Quand L’Occitane accélère son développement avec “l’excubation”

C‘était en 2016. L’Occitane cherchait à développer un nouveau canal de distribution, celui de la vente directe, à la manière de Tupperware, Amway ou Thermomix. Mais Reinold Geiger le PDG de L’Occitane, voulait que le temps de mise sur le marché et l’internationalisation du projet soient aussi courts que possible.

Pour atteindre ces objectifs, le groupe s’est tourné vers une société de conseil et d’investissement Fast-Up Partners qui propose une prestation “d’excubation” : il s’agit de créer une start-up qui a vocation à être intégrée, une fois sur les rails.

Le groupe et Fast-Up ont créé une coentreprise dans laquelle L’Occitane est majoritaire, Fast-Up prenant la responsabilité opérationnelle. Ce type d’association a deux grandes vertus : avoir des intérêts communs dans la réussite de l’opération et avoir des partenaires opérationnels et non de simples exécutants.

C’est aux États-Unis qu’a été dénichée la perle rare, LimeLight, une PME familiale américaine qui emploie une trentaine de salariés. La marque, créée en 1952, était d’abord destinée aux maquilleurs professionnels du monde du spectacle et du cinéma. Ses deux dirigeantes opérationnelles avaient décidé de proposer en vente directe les produits de maquillage et de soin à un large public. En mai 2017, L’Occitane entre au capital de la société rebaptisée LimeLife By Alcone.

Les deux cofondatrices ont conservé la direction de l’ensemble de la marque, l’équipe américaine déjà en place poursuit la croissance aux États-Unis, tandis que la dizaine de collaborateurs de l’équipe Fast-Up Partners s’est focalisée sur l’internationalisation. Elle a choisi les pays cibles et organisé le lancement dans chacun d’eux : création des sociétés, recrutement des équipes (trois collaboratrices par pays), constitution des réseaux de vendeuses auto entrepreneuses, définition de la stratégie… De mars à octobre 2018, Fast-Up a ainsi lance LimeLife dans cinq pays : Brésil, Canada, France, Italie et Royaume-Uni.

En juin 2018, l’internationalisation était en bonne voie et à la fin de 2018, Fast-Up s’est désengagé, revendant ses actions au groupe de cosmétiques. LimeLife est devenu la deuxième “business unit” de L’Occitane. La société se développe comme une entité autonome, dirigée par ses deux cofondatrices. L’Occitane lui donne les moyens d’un développement plus rapide et d’un déploiement mondial. C’est gagnant-gagnant.

D’après Christine Piédalu, Le Figaro entrepreneur, nov. 2019
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Très vieille France

Ce n’est certes pas une statistique de nature à remonter un moral que le passage à l’heure d’hiver a déjà tendance à plomber, mais elle a le mérite de fournir de la matière aux deux grands débats qui agitent en ce moment le pays : l’immigration et les retraites.

Selon l’Insee, 596.552 décès ont été recensés l’année dernière en France métropolitaine, soit le nombre le plus élevé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Non seulement on meurt de plus en plus en France, mais on y naît aussi de moins en moins : 719.737 bébés sont nés en métropole en 2018, soit 82.487 de moins qu’en 2010. À l’exception des années 1993 et 1994, jamais les Français n’avaient aussi peu procréé, depuis 1946.

Conséquence : la différence entre les nombres de naissances et de décès, s’est établi à 123.185 en 2018, soit son plus bas niveau depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Tout cela met sérieusement à mal la réputation d’une France qui, à l’inverse de l’Allemagne, serait démographiquement dynamique et donc largement à l’abri des problèmes de vieillissement. La réalité est tout autre, elle montre une France qui prend des rides : les plus de 65 ans représentaient 13 % de la population en 1985, 16 % en 2000, 20 % en 2018, proportion qui devrait monter à 23 % en 2030.

Il faut que le niveau en mathématiques ait encore plus baissé en France que ne l’indiquent les enquêtes internationales pour expliquer, comme M.Le Pen, JL.Mélenchon ou P.Martinez, que cette transformation démographique ne pose absolument aucun problème pour le financement futur des retraites et du système de santé.

Il faut aussi que les pulsions xénophobes soient fortes chez nombre de nos concitoyens pour leur faire perdre à ce point tout bon sens financier et qu’ils soient persuadés, contre l’évidence démographique, que la France n’aura pas besoin d’immigration à l’avenir, pour faire tourner son économie et pour payer les soins d’une population vieillissante et de plus en plus coûteuse pour la collectivité (la dépense publique pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes devrait passer de 1 % du PIB actuellement à 2 % en 2060). Sur le plan strictement économique, la question de l’immigration ne consiste pas à savoir à quel niveau la réduire, mais au contraire de combien l’augmenter.

Tous ceux qui réclament aujourd’hui qu’on ferme les frontières à double tour pour se protéger des invasions migratoires, pourraient bien déplorer dans quelques années, quand ils iront dans un Ehpad pour y finir leurs jours, le manque de personnel et regretter que des aides-soignantes venues de Bulgarie, du Pakistan ou du Sénégal ne soient pas là pour s’occuper d’eux.

