Sept bonnes habitudes alimentaires pour ses articulations

Boire de l’eau
Le cartilage des articulations étant composé à 75% d’eau, s’hydrater est primordial. Et il faut boire, même quand on n’a pas soif, huit grands verres d’eau tous les jours, c’est-à-dire environ 1,5 litre. L’eau du robinet parce qu’elle est peu chère et peu minéralisée, est la boisson idéale.

On peut l’agrémenter d’un citron pressé, un agrume qui, malgré son goût acide, a des effets basifiants pour l’organisme. Le thé vert est également intéressant pour sa richesse en antioxydants.

Éviter les aliments qui favorisent l’inflammation
Tant qu’elle reste ponctuelle, l’inflammation de l’organisme n’est pas nocive: il s’agit d’une réaction normale du système immunitaire pour lutter contre les virus et les bactéries. Mais lorsqu’elle devient chronique, les ennuis commencent. Les cytokines, des molécules très puissantes et agressives produites pour neutraliser les agresseurs, se mettent à attaquer les cellules saines, et plus particulièrement le cartilage des articulations.

Il faut donc limiter les aliments qui favorisent l’inflammation : Charcuteries très chargées en oméga 6 qui sont des graisses pro-inflammatoires – Beurre cuit – Viandes persillées – Sucre et produits sucrés.

Parvenir à un bon équilibre acido/basique
L’acidité est le grand ennemi des articulations. Elle provoque de l’oxydation dans l’organisme, phénomène qui fait rouiller nos organes. Et les articulations sont une cible privilégiée. Pour savoir si notre organisme est trop acide, acheter en pharmacie des bandelettes réactives qui changent de couleur en fonction du pH de l’urine. S’il est inférieur à 6,5, alerte acidité !

Tous les aliments que nous consommons au quotidien sont acides, sauf les fruits et légumes qui, eux, sont basifiants grâce au potassium. L’idéal pour parvenir à un bon équilibre acide/base est de consommer 70% de fruits et légumes, 30% étant réservés à tout le reste. Pour y parvenir, partager son assiette en deux, une moitié pour les légumes, les crudités, l’autre moitié pour la viande, les féculents et le fromage…

Vive les Oméga-3 !
Les Oméga-3 qui sont des acides gras polyinsaturés, constituent une arme ultra-efficace contre l’inflammation. Des études ont montré que les cartilages de patients souffrant de douleurs articulaires ont un taux d’oméga 3 anormalement bas.

Deux à trois fois par semaine, manger des poissons gras : sardines, saumon, harengs, maquereaux… Pour les cuissons et les vinaigrettes, préférer l’huile de colza riche en oméga-3. Et déguster chaque jour des graines de lin et des oléagineux (noix, noisettes, amandes)

Des antioxydants vous veulent du bien
Vitamines A, C, E, K, caroténoïdes, polyphénols sont des antioxydants qui veulent du bien à nos articulations, car ils neutralisent les radicaux libres, des substances très agressives que nos cellules fabriquent au contact de l’oxygène, qui accélèrent le vieillissement des tissus et provoquent l’oxydation, qui est comme une rouille pour nos articulations.

On les trouve dans les fruits et légumes, toujours eux ! Parmi les fruits, privilégier les baies et fruits rouges (myrtilles, fraises, framboises, mûres, groseilles, cerises), les agrumes, les prunes, les kiwis, l’ananas et les dattes, tous très riches en antioxydants.

Pour les légumes, optez pour les crucifères (chou-fleur, chou rouge et blanc, chou de Bruxelles, chou frisé, brocoli, chou-rave, chou romanesco, radis noir, navet, rutabaga, raifort). Les fruits et légumes bio ont une teneur en nutriments protecteurs supérieure à ceux issus de l’agriculture traditionnelle et ils contiennent beaucoup moins de pesticides

Limiter les aliments frits
Les aliments frits, grillés, rôtis, sont à limiter. Car les hautes températures de cuisson favorisent la production de protéines glyquées, des substances qui déclenchent une augmentation des cytokines inflammatoires, ennemies de nos cartilages.

Mieux vaut cuire à basse température (four à 80°C) et utiliser des plats conçus pour cela, même si cela demande un peu plus de temps.

Essayer le sans gluten
Environ 10% de la population souffre d’un syndrome d’hypersensibilité au gluten dont les symptômes se manifestent souvent par de fortes douleurs articulaires. Irritée par le gluten auquel elle est trop sensible, la muqueuse de la paroi intestinale ne joue plus son rôle de barrière protectrice et devient perméable à tout, y compris à des molécules que le système immunitaire perçoit comme des ennemis. Résultat, il se défend et provoque de l’inflammation. En cas de douleurs articulaires persistantes, on a intérêt à éviter le gluten pendant trois mois et voir s’il y a une amélioration.

Il faudra se passer de tous les aliments qui contiennent du blé, de l’orge et du seigle : pain, pâtes, céréales, pizzas, viennoiseries, gâteaux, crêpes, produits panés et en croûte, biscottes, semoule, bière et de nombreux plats industriels utilisant le gluten comme liant. On pourra les remplacer par du riz, de la farine de maïs, de la fécule de pomme de terre.

D’après Isabelle Gravillon (nt-f.com) et Dr Philippe Veroli (Solutions naturelles pour vos articulations)
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La mémoire oubliée du coronavirus

Été 1968. Un virus inconnu déferle sur le monde. Il a démarré en Chine. Et fait, au bas mot, 1 million de morts, dont 50.000 aux États-Unis et, au moins, 30.000 en France. Un chef d’État, Willy Brandt, est touché. Des cheminots, faute de masques, sont à l’arrêt.

On vaccine, racontent les médecins survivants “sur les trottoirs”, à tour de bras. On meurt, “les lèvres cyanosées”, d’hémorragie pulmonaire ou d’étouffement. Et le mal va si vite que l’on n’a pas le temps d’évacuer les cadavres qui s’entassent dans les salles de réanimation.

Que ceux qui ont l’âge d’avoir vécu cette pandémie soient honnêtes : ils n’en ont, à l’exception des soignants, gardé aucun souvenir. Que les plus jeunes, saoulés au coronavirus, y songent : on ne leur parle jamais, sur les chaînes d’information, de ce précédent baptisé “grippe de Hongkong“. Et que les archivistes vérifient : la presse de l’époque, dix-huit mois durant, en parle, mais sans évoquer l’hypothèse d’un confinement et sans que l’on imagine de mettre la vie à l’arrêt.

1957-1958. Autre souvenir. L’épidémie, baptisée, cette fois grippe asiatique est partie des provinces de Guizhou et du Yunnan, c’est-à-dire, à nouveau, de Chine. Elle est passée par l’Iran, l’Italie, le grand Est de la France, les États-Unis. Et il ne lui a pas fallu six mois pour faire, encore, le tour du monde.

Deux millions de morts au total, notamment chez les diabétiques et les cardiaques. 100.000 aux États-Unis. Entre 25.000 et 100.000 en France. Des scènes d’épouvante dans les hôpitaux sous-équipés et submergés. Mais, malgré l’horreur, malgré les deuils, malgré un débat au Conseil de Paris où l’on envisage, sans s’y résoudre, la fermeture de certaines écoles, toujours pas de confinement. Une vraie présence dans les journaux, mais qui n’éclipse ni la guerre d’Algérie, ni la signature du traité de Rome, ni le retour de De Gaulle.

Un très curieux phénomène qui fait que cette pandémie s’est, elle aussi, effacée de nos esprits. Ces deux précédents, troublants de similitude avec la séquence actuelle, rappellent une évidence : le Spectacle fait loi et un événement n’est “historique”, il ne change le monde et ne départage un avant d’un après, que pour autant que les médias, dans leur griserie autoréalisatrice, en décident ainsi.

La planète a changé. Elle juge insupportables des hécatombes qui paraissaient, hier, dans l’ordre naturel des choses. On y fait du souci de la santé publique une mission régalienne des États au même titre que la sécurité ou les questions de paix et guerre entre nations. On y mobilise des moyens gigantesques pour, comme avec le sida qui a fait, soit dit en passant, un total de 25 millions de morts, inventer remèdes et vaccins. Et l’humanité, comme un seul homme, fait passer la vie avant l’économie. C’est magnifique !

Mais, de l’autre côté, on en fait un peu beaucoup sur le thème de la “pandémie sans précédent” ; On se trompe lorsqu’on nous dit que l’on fait face, avec ce Covid-19, au “pire désastre sanitaire depuis un siècle”. À moins d’une accélération toujours possible mais que n’envisagent, pour l’heure, pas les experts, nous sommes encore loin, dans un pays comme la France, des chiffres de 1958 et 1968.

L’autre conclusion c’est qu’il y a, et le constat est moins heureux, une part de surréaction et de panique dans nos attitudes d’aujourd’hui. La hantise et l’angoisse sont-ils les revers du progrès ? Et sommes-nous entrés dans une société de la pétoche ?

D’après Bernard- Henri Lévy – La Règle du jeu, avril 2020.
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Corona, m’aura pas !

Papa Amanveba, grand maître marabout, spiritualiste international, praticien traditionnel, éminent prêtre vaudou, désenvoûteur distingué, affirme avoir découvert une tisane contre le coronavirus qui lui vaut d’être dérangé dans son Bénin profond depuis toute l’Afrique, mais aussi depuis la France, l’Espagne et l’Asie.

Son remède garantit de détruire le virus en sept à seize jours. “Quatre personnes ont guéri grâce à moi en Italie” ; Sa voix caverneuse a l’air de s’échapper d’une lampe à huile…

Sa recette ? Un mélange de différentes écorces et de racines mais pour connaître la suite, il faut d’abord payer. “Mes informations ne sont pas gratuites”, précise ce grand maître des herbes, qui propose deux options pour la livraison : “Par DHL, ou sinon je peux aussi la faire apparaître à côté de votre oreille”

Va pour la deuxième solution, plus rapide mais pas moins onéreuse, puisqu’il faudra débourser 1 million de francs CFA (1 524 €), en commençant illico par 300 000 francs CFA déposés sur un compte Western Union. Quand on lui fait remarquer que ça fait cher la gorgée, le marabout s’énerve regrettant qu’on mette en cause ce “travail de qualité” et le fait qu’il soit “connu dans le monde entier”

Désormais, sur les glissières, les poteaux et les murs d’Afrique, la grande guerre contre les hémorroïdes a laissé place à la lutte contre le coronavirus. Et sur le continent africain, les Papa Amavenba sont légion. Leurs petites annonces pullulent sur les glissières d’autoroute à Dakar, les poteaux à Abidjan ou les murs à Conakry. Une multitude de petits billets qui arrivent jusqu’aux trottoirs de Barbès et les recoins les mieux cachés du Web.

Partout, le marabout tout-puissant, qui en temps normal guérit les maux d’amour par des philtres, résout les difficultés financières par la calebasse et soigne l’impuissance par le sceptre, est depuis quelques semaines focalisé sur le Covid-19.

Au Mali aussi, la pharmacopée traditionnelle voit sa clientèle gonfler avec l’épidémie. À Bamako, Jean-Baptiste Niéki confectionne des gélules à base de racines et d’écorces depuis vingt ans. Dans son labo, il propose quarante médicaments traitant la fièvre typhoïde, les infections, le diabète ou l’hypertension. Et il tiendrait déjà son remède anti-Covid-19, fait d’une mixture à base d’écorce de quinquina, l’arbre qui produit la quinine, cet alcaloïde dont la chloroquine est le substitut synthétique.

“Les symptômes sont similaires au paludisme, que nous savons soigner. La chloroquine donne de bons résultats et nous utilisons sa version naturelle” plaide-t-il, faisant fi des informations scientifiques qui n’arrivent pas aux mêmes conclusions.

Depuis janvier, les arnaqueurs fleurissent en France, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Ils proposent des purificateurs d’air, des lampes UV anti-Covid-19, des décoctions miracles…

Et aux États-Unis, Alex Jones, un animateur de radio proche de Donald Trump, fait la promotion de faux remèdes, dont un dentifrice à base d’argent, quand le télévangéliste Jim Bakker propose un gel colloïdal anti-coronavirus, et la Vivify Holistic Clinic un thé à base d’eupatoire perfoliée, une plante miracle.

Corona m’aura pas !

D’après Matteo Maillard, le Monde avril 2020.
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L’ennui au secours de notre créativité

La plupart d’entre nous redoutent que le confinement rime avec ennui et que nos activités quotidiennes perdent tout leur sens, nous conduisant à trouver le temps long, très long. Et si, au contraire, l’ennui était non pas un fléau mais notre allié ?

On rapporte qu’Isaac Newton aurait formulé ses idées les plus brillantes pendant une retraite fort ennuyeuse à la campagne. Les exemples de ce type foisonnent dans l’histoire des sciences, pointant le rôle potentiellement positif de l’ennui.

De fait, celui-ci peut nous aider à nous détourner de tâches peu motivantes pour nous réorienter vers des activités plus stimulantes. Sans perception de l’ennui, nous passerions peut-être des heures, voire des jours, à faire des choses inintéressantes. L’ennui aurait ainsi une véritable fonction adaptative pour nous aider à réorienter nos buts et à donner du sens à notre vie.

D’après Jaime Gomez-Ramirez (université de Toronto) et Tommaso Costa (université de Turin), il est même possible de modéliser le lien entre ennui et créativité. Selon eux, notre survie obéit à certains principes fondamentaux, notamment maximiser la stabilité pour ne pas avoir à faire face à des changements brutaux qui nous déboussoleraient. Ce qui rendrait notre vie agréable viendrait du fait que nous pouvons prévoir ce qui va nous arriver en limitant le niveau d’incertitude. La confirmation de nos prédictions nous procurerait ainsi un grand plaisir.

À l’inverse, une trop grande régularité, c’est-à-dire le fait de pouvoir parfaitement prédire ce qui va se passer, pourrait conduire à l’ennui qui, lui-même, nous ferait perdre tout intérêt dans l’expérience que nous vivons. C’est là qu’interviendrait le pouvoir positif de l’ennui en nous poussant à chercher des alternatives et à nous mobiliser pour modifier notre attitude et notre comportement.

Karen Gasper (université de Pennsylvanie) a récemment testé cette hypothèse. Pour ce faire, elle a tout d’abord proposé des films dans le but d’induire un état d’exaltation, de relaxation, d’ennui ou de tristesse chez les participants. Ceux-ci devaient ensuite réaliser deux tâches de créativité.

Dans la première, on leur proposait trois mots apparemment sans lien entre eux, et ils devaient trouver un quatrième mot en relation avec les trois premiers, comme si on vous donnait les mots cardinal, noir et mort et qu’il fallait trouver le mot point. Dans la seconde, on donnait aux sujets une catégorie, comme agrumes, et il s’agissait de trouver un exemplaire, comme orange.

Les résultats montrent que l’ennui est associé aux performances de créativité les plus élevées. Invités à donner un exemple de véhicule, les sujets qui s’ennuyaient produisaient ainsi plus souvent un mot rare comme chameau, montrant plus d’inventivité que les sujets se trouvant dans les autres états, qui répondaient voiture à cette même question.

Dans un travail très similaire de Sandi Mann (université du Lancashire), la moitié des sujets étaient d’abord soumis à une tâche ennuyeuse, comme copier des numéros de téléphone, alors que le groupe de contrôle ne faisait rien. Puis l’ensemble des sujets devaient imaginer toutes les utilisations possibles d’objets simples comme des coupelles en plastique. Une fois de plus, ceux qui s’étaient ennuyés se révélaient plus créatifs.

De nombreuses études confirment le rôle positif du vagabondage mental et des aires cérébrales qui y sont associées pour se remobiliser intellectuellement. Alors, en cette période de confinement, si vous voulez mettre le plus de chances de votre côté pour doper votre créativité, un seul conseil : ennuyez-vous !

D’après Sylvie Chokron, CNRS, Le Monde avril 2020.
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Vitamine D, indispensable à la santé et antivirus

Des données scientifiques mettent en évidence le rôle de la vitamine D dans la prévention du cancer. De multiples études ont établi de façon raisonnable, qu’un taux suffisant de vitamine D est associé, indépendamment des autres facteurs de santé, avec une incidence plus faible de plusieurs types de cancers, dont le cancer du sein, du colon, des ovaires et des lymphomes (non-hodgkiniens)

Ces études montrent, que le statut vitaminique pour la vitamine D de la plupart des personnes en Amérique du Nord et en Europe, doit être fortement amélioré pour obtenir une réduction substantielle de l’incidence et de la mortalité par cancer.

En plus du cancer, plusieurs études ont montré qu’un statut vitaminique D plus élevé est également associé à un risque réduit de plusieurs autres maladies chroniques graves : maladies cardiaques, accidents cérébraux-vasculaires, ostéoporose, sclérose en plaque, diabète du type 1 chez l’enfant.

Plusieurs études ont aussi observé qu’un statut vitaminique D plus élevé est associé à une incidence plus basse et une sévérité moins grande aux virus de la grippe, de la pneumonie et autres maladies infectieuses.

Or la plus grande partie de la population est déficitaire en vitamine D. On estime qu’aux États-Unis près de 80% des personnes de tout âge ont un statut vitaminique D insuffisant. En France, l’étude “SU.VI.MAX” a démontré que plus de 70% des adultes hommes et femmes, ont un statut vitaminique D insuffisant.

Un statut vitaminique plus élevé peut être obtenu en augmentant les apports nutritionnels de vitamine D, ou par une exposition raisonnable au soleil (sans augmentation significative du risque de cancer de la peau). L’apport adéquat de vitamine D pour une réduction du risque de cancer dépend pour chaque individu de son âge, de la pigmentation de sa peau (claire ou foncée), de son mode de vie et de la latitude de sa région de résidence.

Les études scientifiques récentes indiquent qu’un apport de 1.000 à 2.000 unités internationales (UI) par jour pourrait prévenir une proportion substantielle de cancers et serait aussi efficace pour réduire le risque de chutes, de fractures, de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, de sclérose en plaque et de diabète de type 1 dans l’enfance.

Un apport plus important encore pourrait être nécessaire pour les personnes âgées et celles qui sont rarement à l’extérieur, celles qui évitent l’exposition au soleil et qui vivent dans des pays du Nord, à cause de la diminution de la synthèse cutanée de la vitamine D par exposition au soleil.

Est-ce la raison qui explique qu’en Afrique, pour l’instant (en plus d’une population beaucoup plus jeune qu’en Europe), il y a eu très peu de morts du Covid19 ?

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Appauvrissement de la biodiversité et nouveaux virus

Nous envahissons les forêts tropicales et autres paysages sauvages, qui abritent tant d’espèces animales et végétales et au sein d’elles, tant de virus inconnus. Nous coupons les arbres, nous tuons les animaux ou les envoyons sur des marchés. Nous perturbons les écosystèmes et privons les virus de leurs hôtes naturels. Quand les virus ont besoin d’un nouvel hôte, c’est souvent nous” – David Quammen, journaliste scientifique 2012.

“Les trois quarts des maladies émergentes affectant les humains sont des zoonoses, des maladies transmises par des animaux. Parmi ces pathogènes, le virus Marburg, apparu en Allemagne en 1967, Ebola, détecté pour la première fois en 1976 au Zaïre et en République démocratique du Congo, le virus du Sida, découvert en 1981, Hendra, identifié en Australie en 1994, le virus SARS, responsable du syndrome respiratoire aigu sévère en 2002, en Chine, le coronavirus du syndrome respiratoire MERS-CoV en 2012″ – Kate Jones, chercheuse britannique, 2008.

“Déforestation, conversion des terres agricoles et intensification, ces changements rapprochent les populations de la faune sauvage. Lorsque la forêt tropicale profonde n’était pas exploitée, personne ou presque n’était exposé au risque de contracter un pathogène. Avec la déforestation en Asie, au Brésil ou en Afrique, des individus ont été exposés massivement à ces nouveaux aléas microbiologiques” – J.F Guégan (IRD)

Dans les écosystèmes riches, de nombreuses espèces, quand elles sont confrontées à un virus, peuvent le détruire ou ne pas le reproduire. Elles jouent un rôle de rempart. En appauvrissant les écosystèmes, on se prive des fonctions essentielles qu’elles exercent, qui sont celles de barrières naturelles ou encore d’épurateurs des écosystèmes.

Les espèces qui subsistent dans les écosystèmes les plus pauvres, tels un champ de la Beauce ou une ville bétonnée, sont souvent les plus prolifiques et les plus permissives pour les différents micro-organismes : des rongeurs ou certains oiseaux, plus susceptibles de contracter un pathogène et de le transmettre aux humains.

Si la diversité génétique permet d’offrir moins de prise aux pathogènes, l’élevage intensif favorise le phénomène inverse, en entraînant une simplification génétique et une uniformisation des espèces à de vastes échelles.

À ces éléments s’ajoutent une économie mondialisée et une population toujours davantage concentrée dans de gros centres urbains, à proximité de la faune. Autant de facteurs qui contribuent à faire qu’un virus comme le CoV-2, apparu sur un marché chinois, ait provoqué trois mois plus tard une pandémie mondiale.

Pour tous ces chercheurs, une prochaine pandémie est inévitable.

D’après Le Monde, avril 2020.
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La peur n’est pas l’angoisse

La peur, nous l’avions oubliée. Chacun, bien sûr, conservait ses craintes. Certains cultivaient même de singulières phobies. Mais les grandes terreurs, collectives, profondes, terribles étaient devenues histoires anciennes. Même nos fantasmes d’effondrement, nos récentes paniques collapsologiques avaient des airs de train fantôme pour fêtes foraines. En peu de jours, tout a changé et tous, nous apprenons la peur.

Elle prend divers visages : peur d’attraper le virus, d’en être gravement atteint, de voir l’un de ses proches disparaître. Mais aussi : crainte de perdre son emploi, de voir son budget amputé, de ne plus discerner l’avenir. Ou simplement, heure par heure, se demander si l’on n’aurait pas touché la mauvaise poignée, croisé une personne contaminante, si l’on ne serait pas, déjà, sans symptôme, porteur, vecteur. Alors, nous disons que l’angoisse nous submerge et nous ne voyons plus d’issue.

Pourtant, peur et angoisse ne sont pas synonymes, et leur différence offre peut-être une issue praticable. En relisant les Modernes, on constatera combien les deux se distinguent si fortement qu’il deviendra difficile de les confondre, comme on le fait trop souvent. S’il fallait tout expliquer, ce serait fort long, en cheminant de Kierkegaard (Le Concept de l’angoisse, 1841) à Sartre (L’Etre et le Néant, 1943), en passant également par les deux élaborations successives de l’angoisse chez Freud et par de nombreuses pages d’Heidegger (Être et Temps, 1927).

Sans entrer dans ces méandres, les traits distinctifs peuvent se schématiser ainsi : la peur a un objet, l’angoisse n’en a pas. La peur naît du dehors, l’angoisse sourd du dedans. Si la peur est bien un sentiment, elle demeure objective du fait de sa relation à des situations extérieures. Au contraire, c’est de nous seuls que parle l’angoisse, et non du monde qui nous entoure. Elle est liée à nos désirs et nos pulsions (Freud), à notre désarroi d’existant jeté dans le monde (Heidegger), à notre liberté absolue (Sartre).

A quoi pareille distinction peut-elle nous servir, dans la panique présente ? Une indication lumineuse se trouve chez Kierkegaard, à la toute fin du Concept de l’angoisse, essai superbe mais pas vraiment facile. L’hypocondriaque, celui qui tremble toujours d’être malade, “a peur du moindre rien” écrit-il, mais quand c’est le tour des vrais événements, il commence alors à respirer, et pourquoi ? Parce que cette réalité grave n’est cependant pas si terrible que le possible qu’il avait formé de lui-même et dont la formation employait toute sa force, tandis qu’à présent il peut l’employer toute contre la réalité.

La leçon n’est pas mince. Elle enseigne combien la peur ramène au réel, et permet d’agir. Parce qu’elle se surmonte. Socrate l’expliquait déjà : le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de se battre malgré la trouille. En revanche, on ne se délivre pas de l’angoisse. Il arrive évidemment d’en être plus ou moins transi. Mais personne ne peut s’en dire tout à fait exempt, à jamais délivré, puisque l’angoisse est métaphysique, religieuse, existentielle, indépassablement humaine.

Il ne faut donc pas craindre d’avoir peur. Et se fier comme toujours aux ressources du langage commun. Il nous apprend que l’angoisse est sans couleur, alors que la peur est bleue. Comme une orange, ajouterait Eluard. C’est ce qui la rend terrestre, praticable. Et même préférable, ces temps-ci…

Roger-Pol Droit, Le Monde avril 2020. 
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Best of Corona

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Ces aliments ennemis du sommeil

Les aliments ennemis du sommeil sont trop stimulants ou trop difficiles à digérer après le dîner :

Les aliments trop gras qui demandent beaucoup d’énergie et de temps pour être digérés pendant le sommeil : Saucisson, pâté, rillettes, burger, chips, pizzas, crème fraîche, beurre…

 Le fromage : Le fromage, quel qu’il soit, est un aliment gras. Si vraiment vous ne pouvez pas vous en passer au dîner, optez pour le parmesan, les fromages suisses ou la mozzarella.

La viande rouge : Ses protéines fortes sont longues à digérer. Une entrecôte le soir risque de perturber l’endormissement et de provoquer des réveils nocturnes. D’une manière générale, il faut limiter les protéines fortes le soir (viandes, œufs, poissons) et préférer les protéines légères comme la viande blanche (poulet, dinde) ou le yaourt.

Les noix : Les noix contiennent beaucoup de matières grasses. Elles devraient donc être évitées avant le coucher. Notamment les noix de cajou, de macadamia et les arachides.

Les aliments trop riches en sucre : les gâteaux, biscuits, cakes, céréales sucrées, crèmes glacées… contiennent beaucoup de sucre et de protéines qui stimulent le cerveau et peuvent garder le corps éveillé durant des heures.

Certains légumes : Les brocolis, les poireaux, les choux, les pois, les concombres et l’ail sont difficiles à digérer. L’aubergine est le légume ayant la plus forte teneur en nicotine qui est un excitant. La tomate libère de la tyramine un acide aminé qui entraîne la fabrication de noradrénaline. Celle-ci a un impact sur la digestion, augmente l’activité du cerveau et empêche un endormissement facile et rapide. Quant aux salades qui sont des diurétiques naturels, elles pourraient bien vous obliger à vous lever plusieurs fois la nuit.

Les épices trop relevées : cumin, gingembre, paprika, poivre, piment, curry… difficiles à digérer et qui peuvent entraîner des accès de chaleur durant la nuit.

Les légumineuses comme les lentilles, les pois cassés… fermentent dans les intestins et mettent du temps à être digérés. Mieux vaut les déguster au déjeuner.

Le chocolat noir : Ce n’est pas pour le peu de caféine qu’il contient qu’il vaut mieux l’éviter, mais parce qu’il contient des stimulants (tyrosine, théobromine, anandamide) qui activent le cœur et augmentent la fréquence cardiaque. Si l’on ne veut pas être excité avant la nuit, mieux vaut ne pas craquer pour un ou plusieurs carrés de chocolat noir.

La nourriture chinoise et japonaise : Cette nourriture est riche en glutamate de sodium, un acide aminé qui accélère le métabolisme et procure un regain d’énergie. Pas vraiment l’idéal pour passer une nuit de rêve. Le glutamate se retrouve aussi dans les plats  cuisinés industriels, les concentrés, les sauces, les chips, les gâteaux apéritifs.

“Mieux vaut prévenir que guérir” et aucun aliment miracle, ni complément alimentaire, ni somnifère n’est efficace, si l’on invite à dîner un ennemi du sommeil.

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Coronavirus : Meilleur article (à ce jour)

Ce nouveau virus ne tue que des organismes malades ou fragilisés. Les enfants sont manifestement protégés du coronavirus. On ne compte aucun décès parmi les moins de 25 ans, et même les cas d’infections infantiles sont rarissimes. C’est une particularité frappante par rapport aux autres virus de l’hiver, qui frappent généralement les plus jeunes et les plus âgés ceux dont le système immunitaire est immature ou fragilisé”

“Je rappelle que le coronavirus tue principalement par pneumonie, c’est à dire une inflammation des poumons. Or les enfants ont des poumons sains, en pleine santé. Au contraire, les Chinois de la région de Hubei ont toutes les raisons d’avoir des poumons en très mauvais état”

“D’abord parce que la ville de Wuhan est ultra-polluée : 70 microgrammes de particules par mètre cube d’air, contre 15 à 20 dans les villes occidentales les plus polluées. Cela pèse lourdement sur les poumons des Chinois, qui meurent fréquemment d’infections respiratoires de toute nature (le coronavirus n’étant qu’une de ces infections parmi d’autres).

Et puis, facteur aggravant, les Chinois sont de très gros fumeurs. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 52 % des hommes chinois de plus de 15 ans fument régulièrement ! C’est sans doute la raison pour laquelle ce coronavirus infecte et tue beaucoup plus les hommes que les femmes en Chine”

“Au total, tout ceci confirme ce que disait le Dr Béchamp (Pasteur) : « le virus n’est rien, le terrain est tout » ; Ici, le terrain, c’est l’état de vous poumons, et votre état de santé en général. Comme toutes les infections, le coronavirus s’attaque aux organismes fragilisés  soit par la pollution, soit par la cigarette, soit par d’autres maladies, comme le diabète ou l’hypertension. Si vous êtes non-fumeur, en bonne santé, et que vous n’êtes pas né dans une région ultra-polluée comme Wuhan, vous n’avez rien à craindre du coronavirus”

