Cinq pistes pour trouver sa voie

Le Monde a interrogé 35 acteurs innovants pour guider les jeunes dans leurs choix de vie. Voici leurs conclusions et leurs conseils.

1. Découvrir son envie la plus forte, sa passion
Que sa passion relève du domaine sportif, artistique, culturel ou économique, peu importe. On est bon là où l’on prend du plaisir. Voilà le plus important : il faut être extrêmement motivé par quelque chose pour devenir excellent dans sa spécialité.

Car l’expertise et la passion sont liées. L’idéal est d’aimer ce que l’on fait, au point de ne plus avoir l’impression de travailler. Et ainsi d’être capable de s’investir totalement dans son projet. Sans passion, il est difficile de passer au-dessus des embûches et d’aller jusqu’au bout des choses.

Et chacun a évidemment une envie, une passion, il s’agit simplement de la découvrir, en voyageant, en allant à la rencontre des autres pour comprendre ce qui véritablement nous fait vibrer.

2. Ne pas se limiter
Il faut aussi ne pas se brider, ne pas penser pas aux normes de la société (et de sa famille), ne pas se fixer de limite. Il faut faire sauter tous les blocages. À condition d’être lucide sur ce que l’on est, sur ses forces et ses faiblesses, sur ses qualités et ses défauts.

Si l’on sait se remettre en question, alors l’ambition permet d’aller très loin. Les grandes écoles ne sont pas réservées à une élite. Elles sont réservées aux gens qui ont les moyens de réussir intellectuellement et qui se surpassent pour réussir.

2. Ne pas s’arrêter en cas d’échec
Certains vont se tromper, leur parcours ne sera pas linéaire, et alors ? Oui, on a le droit de connaître enfin son parcours à 27 ans, car ce n’est pas parce qu’on a 22 ans qu’on doit être en mesure d’appréhender le monde de demain.

Il y a des gens qui entrent dans le monde du travail à 32 ans et ils sont aussi bons, ça leur a pris 5 ans de plus, ça n’a aucune espèce d’importance. Ce n’est pas parce que l’on décide à un moment de suivre une voie que l’on ne pourra pas bifurquer. Quand on veut aller d’un point A à un point B, on n’est pas obligé d’aller tout droit, on peut tout à fait passer par D, C, F… Il existe toujours des passerelles.

3. Multiplier les expériences
Pour apprendre à se connaître, le conseil n°1 est de se lancer dans des projets. Le simple fait de réaliser quelque chose apprend à mieux se comprendre. “Cela vous transforme également” estime le mathématicien Cédric Villani.

Ces expérimentations permettent de sortir de sa zone de confort et de son environnement habituel. Il est important d’aller à la rencontre de différents mondes, de poser des questions et ne pas avoir peur de dire “je ne sais pas, expliquez-moi”. Et ce, jusqu’à ce que l’on ait compris.

Regarder à droite et à gauche, faire des stages dans des entreprises variées pour vraiment savoir ce qui vous plaît et ce qui ne vous plaît pas. Ce travail personnel est indispensable. C’est finalement ce côté touche à tout, curieux, qui sort des sentiers battus que les start-up valorisent déjà et qui va devenir la norme.

Butiner sur des fleurs auxquelles on n’avait pas nécessairement pensé permet de développer une pensée plus large et transversale, une pensée qui permettra d’être plus adapté au monde de demain.

4. Cultiver sa curiosité
Il faut lire. Des livres de grands penseurs, pour acquérir les fondamentaux, à la presse internationale, pour se familiariser avec la géopolitique. C’est grâce à cette culture que l’on acquiert des fondements qui permettent de construire une vision globale.

Être curieux du monde et apprendre autant que l’on peut à l’école et en-dehors. Pour être créatif (la grande force de demain) , il faut regarder ce qu’il se passe ailleurs, lire, se documenter, échanger avec les autres. On peut trouver une idée géniale par exemple, en prenant le train (BlablaCar) ou en allant voir un match de foot.

5. Ne jamais cesser d’apprendre
Le meilleur conseil est ne jamais cesser d’apprendre, ne jamais penser que l’on a fini son développement et qu’on ne peut rien faire ou apprendre de nouveau. Cela maintient connecté et ouvre à de nouvelles opportunités.

On n’arrête jamais d’apprendre, et pas seulement à l’école. On apprend aussi des autres, des livres, des magazines, des amis, d’Internet…

Laure Belot, Le Monde décembre 2016

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