D’après Pierre-Antoine Delhommais, Le Point , octobre 2019.
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Le soleil d’Austerlitz, 2 décembre 1805

drapeau_1812_ 12edeLignePar les temps qui courent, il est bon de se réchauffer au soleil d’Austerlitz qui brilla à l’aurore du 2 décembre 1805, il y a 214 ans.

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Napoléon décide le 23 août de faire pivoter la Grande Armée, qui campe à Boulogne, vers le Rhin. Le 29 août, 150.000 fantassins, 40.000 cavaliers et 350 canons déferlent vers l’Allemagne avec une rapidité et une précision sidérantes : chaque unité a un itinéraire et des lieux d’étapes précis à respecter. Cette marche forcée (jusqu’à 40 km par jour) a pour but d’atteindre Vienne avant que les Russes ne rejoignent les Autrichiens. “La vitesse, c’est mon arme” disait l’empereur…

Le 26 septembre, après trois jours de repos, les 7 torrents (pour les 7 corps de la Grande Armée) traversent le Rhin en direction de la Bavière envahie. Le 21 novembre, Napoléon arrive à Austerlitz, à 100 km de Vienne.

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“Il dit, en galopant sur le front de bandière :
Soldats, il faut finir par un coup de tonnerre !
Il va, tachant de gris l’état-major vermeil.
L’armée est une mer ; il attend le soleil.
Il le voit se lever du haut d’un promontoire.
Et, d’un sourire, il met ce soleil dans l’Histoire !”         Edmont Rostand, L’aiglon

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Bulletin de la Grande Armée, proclamation de l’empereur, camp impérial d’Austerlitz, le 12 frimaire an XIV :

“Soldats ! Je suis content de vous !”

“Vous avez, à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité. Vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire”

“Une armée de 100.000 hommes, commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée”

“Ce qui a échappé à votre fer s’est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de 30.000 prisonniers, sont le résultat de cette journée à jamais célèbre”

“Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n’a pu résister à votre choc, et désormais vous n’avez plus de rivaux à redouter. Ainsi, en deux mois, cette Troisième Coalition a été vaincue et dissoute”

“La paix ne peut plus être éloignée ; mais, comme je l’ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu’une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés”

“Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiais à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l’avilir !”

“Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m’obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même de l’anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis et confondus !”

“Vous leur avez appris qu’il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre”

“Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France. Là, vous serez l’objet de mes plus tendres sollicitudes”

“Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire, “J’étais à la bataille d’Austerlitz”, pour que l’on réponde : Voilà un brave

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Dix mois plus tard, le 27 octobre 1806, après la défaite prussienne à Iéna, les sept corps d’armée en grandes tenues, précédés par les mameluks et au son de la marche consulaire, entraient dans Berlin par la Charlottenburg, sous les acclamations d’une foule immense…

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Le cavalier aveugle et les geignards

Salim Ejnaïni n’a pas grandi à la lumière du jour. II avait 6 mois quand les médecins ont annoncé à ses parents qu’il était atteint d’un cancer de la rétine. Les opérations et les traitements n’ont pu sauver sa vue.

À 16 ans, il a été plongé dans le noir. “Des lors, tous les clignotants étaient au vert”, dit-il drôlement. Au lieu de se laisser abattre, il est monté à cheval. Franchissant un à un tous les obstacles, il est parvenu à son but : participer à des compétitions de cavaliers valides.

Seule la voix de crieurs lui indique les haies à sauter. Il raconte cette longue cavalcade dans un livre coup de fouet : “L’impossible est un bon début” (Fayard). On en recommande la lecture à tous les geignards de notre époque.

La plainte est une pose de vie célébrée. La victime est érigée en modèle. Revendiquer des droits, exiger des dommages et intérêts, réclamer réparation, tels sont les symptômes de nos temps doloristes.

Salim Ejnaïni lui, ne se plaint pas ; “Calme, en avant, droit“, selon la devise du Cadre noir de Saumur. “Mon royaume de la nuit pour un cheval ” aurait soufflé Shakespeare.

Mais où ce jeune homme va-t-il puiser cette volonté, cet humour et ce sens de la dérision à toute épreuve ? II s’est forgé une “forteresse de solitude” dans laquelle il se réfugie et puise ses forces. II lui a fallu d’abord survivre puis vaincre la peur qu’il inspirait.

“L’équitation, raconte-t-il, renforçait en moi ce sentiment de construire quelque chose, de miser sur mon avenir et de bâtir par tous mes apprentissages celui que j’allais devenir” ; Quelle cavalcade! Salim Ejnaïni a beau être privé de champ visuel, il voit haut, il voit loin.

II apprend désormais à piloter des avions. Cessons de gémir ! À cheval avec ce cavalier blessé ! Et maintenant au galop !

D’après Sébastien Le Fol, Le Point, nov. 2019
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Prendre le temps de savourer : secret du plaisir et de la minceur.

II y a aujourd’hui des raisons scientifiques d’affirmer que manger trop vite fait grossir. Manger lentement, mastiquer, savourer, jouent un rôle fondamental dans la régulation de l’appétit en envoyant au corps un signal de satiété.

La satiété étant le signal que notre corps envoie lorsqu’il a reçu suffisamment de nourriture. Si l’on mange alors davantage, le corps va stocker le surplus, sous forme de graisses.

Dans notre corps, les signaux de la faim et de la satiété sont gérés par deux hormones : la ghréline (pour la faim) et la leptine (pour la satiété). Ces hormones sont envoyées dans le cerveau grâce à nos sensations visuelles, gustatives… mais aussi via la distension de notre estomac et d’autres facteurs métaboliques. C’est pour cette raison qu’il est important de manger lentement. Il faut laisser le temps à ces hormones de remonter jusqu’au système nerveux central (au niveau de l’hypothalamus) pour ressentir la satiété.

Toutes les sensations provenant du goût, des muqueuses de la langue, chaque mouvement de mastication et de déglutition sont perçus et analysés par l’hypothalamus, le centre responsable de la faim et de la satiété. Et c’est l’accumulation de ces sensations qui intervient dans le déclenchement de la satiété.

Il faut donc manger lentement en se concentrant sur ce que l’on a en bouche et sur nos sensations, comme on le fait pour un bon vin. Surtout quand ce que l’on mange est savoureux et riche, comme par exemple du foie gras.

Problèmes : Des études scientifiques récentes ont montré que le stress, le manque de sommeil et le surpoids, pouvaient dérégler ces hormones. Par ailleurs, les émotions (la colère, la peur, l’ennui, la solitude…) peuvent aussi perturber ces mécanismes hormonaux.

Au contraire, des scientifiques réunis par le GROS (groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids) ont montré que manger avec plaisir faisait maigrir. Et selon l’observatoire des habitudes alimentaires, les sensations agréables apportées par le repas compteraient presque autant que les quantités ingérées, dans le sentiment de satiété.

Selon les nutritionnistes, la raison majeure de l’épidémie d’obésité infantile aux États-Unis et au Canada, est que dans ces pays, les enfants grignotent toute la journée devant la télévision et n’ont plus aucune sensation de ce qu’ils avalent. Quand on mange des aliments caloriques devant la télévision ou en lisant, on réduit de moitié l’intensité des sensations qui parviennent à notre cerveau. Et ces enfants devenus adultes continueront de se nourrir ainsi, sans avoir aucune sensation.

Pour parvenir à manger lentement et à savourer ce que l’on mange, il faut penser à ce que l’on mange et regarder son assiette : Quel est cet aliment ? Quelle est sa texture ? Comment définirais-je sa couleur et son goût ? Que m’évoque-t-il ? D’où vient-il ?

Voici par exemple l’exercice du raisin sec ou comment manger un grain de raisin en pleine conscience : On le met dans sa main en l’observant sous toutes ses coutures, on pense à l’Italie d’où il vient, on le sent pour en saisir chaque effluve, on l’agite près de l’oreille pour en percevoir tous les bruits, on le croque en ressentant toute la palette de ses saveurs, avant de l’avaler lentement en fermant les yeux.

Pour les repas de famille, entre copains ou lors d’un déjeuner de travail, il faut s’entraîner à faire des aller-retour entre son assiette que l’on regarde et les convives. On se concentre sur son assiette et sur ce que l’on a en bouche, puis on revient à la conversation.

Ne plus manger en mode “pilote automatique”, regarder son assiette (surtout pas la télé), manger lentement, savourer et s’arrêter de manger quand le plaisir n’est plus là. Voilà le secret !

D’après Gayelord Hauser “Mes nouveaux secrets” et Adélaïde d’Aboville, diététicienne nutritionniste, St-Germain Magazine. 
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Spinoza : Une philosophie de la joie

Spinoza (1632-1677) fut vénéré comme un sage, un saint homme, modèle d’humanité, de douceur, de réflexion, d’humilité et fut en même temps pourchassé comme un diable menaçant l’ordre établi. Car cet homme retiré qui vit pauvrement et qui ne publie presque rien se révèle extraordinairement influent. Le jour de son enterrement alors qu’il est mort en possédant quelques habits, des livres et un lit, six carrosses suivent sa dépouille…

À 23 ans, il est chassé de sa communauté juive d’Amsterdam au terme d’un rituel très sévère : “Vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation écrite ni verbale. Qu’il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l’approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits”

Pour survivre, il polit des lentilles pour des lunettes astronomiques et des télescopes en appliquant ses connaissances scientifiques. Cet artisanat lui laisse la possibilité, dans une petite pièce attenante à son atelier, de poursuivre la seule tâche qui lui importe : la construction d’une philosophie capable d’englober la totalité du monde, de l’existence et des actions humaines, en répondant comme les Grecs, à la seule question : « Comment vivre ? » ; On peut résumer l’essentiel de sa philosophie en cinq points.

1. «Dieu ou, si vous préférez, la Nature » ; Dieu se trouve synonyme de la nature, la nature équivaut à Dieu. Les deux noms renvoient à la même réalité. Il rompt aussi avec la conception habituelle selon laquelle Dieu et le monde seraient extérieurs l’un à l’autre. On peut alors comprendre que la perfection divine est présente dans la moindre des réalités.

2. Les hommes se croient libres. Ils ont le sentiment de prendre des décisions, de constituer ainsi le cours de leur propre existence. Mais ce ne sont que des constructions imaginaires engendrées par notre ignorance. En réalité, Dieu-la Nature obéit à des enchaînements de causes à conséquences qui sont tous régis par une absolue nécessité.

Et les hommes, eux aussi, sont régis par ce déterminisme. Il n’est pas en leur pouvoir de décider librement quoi que ce soit. S’ils le croient, c’est qu’ils ignorent les causes réelles qui les font agir. Autrement dit, je me crois libre à la mesure de l’ignorance où je suis de ce qui me détermine. Et mes décisions, elles aussi, découlent mécaniquement des causes qui me déterminent et qui sont extérieures à moi.

3. « Connaître vraiment, c’est connaître par les causes » affirme Spinoza. La connaissance exacte des causes inclut une voie de libération qui défait les illusions, les faux savoirs, les fausses attentes, les fausses craintes qui sont sources de tristesse et de malheur. Et cette compréhension complète de la réalité conduit à une transformation radicale du regard. Par exemple, mourir en connaissant exactement les causes du mal dont on est victime n’est pas du tout identique au fait de mourir en croyant que l’on a été puni par la volonté de Dieu ou par la malchance.

4. Ce point fit encore plus scandale : Il explique en effet que Bien et Mal ne correspondent à rien et qu’il s’agit de représentations vides. Les hommes construisent ces illusions en fonction de l’agrément ou du désagrément qu’ils trouvent aux situations qui se présentent.
Mais contre la conception, qu’il juge illusoire et mystificatrice, d’une morale fondée sur le choix libre, opéré par une volonté souveraine, entre des réalités opposées que seraient le Bien et le Mal, Spinoza instaure une éthique. Elle repose sur la connaissance de la réalité. Elle ne consiste pas à se conformer à des valeurs abstraites, mais à se comporter selon les conséquences tirées de la connaissance des causes qui agissent sur nous.

Par exemple, il ne viendrait à l’idée de personne de blâmer un nuage, de soutenir qu’il devra être réprimandé pour sa volonté mauvaise d’envoyer des grêlons sur les récoltes ! Cela n’empêche nullement qu’on se protège de l’orage aussi efficacement que possible.

5. Cinquième point : Sa philosophie établit la plénitude du désir, conçu comme affirmation et non comme manque ; “Le désir est l’essence de l’homme” disait-il.
Depuis Platon, le désir était pensé comme privation, expression de ce qui fait défaut. Spinoza affirme l’inverse : il soutient la positivité du désir, il en fait la source de nos jugements et de nos conduites. Selon lui, par exemple, un homme trouve une femme belle parce qu’il la désire. Il ne la désire pas parce qu’elle est belle, comme on le croit généralement. Une fois encore, Spinoza opère donc un renversement et à la place de l’illusion où vivent les hommes, il montre une réalité dont ils ignorent l’existence.

Il s’agit donc avant tout d’une philosophie de la joie et dans la joie, Spinoza voit un accroissement de notre puissance d’agir, une expansion de notre être qui s’oppose à la restriction de l’existence que la tristesse (qu’il appelait “une passion triste”) comporte et entraîne. Et selon Spinoza, la béatitude, cet état dans lequel vit le sage, n’est pas une extase, un abandon de la raison. C’est plutôt la plénitude ultime du savoir qui conduit à la vie bienheureuse.

D’après Roger-Pol Droit, Le Monde 2019 – “Le Miracle Spinoza” Frédéric Lenoir.
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Une trop forte compétition peut écraser certains ados

Il y a de plus en plus de pression de la société et des parents, concernant la réussite scolaire. La pression monte dès l’école sur les jeunes pour qu’ils trouvent le plus tôt possible leur orientation. Mais exercer trop de pression peut paralyser certains ados. Une forte compétition peut nourrir certains adolescents et les pousser à devenir plus forts, mais chez d’autres, elle va les écraser et provoquer l’effet inverse.

Je me souviens d’une de mes étudiantes à l’Université que je trouvais triste et déprimée. “Mon père voulait que je fasse HEC, mais je n’y suis pas arrivée” me dit-elle.

Au Japon, des centaines de milliers de jeunes présentent un trouble appelé hikikomori. Ils restent dans leur chambre et n’en sortent que pour aller acheter à manger à un distributeur. Ils n’ont plus de contact avec leur famille et n’échangent avec leurs copains que par le biais des réseaux sociaux et des jeux vidéo en ligne. Ils peuvent rester isolés ainsi des années. Le problème est si considérable que les ministères de l’éducation nationale et de la santé japonais ont lancé des études et des prises en charge spéciales.

En France, nous voyons des jeunes qui restent chez eux en ne sachant pas trop pourquoi. Le plus souvent, il leur est trop difficile de construire le personnage de quelqu’un de fort et ils préfèrent se recroqueviller sur eux-mêmes. C’est leur façon de rejeter la compétition. Et la consommation de cannabis peut les amener à perdre encore plus pied.

Cette attitude vient en partie de la pression scolaire. Un jeune va à l’école pour apprendre, pour se former et bien sûr, avoir un métier, mais il y va aussi et avant tout, pour se construire. L’école ne doit donc pas générer de la peur, mais être un lieu où l’on se construit.

Avoir de bonnes notes est important, mais il n’est pas indispensable d’avoir 15 ou 17 sur 20 dans toutes les matières. On peut ne pas être excellent dans toutes les disciplines, car chacun a au moins un domaine où il va être bon. Cela peut être le sport, l’entreprise, les maths, le dessin, la danse, la chimie, la musique, le théâtre, les relations avec les autres…

Les jeunes s’adaptent bien aux situations nouvelles. Ce sont les adultes qui ont peur qu’ils ne s’adaptent pas. Les jeunes sont nés et grandissent dans ce monde et ils sont dans ce changement. Il suffit donc qu’ils suivent sans complexe le mouvement et que nous, les adultes, n’ayons pas trop peur pour eux.

Car se connaître à 16 ou 18 ans n’est pas facile. Les philosophes ont écrit des milliers de pages sur le sujet et les parents devraient en lire certaines. Montaigne, par exemple, se pose les mêmes questions que nous, et ses réponses sont applicables au XXI°siècle.

Une piste pour les jeunes est de s’ouvrir à quelqu’un en qui ils ont confiance. Se mettre au calme avec cette personne et lui dire qu’ils se posent des questions. Car il faut prendre le temps pour trouver sa voie. Aujourd’hui, tout va très vite. On échange très vite, on a toutes les informations en temps réel. Mais il est aussi utile de se poser et de discuter avec des gens en qui l’on a confiance.

Chacun peut faire le test : arrêtez-vous de faire quoi que ce soit pendant quinze secondes. Quinze secondes, ça ne paraît pas grand-chose mais vous verrez que c’est extraordinairement long. Vous constaterez que la vie devient très dense et cela vous permettra de comprendre et de réfléchir beaucoup plus vite que si vous étiez dans l’urgence en permanence. Le fait que la vie aille vite, c’est sympathique, on ne s’ennuie pas. Mais, souvent s’ennuyer permet d’avancer car cela force à se poser des questions .

Et il s’agit pour chacun, de se poser des questions concrètes : Quels seraient mes défis à moi ? Quelles sont les valeurs que je veux développer dans ma vie ? Pour quels objectifs ? Cela se résume souvent à trouver quelqu’un avec qui on veut passer sa vie, trouver un métier qui est faisable et dans lequel on va pouvoir s’épanouir. C’est déjà un grand défi que de réussir cela.

Surtout ne jamais oublier que ce qu’on appelle “le potentiel” (d’un enfant, d’un ado, d’un collaborateur) ce sont les envies accompagnées des capacités que l’on a pour les réaliser. “Le désir est l’essence de l’homme” disait Spinoza. Sans les envies, les capacités ne mènent pas à grand chose et sans les capacités, les envies ne mènent nulle part. Alors aidons nos ados à découvrir leurs envies profondes, sans trop de pression, et aidons-les ensuite à acquérir et renforcer les capacités correspondantes.

D’après Laure Belot, Le Monde, 2018
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Enfants surprotégés : Danger !

C’est un étrange phénomène qui se répand dans certains squares. Les bancs prévus pour les parents se vident. Les adultes restent collés au toboggan ou à l’échelle de corde. ” Tu veux que je te tienne ? Fais attention !

Pas question de risquer une chute, malgré le rembourrage des sols. Dans des villes américaines, les balançoires ont été retirées des cours d’écoles. Trop dangereuses…

Aux yeux des parents, la cour de récréation ne compte jamais assez de surveillants. La cour idéale fantasmée par nos parents hyperprotecteurs, c’est une cour, sans conflits, sans chagrins et surtout sans risques. Mais comment peut-on apprendre la sécurité sans se confronter aux risques ? Rien ne sert de connaître les règles si l’on n’apprend pas à repérer les instants où les appliquer.

Même chose pour les disputes. Si les adultes interviennent systématiquement en médiateurs, ils privent les enfants d’un apprentissage nécessaire. Comment peut-on enseigner à gérer ses affects et les conflits, son rapport à l’autre, la frustration et le chagrin, en préservant les enfants de tout désagrément émotionnel ?

L’enfance est devenue une période d’investissement et son temps doit être rentabilisé. Pourquoi des récréations aussi longues alors que le temps du déjeuner pourrait être exploité pour du soutien scolaire ? C’est avec un tel raisonnement que l’on abîme nos enfants. Les petits d’homme, encore plus que les autres mammifères, jouent, non pas au lieu d’apprendre mais pour apprendre. Ils découvrent les possibilités de leur corps, la gravité, les forces, les risques. L’espèce humaine n’aurait pas survécu si elle n’était pas douée pour évaluer les dangers.

Socialement, le jeu et les disputes sans supervision d’adulte forme au contrôle des émotions, aux négociations avec les autres, à la médiation. C’est ainsi que se constitue la confiance en soi. Rien de ce que nous faisons, aucun jouet, aucun cours auquel nous inscrivons nos enfants ne peut rattraper la liberté que nous leur prenons. En les confinant dans des cadres supervisés par des adultes, on les prive du temps et des occasions dont ils ont besoin pour se prendre en charge. Et ils finissent par s’en croire incapables eux aussi.

Un des critères essentiels pour être heureux, c’est d’avoir le sentiment d’exercer un contrôle sur sa vie. Comment des enfants peuvent-ils apprendre à se relever s’ils n’ont plus jamais l’occasion de tomber ?

L’Assemblée vient de voter l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et les collèges. L’objectif affiché par le ministre de l’Éducation a tout pour emporter une large adhésion : faire en sorte que, moins distraits par leur appareil, les jeunes se concentrent davantage sur leur travail, mais aussi sur les relations réelles qu’ils peuvent tisser avec leurs camarades, par opposition aux relations virtuelles. Il s’agit donc de poser quelques limites pour que les élèves soient plus présents aux connaissances et aux personnes qu’ils rencontrent au sein de l’école.

Mais l’interdiction des téléphones est source d’une autre vertu : celle de rendre les jeunes plus indépendants… vis-à-vis de leurs parents ! En effet, l’essor des portables chez les jeunes n’est pas le seul fait de leur goût pour les réseaux sociaux. Les autres responsables en sont bel et bien leurs parents, qui équipent leurs enfants d’un téléphone, de plus en plus tôt, afin de pouvoir les suivre à la trace.

Ce phénomène participe d’une tendance plus générale, celle de la surprotection des enfants. En quelques décennies, l’éducation s’est radicalement transformée. Autrefois forme de surveillance lointaine agrémentée de pics d’intervention, elle ressemble désormais à une supervision de chaque instant.

Au sein du foyer, d’abord, puisque les parents passent plus de temps avec leurs enfants. À l’extérieur, ensuite : alors qu’hier les enfants allaient seuls à l’école et jouaient dehors avec leurs camarades, cette perspective est aujourd’hui insupportable à la plupart des parents. Dans le meilleur des cas, ils les autorisent à faire des sorties en solitaire, à condition qu’ils soient joignables par téléphone. Dans le pire des cas, ils se transforment en chauffeurs, les conduisant vers diverses activités extrascolaires hautement sécurisées.

Conséquences de cette nurserie : plus on protège nos enfants, moins ils deviennent résilients, c’est-à-dire aptes à réagir et à s’adapter. Peu habitués à voir surgir le danger, ils sont déstabilisés quand il arrive. Il y a urgence à s’interroger sur la façon dont nous armons nos jeunes pour demain.

D’autant que les enfants sont plus endurants que des athlètes. Des chercheurs viennent de démontrer que les enfants sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes. Plus impressionnant encore, ces marmots récupèrent plus rapidement que des athlètes qui s’entraînent six fois par semaine. Alors vive les genoux écorchés et le mercurochrome !

D’après Guillemette Faure et Sandrine Cabut, Le Monde et Laetitia Strauch-Bonart, Le Point.
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Obsessions égalitaires et passions tristes

Pourquoi les inégalités en France, pourtant moins fortes qu’ailleurs et moins grandes aujourd’hui qu’hier, sont-elles plus mal vécues aujourd’hui,?

Dans De la démocratie en Amérique, Tocqueville écrivait : « Quand l’inégalité est la loi commune d’une société, les plus fortes inégalités ne frappent point, mais quand tout est à peu près au même niveau, les moindres inégalités blessent. C’est pour cela que le désir d’égalité devient toujours insatiable à mesure que l’égalité est plus grande. »

Autrement dit, moins il y a d’inégalités dans une société, plus celles-ci sont jugées insupportables. Cette remarque de Tocqueville trouve de nos jours de nouvelles preuves de sa pertinence. Par exemple, les comparaisons internationales montrent que la proportion de citoyens qui estiment que les inégalités sont trop grandes dans leur pays est beaucoup plus élevée en Suède et en Norvège où elles sont très faibles, qu’aux États-Unis, où elles sont très fortes.

Ceci vaut aussi pour la France car contrairement à ce que l’on entend à longueur de journée, non seulement la France est l’un des pays les moins inégalitaires du monde, mais aussi un pays où les inégalités n’augmentent pas : l’indice de Gini qui sert à mesurer les inégalités avec précision, s’est établi en 2017 à 0,289 quasiment au même niveau qu’en 1990 et nettement au-dessous des 0,337 observés en 1970 après les Trente Glorieuses.

Mais cela n’empêche pas une écrasante majorité de Français de penser que la mondialisation a fait exploser les inégalités. Comment expliquer ce décalage entre la réalité et le ressenti ?

Pour le sociologue François Dubet* ce n’est plus comme membre d’une classe sociale qu’un citoyen juge les inégalités mais en tant qu’individu. On peut ainsi s’estimer égal en termes de revenus, mais inégal en termes de précarité, d’accès aux services publics, de genre, d’origines culturelles, de santé, de territoires… Et cette individualisation des inégalités exacerbe les comparaisons au plus proche de soi et les sentiments d’injustice qui en découlent.

Autant de raisons d’éprouver ces passions tristes dont parlait Spinoza : Colère, envie, rancœur, jalousie, haine… et pessimisme (les Français sont particulièrement pessimistes)

François Dubet relève d’ailleurs que les inégalités sont autant provoquées par la comparaison de sa situation personnelle avec des proches que par la comparaison avec les hyper-riches. La fortune d’un milliardaire, parce qu’elle est tellement immense qu’elle en devient abstraite, est moins à même de déclencher un sentiment d’inégalité que la belle voiture achetée par le voisin du dessous.

Une autre conséquence de cette individualisation des inégalités est qu’elles sont plus difficiles à vivre dans la mesure où elles mettent directement en cause la personne elle-même, sa propre valeur. Quant aux colères qui en découlent, elles se donnent libre cours sur les réseaux sociaux, sans avoir besoin d’être portées, comme avant, par un syndicat ou un parti politique.

230 ans après la Révolution et l’égalité en droit, les gilets jaunes apportent la preuve que nous sommes bien entrés dans le temps des obsessions égalitaires de toutes natures et des passions tristes.

* Le temps des passions tristes. Inégalités et populisme » (Seuil)

D’après Pierre-Antoine Delhommais, Le Point juin 2019
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Rester assis tue : Levez-vous et bougez !

Rester assis trop longtemps est dangereux pour la santé.

La sédentarité, définie comme une situation caractérisée par une dépense énergétique égale ou inférieure à celle observée lors d’un repos assis ou allongé, a des effets délétères sur la santé.

C’est un facteur de risque de nombreuses maladies : cancéreuses, cardiovasculaires, métaboliques, psychiques… Les méta-analyses montrent que le risque de mortalité chez les adultes augmente avec un temps sédentaire supérieur à 3 heures par jour, et de façon plus marquée lorsqu’il dépasse 7 heures par jour, et cela sans rapport avec le niveau d’activité physique. Réduire le temps passé assis dans la journée figure parmi les nouvelles recommandations de Santé Publique France.

Ce n’est que depuis les années 1990 que les méfaits liés à la sédentarité ont été soulignés.  Il faut 1,5 à 2 heures d’activité physique pour contrebalancer 10 à 12 heures de sédentarité mais il ne faut pas seulement augmenter son temps d’activité physique, il faut aussi réduire le temps où l’on est assis pour diminuer un risque de mort prématurée. C’est ce que montre une récente étude de chercheurs américains.

Chaque 30 minutes de sédentarité remplacées par une activité physique d’intensité légère réduit le risque de décès de 17 % et de 35 % s’il s’agit d’une activité physique d’intensité modérée à vigoureuse. Il vaut mieux bouger et ne pas juste se lever. Car plus les mouvements sont intenses, plus ils sont protecteurs pour la santé.

Le temps de sédentarité a été mesuré avec un bracelet d’activité porté pendant 7 jours. Cinq ans plus tard, les décès ont été comptabilisés. Puis des analyses statistiques ont été conduites pour voir si le risque de mortalité aurait été réduit quand les personnes avaient remplacé 30 minutes de leur temps sédentaire par une activité physique.

Conclusion :  Une sédentarité trop longue augmente le risque de mort prématurée. Il vaut mieux rester debout qu’assis, et assis que couché, position qu’affectionnent particulièrement les adolescents.

L’homme reste programmé génétiquement pour se tenir debout et bouger. Mais si le génome de l’être humain n’a pas changé, son environnement a été bouleversé en peu de temps. Les progrès technologiques de ces cent dernières années, certes bénéfiques à bien des égards, nous ont rendus trop sédentaires.

Comment faire pour rester assis le moins de temps possible ? Il suffit de le décider de se tenir debout le plus souvent possible, chez soi, dans les transports en commun, de se déplacer jusqu’à un collègue au lieu de l’appeler, de lire en marchant, de téléphoner en marchant, de déjeuner debout, et pourquoi pas d’organiser des réunions debout. Bref de changer nos habitudes.

D’après Pascale Santi, Le Monde janvier 2019
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L’huile de pépin de courge, l’or vert !

Au 17e siècle, les agriculteurs de la région de Styrie en Autriche, ont commencé à utiliser les pépins de courge sous la forme d’une huile qui avait tellement de vertus qu’ils l’avaient baptisée “L’or vert

Aujourd’hui, la courge est récoltée, séchée et pressée à froid à haute pression pour en extraire une huile vierge. Consommée froide (la cuisson lui fait perdre la plupart de ses propriétés), cette huile est très riche en vitamine E, en sélénium et en acides gras.

Les étonnants bienfaits de l’or vert

L’huile de pépin de courge va fournir à notre organisme des éléments nutritifs essentiels. Car elle est naturellement riche en Oméga 3, Oméga 6, magnésium, fer, cuivre, zinc. Ces acides gras et oligo éléments nous sont indispensables, mais ils ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme.

De plus, l’huile de pépin de courge contient la plupart des vitamines dont notre corps a besoin : vitamines B (B1, B2 ; B6…), vitamine A, vitamines C, D, E et K. On comprend pourquoi on parle d’or vert.

Cette huile va aider notre organisme à mieux se défendre et va le protéger contre de nombreux troubles et maladies, liés notamment à l’âge.

Une amie de la prostate

Cette huile est composée de phytostérols qui sont des molécules très efficaces pour lutter contre les troubles de la prostate, car elles bloquent son inflammation. Ses vertus antioxydantes permettent de ralentir le vieillissement de la prostate et ainsi de soulager et retarder les difficultés urinaires.

Elle est également utilisée dans les cas d’infection urinaire. C’est un remède naturel pour traiter ces infections, particulièrement chez les femmes.

Une huile idéale pour les cheveux

L’huile de pépin de courge est conseillée pour ralentir la chute des cheveux. Lors de cas d’alopécies androgéniques, la forme la plus courante de calvitie chez l’homme, cette huile retarde la perte des cheveux en les renforçant. Elle favorise leur croissance et ainsi le renouvellement des cheveux.

Des bénéfices pour la peau

Grâce à ses effets antioxydants, elle rend la peau plus forte et aide à la cicatrisation des plaies. En application externe, elle agit comme une protection supplémentaire pour la peau contre les agressions quotidiennes extérieures.

Une huile détox

Pour nettoyer un peu l’estomac, avant de faire un jeûne de 3 jours ou un régime, l’huile de pépin de courge aide en douceur à nettoyer les intestins et le foie. On l’utilise aussi pour ses propriétés vermifugeantes, car elle favorise l’expulsion du ténia ou des ascaris.

Elle régule le cholestérol et le système cardio vasculaire

Les acides gras contenus dans cette huile permettent de combattre le mauvais cholestérol et favorisent le bon cholestérol. Le cuivre contenu dans l’huile de pépin de courge aide à augmenter les taux de globules rouges dans le sang. De plus, les vitamines qu’elle contient vont renforcer l’organisme et prévenir le vieillissement prématuré des cellules. Enfin, elle réduit la pression artérielle, ce qui permet d’éviter certains accidents cardiovasculaires.

Un anti cancer

L’huile de pépin de courge est fréquemment citée comme un préventif efficace contre le cancer de la prostate. Et certaines études montrent que l’or vert pourrait diminuer les risques de cancers du sein.

Un sommeil profond et un booster de moral

L’acide aminé tryptophane “l’hormone du sommeil” aide à avoir un sommeil plus profond.  Mon conseil perso : Pour ne pas dépasser les 3 gélules par jour qui est la dose idéale, prendre 1 gélule au déjeuner, 1 gélule au début du dîner et une troisième 1 heure avant la nuit. Pour moi qui ai tout essayé, les résultats sont tout simplement incroyables.

L’huile de pépin de courge n’a aucun effet secondaire, mais il est préférable de consulter un médecin si l’on suit un traitement contre l’hypertension, car l’huile agit déjà contre la tension artérielle. Et l’or vert est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes.

Alors en condiment (elle est délicieuse sur une salade ou dans une soupe) ou sous forme de complément alimentaire, profitons tous sans tarder de cet or vert !

D’après Natura Santé.
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Faites bouger vos ados !

De très nombreux parents s’inquiètent de voir leur progéniture rester enfermée toute la journée, scotchée aux écrans, assise, voire couchée.

Les chiffres sont édifiants : quatre adolescents sur cinq (11-17 ans) n’ont pas une activité physique suffisante selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

C’est beaucoup. Plus ils grandissent, moins ils bougent. Les filles semblent encore moins actives que les garçons. Et la France n’est pas bien placée : A 15 ans, seulement 14 % des garçons et 6 % des filles exercent une activité physique quotidienne suffisante en France, note le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La faute à un mode de vie délétère.

Ainsi, près de 70 % des jeunes adolescents se rendent à l’école avec un engin motorisé, les autres marchant ou utilisant le vélo ou la trottinette. Quant au temps d’écran, il y est, là encore, pour beaucoup : plus de la moitié des 11-14 ans y passent plus de trois heures par jour, et 60 % des 15-17 ans.

Or, les enfants et adolescents de 5 à 17 ans devraient consacrer au moins soixante minutes (10.000 pas) d’activité physique, modérée à soutenue, par jour pour être en bonne santé et prévenir les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les cancers du sein et du côlon, etc. D’autant plus que leurs performances physiques sont moins bonnes que ne l’étaient celles de leurs parents… et de leurs grands-parents.

L’adolescence nécessite une attention particulière, notamment pour la prévention de l’obésité. Car l’inactivité physique rime avec l’augmentation de la prise alimentaire. C’est souvent l’âge où les jeunes abandonnent un sport qu’ils pratiquent depuis l’enfance. C’est aussi la période pendant laquelle la baisse de l’activité physique est la plus forte, associée à une sédentarité en augmentation, insiste le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

La première revue sur le sujet (2005) avait conclu que les enfants pratiquant chaque jour au moins une heure d’activité physique d’intensité modérée à élevée, présentaient de meilleurs profils que les enfants inactifs. Une équipe de l’université d’Exeter (Grande-Bretagne) a montré que les adolescents passant des heures dans des activités sédentaires ont plus de risque d’avoir un faible capital osseux et de développer de l’ostéoporose, une fois devenus adultes. Et la course ou le football sont plus efficaces que la natation pour augmenter ce capital.

De plus, le Centre de recherche sur la santé de cette même université vient de publier une étude indiquant que les adolescents qui participent à une activité soutenue ont une tension artérielle plus basse, et donc moins de risque de développer une maladie cardiaque plus tard.

Outre la diminution des facteurs de risque cardio-vasculaire (hypertension, profil lipidique, résistance à l’insuline), l’activité physique augmente l’estime de soi et réduit l’anxiété. Les jeunes actifs à l’adolescence et qui le restent adultes ont un risque de dépression réduit de 51 % chez les femmes et de 65 % pour les hommes.

Dernier argument pour convaincre des ados léthargiques devant leurs écrans et aussi leurs parents : ceux qui bougent obtiennent de meilleurs résultats scolaires.

D’après Pascale Santi, Le Monde, août 2018
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