Halte au sucre !

Nous consommons en moyenne 4 fois plus de sucre que la quantité recommandée : 20 cuillères à café (100g) au lieu de 5 (25g).

Ce qui a des effets dangereux sur notre santé notamment : obésité, diabète, dépendance à l’insuline et maladies cardiovasculaires.

Pourquoi consommons-nous autant de sucre ?

Le sucre active dans notre cerveau “le circuit de récompense” qui va nous pousser à recommencer l’expérience. D’ailleurs la saveur sucrée est la seule pour laquelle l’enfant a une attirance innée.

Après avoir mangé du sucre, son taux dans le sang augmente rapidement, mais il va aussi rapidement diminuer sous l’effet de l’insuline. Ce pic génère un signal qui va être envoyé au cerveau pour le prévenir qu’il n’y a plus suffisamment de sucre dans le corps et nous allons donc ressentir à nouveau le besoin de consommer du sucre. D’où un cercle vicieux et un phénomène de dépendance.

Quels sucres ?

Le glucose est un sucre naturel présent dans les fruits et la plupart des glucides alimentaires (pain, pâtes, riz, céréales, légumes secs…) ; Il a un pouvoir sucrant faible. Le fructose est présent dans les fruits et le miel. Il a un pouvoir sucrant élevé. Le saccharose c’est le sucre de table, extrait de la betterave ou de la canne à sucre. Il est constitué d’une molécule de glucose liée à une molécule de fructose.

Lorsque l’on consomme du glucose, ce dernier est utilisé de manière efficace par notre organisme. Il va fournir de l’énergie à l’ensemble de nos cellules : foie, muscles, cerveau…; Le fructose lui ne peut être métabolisé que par le foie car seules les cellules du foie sont capables d’utiliser le fructose comme énergie.

Un des problèmes vient du fait qu’en raison de son pouvoir sucrant et de son faible prix, les industriels ajoutent du fructose concentré dans les sauces, chips, pizzas, gâteaux, jambon, etc. C’est ce qu’on appelle les sucres cachés. Ce fructose ajouté n’étant pas accompagné de fibres comme dans les fruits, son absorption va être très rapide et le foie va l’utiliser immédiatement comme énergie ou le stocker.

Quels effets sur la santé ?

Lorsque le glucose et le fructose se retrouvent en excès dans notre organisme par rapport à nos besoins en énergie, ils vont être stockés pour être utilisés plus tard comme une source d’énergie. Mais cette capacité de stockage est limitée et quand elle arrive à saturation, notre organisme va stocker l’excès de sucre sous forme de graisses.

Une partie de ces graisses reste dans le foie. L’autre partie va se retrouver dans le système sanguin et être stockée dans les cellules graisseuses, ce qui va engendrer une prise de gras au niveau du ventre. C’est “la graisse viscérale” qui va enserrer tous les organes, qui est à l’origine de fatigue, de nausées, d’inconfort au niveau de l’abdomen, qui est une source d’insomnie et qui augmente les risques de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Meilleure alternative : le miel

Le miel, grâce aux enzymes secrétées par les abeilles, est riche en minéraux (magnésium, calcium, potassium, fer), en vitamines B et C et en antioxydants qui aident à prévenir le cancer et les maladies dégénératives. Choisir un miel bio (pour protéger les abeilles), foncé (plus riche en antioxydants) comme le miel de montagne, de sarrasin ou de châtaignier et produit en France car mieux contrôlé.

Mais ne pas oublier que le pouvoir antioxydant du miel reste relativement faible par rapport à celui des fruits et des légumes et surtout qu’une cuillère à café de miel représente 30% de la consommation journalière maximale de sucre recommandée.

Conclusion :

Quelle que soit sa forme : sucre blanc (le pire), sucre roux, sucre complet, sucre de coco, sirop d’érable, sucre de bouleau, stevia, miel… le sucre a des effets délétères sur notre santé.

Le mieux est de limiter sa consommation sous toutes ses formes et de se contenter du sucre contenu dans les légumes et dans les fruits. Par exemple, on peut sucrer un café, un thé, un yaourt, en mangeant en même temps un grain de raisin, un morceau de poire, de pomme, de banane, de mangue, de pruneau…

Quant au sucre contenu dans le vin et contrairement à ce que l’on pense, tous les sucres des raisins ont été transformés en alcool par les levures, et il n’y a donc quasiment aucun sucre résiduel dans la très grande majorité des vins (secs) rouges, blancs ou rosés.

D’après Yuka et Anthony Berthou nutritionniste.

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