’un sport extrême, la satisfaction un peu narcissique, d’avoir une chemise bien repassée.

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