Une céréale qui vous veut du bien

Après son célèbre régime minceur, Pierre Dukan revient avec “Le miracle du son d’avoine” (J’ai Lu, 4 €), dont voici une synthèse.

Les produits industriels que nous consommons subissent des traitements pour être attirants et pouvoir être conservés. Dénaturés, pauvres en fibres et trop raffinées, ils sont en quelque sorte prédigérés, ce qui diminue la résistance à la dent, à la digestion, à l’assimilation. Ce sont en général des aliments appauvris, souvent trop salés, trop sucrés ou trop gras qui sont porteurs de risques.

Le son d’avoine (qui est l’enveloppe fibreuse qui entoure le grain d’avoine, grain d’où l’on tire les flocons d’avoine), est un aliment providentiel, parce qu’il a une action de protection contre les quatre principaux facteurs de risque alimentaire.

Sur le poids. Les fibres du son d’avoine fonctionnent comme un buvard qui, en ralentissant le passage des aliments dans le sang (graisses, protéines et sucres), provoque un effet de rassasiement et allège la facture calorique.

Sur le cholestérol. Le son d’avoine piège le cholestérol dans ses fibres attrape-tout et comme ses fibres ne sont pas assimilables par l’organisme, une partie du cholestérol est évacué. Voilà pourquoi, le son d’avoine est aujourd’hui l’aliment naturel le plus efficace pour abaisser le taux de cholestérol, surtout le mauvais cholestérol, celui qui se colle aux artères, les encrasse et les bouche (principalement les artères du cœur), provoquant infarctus, angines de poitrine et accidents vasculaires cérébraux.

Ce tueur silencieux, ennemi public n°1, caché derrière des choses aussi inoffensives qu’une omelette, une entrecôte ou du gruyère, est responsable de presque la moitié de la mortalité dans les pays occidentaux. On estime que le son d’avoine consommé régulièrement peut réduire de 15% le cholestérol d’origine alimentaire. Se rappeler toutefois que 80% du cholestérol ne provient pas de l’alimentation, mais de prédispositions génétiques.

Sur le diabète. Le son d’avoine ralentit la pénétration des sucres dans l’organisme, en élimine une partie et régule ainsi la sécrétion d’insuline et le fonctionnement du pancréas.

Sur les cancers digestifs. Grâce à son action de protection de la muqueuse du côlon (il forme un écran protecteur), le son d’avoine protège du cancer du côlon, l’un des plus fréquents chez l’homme.

Choisir du son d’avoine bio, car les pesticides de culture se concentrent dans l’écorce des céréales (et dans la peau des fruits). Le choisir avec germes sauf si vous êtes dans un régime de perte de poids. On peut incorporer le son d’avoine à des laitages (yaourts, fromages frais, faisselles…), à la pâte à pain ou à pizzas, ou le déguster sous forme de crêpes, galettes, blinis sucrés ou salés avec des herbes de Provence.

Encore plus fort et plus simple, remplacez votre pain quotidien par les Craquelins au son d’avoine de Monoprix. Pour la céréale, pas de réfrigérateur, pas de mixer. Pensez à boire.

Cette gentille céréale ne coûtant pas très cher, elle est assez mal distribuée. Vous la trouverez à Monoprix et dans les magasins spécialisés comme Naturalia. Bonnes vacances avec votre nouvelle amie !

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3 réponses à Une céréale qui vous veut du bien

  1. Laurent dit :

    Ces derniers temps furent difficiles. Floyd Landis qui insinue dans le wall street journal l’existence du dopage dans le cyclisme,
    Les bleus en humeur avec leur coach ou leur pays et qui nous abandonnent,
    Le maire de Chantilly embourbé dans une drôle d’histoire politico-financière et l’annonce de l’effort fiscal qui va être demandé, enfin, aux riches aux vrais: ceux gagnant plus de 3.000 euros mensuel !

    Toutes ces informations sont probablement comme les produits industriels, prédigérées. Pour “diminuer la résistance à la dent” ? Toutes ces informations, comme les produits industriels subissent des traitements pour “pouvoir être attirantes et pouvoir être conservées” ?

    Alors effectivement Vive l’aliment providentiel, Vive le son d’avoine dont la petite enveloppe fibreuse nous protège de tout celà. Protégé, vraiment ?
    Un doute subsiste, l’avoine c’est l’aliment du cheval. A défaut d’être un âne, je peux assurer que Chantilly est un champs de course fort réputé.

    Espèce d’âne bâté, tu ferais mieux d’avaler ton picotin d’avoine au lieu d’essayer de réfléchir ! Amitiés.

  2. Nicolas dit :

    Le son d’avoine oui, mais seulement s’il vient du Berry 🙂   

  3. Aurélien dit :

    Ah ! Une note qui parle de nourriture, il me semble difficile de la laisser passer…

    Avant toute chose, je tiens à préciser que je manquerai parfois peut-être d’objectivité dans mon commentaire, étant définitivement épuisé d’entendre chaque midi et depuis de trop nombreux mois, mes collègues discuter des 46 façons d’accomoder oeufs, poisson et viande blanche, ainsi que le fameux son d’avoine dont il est ici question, et abandonner temporairement toute autre préoccupation. Bref, je n’en peux plus d’entendre parler de ce Monsieur DUKAN !

    Ces précisions faites, je me permettrai, et je vous prie par avance de m’en excuser, d’apporter quelques petits tempéraments à cet enthousiasme culino-curatif :
    – tout d’abord, méfiance à l’égard du “nouveau produit miracle”, qui fait maigrir, protège de presque toutes les maladies, voire même, si on le lui demande poliment, fais la vaisselle et nettoie la voiture. On en voit apparaître régulièrement de nouveaux, mais je pars toujours du principe que si le produit était si miraculeux, il serait devenu depuis longtemps la base de l’alimentation de tous les groupements humains qui peuvent le cultiver.
    – d’autre part, je pense qu’il existe d’autres méthodes pour “bien manger” que se concentrer exclusivement ou quasi exclusivement sur un aliment ou une famille d’aliments particuliers. Comme expliqué en début de billet, le véritbale “mal”, ce sont les produits alimentaires industriels, qui sont, pour résumer, trop “transformés”, et, accessoirement mal conditionnés, de sorte que l’on en mange trop. La solution la plus évidente à ce problème est donc d’éviter autant que possible cette alimentation, et de privilégier l’achat d’aliments non transformés. Les effets bénéfiques sont nombreux : Aller sur son marché acheter des légumes frais, du poisson ou de la viande juste découpée, permet de renouer un lien de proximité avec ses commerçants et de découvrir de nouveau produits ; prendre le temps de la cuisine permet aussi bien de réaliser une activité éventuellement familiale que de diminuer le temps passer à la recherche du loisir permanent, d’expérimenter etc… ; Enfin, une fois derrière l’assiette… inutile de préciser que tant sur le plan gustatif que sur le plan de la “santé alimentaire”, nous sommes bien loin d’un cassoulet en boite ou de batonnets de surimi !
    – enfin, et dans le prolongement de ce qui vient d’être dit, la diversité est toujours préférable à la prédominance massive d’un élément. Préconiser une alimentation centrée sur un aliment conduit à court ou moyen terme au développement d’une monoculture sur de larges parcelles, bien souvent éloignées de leur lieu de consommation, ce qui entraîne appauvrissement des sols, surconsommation de produits phytosanitaires etc…

    En conclusion, je pense donc que la consommation du son d’avoine ne doit pas faire de mal mais ne constitue sans doute pas une solution à la hauteur de ce qui est présenté par M. DUKAN, et qu’il convient avant tout de reprendre le temps de veiller à son alimentation, non pas seulement le temps d’un déjeuner le samedi, mais toute la semaine (c’est possible, testé et approuvé dans un foyer de 3 personnes dont un enfant de 6 ans).

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