Sagesse du vin rouge

L’alcool qui est bu arrive dans l’estomac et une partie passe immédiatement dans le sang. Il va alors être dirigé via les vaisseaux sanguins vers le foie, le cerveau et le pancréas où il va commencer à se transformer en acétaldéhyde, une molécule cancérigène et toxique pour le foie.

Le foie a besoin d’environ une heure pour éliminer une unité d’alcool (10g), mais quand la quantité d’alcool est trop importante, le foie a besoin de plus de temps pour l’éliminer. Une partie de l’acétaldéhyde reste dans le sang et les tissus (dont le cerveau), avant de pouvoir être éliminée.

Et cela va contribuer au développement des radicaux libres et des molécules qui sont impliquées dans de nombreuses maladies : cancers, maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer, maladies cardio-vasculaires…

L’alcool en excès est notamment associé à une hausse du risque de cancers de l’œsophage, du foie, du sein, du larynx, ou encore colorectaux. La consommation d’alcool augmente aussi le risque de maladies cardiovasculaires, de cirrhose et de troubles cognitifs à long terme (perte de mémoire, difficultés d’attention…)

Le risque lié à la consommation d’alcool est bien entendu variable d’une personne à l’autre car il dépend de facteurs comme la prédisposition génétique et l’alimentation.

Le vin rouge : un puissant anti oxydant

Le vin rouge lui, contient du resvératrol, un puissant antioxydant de la famille des polyphénols présent dans la peau et les pépins de raisin et que l’on retrouve dans les tanins. Les antioxydants vont permettre de protéger les cellules des radicaux libres. Les vins rouges jeunes et tanniques et particulièrement le cépage pinot noir, sont les plus intéressants car ce sont ceux qui contiennent le plus de resvératrol.

Le vin blanc ne présente aucun bénéfice puisque la peau et les pépins étant enlevés au début du processus de fabrication, il ne contient pas de tanins. Quant à la bière, elle contient aussi des antioxydants mais elle est plus riche en sucre.

Le vin rouge diminue le risque d‘accidents vasculaires cérébraux de manière significative. Cette protection est avérée pour une consommation qui ne dépasse pas une bouteille par jour par personne, l’effet maximal se situant entre deux et trois verres de vin par jour. De façon générale, une consommation modérée de vin rouge allonge l’espérance de vie d’une manière très significative.

Louis Pasteur, dont les premiers travaux ont porté sur la fermentation des boissons alcoolisées, disait que le vin était la plus saine des boissons.

Et les sulfites ?

Le vin contient naturellement des sulfites produits lors du processus de fabrication. Mais, d’autres sulfites sont généralement ajoutés afin de servir de conservateurs. Ces composés à base de soufre peuvent provoquer des réactions d’intolérance voire des réactions allergiques : plaques cutanées, dermatites urticaires, asthme, conjonctivites, migraines, etc. Beaucoup d’entre-nous y sont sensibles.

Les teneurs résiduelles de sulfites dans le vin sont très variables en fonction de la nature et de la qualité des vins, les vins liquoreux étant les plus riches en sulfites. Malheureusement, aucune réglementation n’impose d’afficher la teneur en sulfites et il n’est donc pas possible de connaître la quantité exacte de sulfites contenus dans un vin.

Un verre de 20cl de vin rouge conventionnel peut ainsi contenir jusqu’à 32 mg de sulfites, soit 70% de la dose journalière admissible pour une personne de 65 kss. On peut donc très rapidement se retrouver exposé à des quantités très importantes de sulfites, dépassant largement les doses recommandées.

En pratique :

  • Si vous ne pouvez pas vous passer d’alcool fort (whisky, vodka…), prenez-le plutôt pendant les repas plutôt qu’en dehors. Car l’alcool est alors dilué avec l’alimentation et permet ainsi une diffusion plus lente de l’acétaldéhyde, ce qui favorise sa tolérance.
  • Préférez le vin rouge jeune et tannique et surtout le pinot noir.
  • Si possible, optez pour du vin bio issu de la biodynamie qui porte une attention particulière à la qualité du sol et à l’échange entre la terre et la plante. Ce vin est moins contaminé en pesticides et moins riche en sulfites.
  • Et si comme moi vous aimez bien le vin rouge, n’hésitez pas à mettre un petit glaçon dans votre verre. Cela rafraîchira votre vin qui est souvent servi trop chaud et diminuera sa teneur en alcool. Et tant pis pour les puristes !

Bonnes fêtes !

D’après Yuka avec le nutritionniste Anthony Berthou, Didier Raoult, 
Ce contenu a été publié dans Corps, Nutrition, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *