Stretching, la petite discipline reine

images (1)S’il fallait pratiquer qu’une seule chose (en dehors de la marche et du “lift” de l’estomac), ce serait sans aucun doute le stretching, c’est à dire des étirements musculaires lents et progressifs, ciblés sur des parties du corps.

Car les bienfaits du stretching sont étonnants et nous concernent tous.

Il assouplit et renforce le dos grâce à l’autograndissement exigé dans la plupart des positions. Il prévient de ce fait les douleurs dorsales, si fréquentes dans la vie actuelle, où le manque de musculation de l’abdomen ne peut pas compenser certaines positions trop fréquentes et prolongées, notamment la station assise (secrétaires, chauffeurs, traders… )

Il rétablit des déséquilibres morphologiques liés à des gestes asymétriques, pratiqués notamment dans la coiffure, la restauration, la bureautique. Il permet de retrouver une respiration pleine et efficace, source d’énergie naturelle et il apprend ainsi à se relâcher, à se relaxer.

Le stretching apporte comme la marche rapide, une fluidité des mouvements, une aisance et une élégance gestuelle. Cela fait beaucoup pour une discipline toute simple, adaptée à tous les publics, jeunes ou moins jeunes, sédentaires ou sportifs et que l’on peut pratiquer partout, sans aucun matériel particulier.

Par exemple, je suis allongé devant une mer turquoise et je refuse de bronzer idiot. En me concentrant sur mon corps, je pose mon talon gauche sur le bout extérieur de mon pied droit et je ramène doucement le talon gauche vers moi, en prenant conscience de toutes les sensations, en “voyant” mes muscles de ma jambe droite s’allonger et en expirant longuement.

Je compte 10 secondes, puis je relâche très lentement la pression de mon talon en inspirant. Je recommence en augmentant légèrement le temps d’étirement, cette fois 15 secondes, puis je change de coté.

Si j’ai bien respecté les clés du stretching efficace : Concentration sur le corps, prise de conscience des sensations, longue expiration dans l’étirement, temps minimum, augmentation progressive de l’étirement et relâchement très lent, je vais ressentir une étonnante sensation de bien-être, due à l’endorphine, hormone relaxante antistress et antidouleur, hormone bien connue des joggeurs et des marcheurs.

J’ajoute une clé que j’ai découvert et qui m’étonne toujours : Si je visualise mentalement, c’est à dire si “je vois” dans ma tête et en détail l’étirement du muscle, cela marche mieux. Comment l’expliquer ? Probablement parce que la visualisation en décentrant l’attention du cerveau, permet au muscle de mieux se détendre et rend plus facile l’étirement.

Mais comme pour tout ce qui concerne le corps, le secret est dans la progressivité. Il faut donc adapter les exercices de stretching à son niveau de souplesse, souplesse notamment du buste, des épaules, du bassin, des hanches et des quadriceps. Alors, stressé ou stretché  ?

 d’après Gilbert Bohbot, Stretching pour tous (Amphora, 2008)
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