“La preuve avec ce qui s’est passé sur le Diamond Princess. Une mortalité très faible sur le bateau de croisière en quarantaine : 3 personnes de plus de 80 ans sont mortes, dont au moins 2 avaient d’autres pathologies. Cela donne un taux de mortalité assez bas, comparable à celui de la grippe saisonnière”

“Il est probable (Pr Raoult) que le virus s’est échappé d’un laboratoire, donc que les autorités chinoises sont en partie responsables de ces milliers de morts. Même les scientifiques chinois reconnaissent maintenant que l’épidémie n’est pas née dans le fameux marché humide ou marché aux poissons de Wuhan où l’on ne vend ni chauve-souris, ni pangolin”

“L’hypothèse la plus probable est que ce nouveau coronavirus a été récolté sur une chauve-souris, au fin fond d’une grotte d’où il n’aurait jamais dû sortir puis rapporté au laboratoire pour être étudié et de là, il a contaminé un chercheur, qui l’a ensuite transmis à la population. Il faut savoir que les chauve-souris chinoises sont porteuses de plus de 400 types de coronavirus… et contrairement à ce qu’on pensait, elles peuvent contaminer des êtres humains sans animal intermédiaire”

“Or les chercheurs chinois ont cru malin de recenser tous ces virus risqués, à Wuhan, sans les précautions sanitaires extrêmes que cela exige ! Un reportage officiel du régime chinois datant de décembre 2019 fait froid dans le dos : on y voit des employés du centre de virologie chinoise de Wuhan en train de collecter des coronavirus sur des chauve-souris sans équipement 100 % protecteur : on distingue de la peau nue sur le visage et les poignets des chercheurs, et certains ne portent ni lunettes, ni masque”

“Pour vous donner une idée de la négligence sanitaire dans ce pays, sachez que des chercheurs chinois ont été condamnés en Justice pour avoir vendu, dans des marchés de rue, les animaux sur lesquels ils avaient fait des expérimentations… juste pour se faire de l’argent de poche. Bref, il y a de bonnes chances que le virus soit parfaitement naturel mais que l’épidémie a été causée par un accident de laboratoire

Lettre Santé Corps Esprit, Xavier Bazin
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Pourquoi les conflits sociaux seront de plus en plus violents

Dans une société de l’urgence où la pulsion emporte tout : Nous vivons dans une société de l’urgence comme disent les psychologues qui réclame de l’immédiateté et où l’instinct et la pulsion emportent tout. À défaut, elle a recours et quelle que soit la condition sociale, à des palliatifs qui procurent rapidité et intensité : vote extrémiste, hyperconsommation, fréquentation abusive des réseaux sociaux, drogue, dépendance à l’alcool, violence…

Tout, tout de suite !” semblent dire les GJ (gilets jaunes), dont la vie ressemble à une longue attente : Attente des trains, des fins de mois, d’une réponse de l’administration, d’un entretien d’embauche, d’être relié à la fibre optique, du remboursement de la CAF…

La maîtrise des horloges, voilà l’enjeu. C’est la grande leçon de cette décennie, qui a vu émerger à la fois Facebook et des leaders populistes, les chaînes d’information en continu et un mode de consommation estampillé Amazon. C’est la défaite du temps long, du compromis, du dialogue, de la délibération.

Les populistes, eux, ont compris la nécessité de réduire l’échelle du temps, quitte à bousculer les institutions et les procédures démocratiques de leurs pays. C’est Trump qui, à la Maison-Blanche, met en scène la signature de décrets avec exécution immédiate. Et il sera toujours plus simple de juger à l’œil nu l’effet d’une frontière physique que l’efficacité d’un accord sur le dialogue social dans les TPE.

Quand l’accélération de la mondialisation désoriente : Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, le psychanalyste Jacques-Alain Miller avait expliqué la défiance de nombreux Français envers le président de la République par l’absence d’un pèrepater” à la tête de l’Etat. L’analyse vaut pour Macron, qui, comme hier Sarkozy, chercherait plus, par ses mots et son attitude, à épater (littéralement, sortir du père) qu’à rassurer un peuple désorienté par l’accélération de la mondialisation.

Quand les obsessions identitaires radicalisent : Il y a un phénomène global de radicalisation de la jeunesse à relier aux revendications identitaires partout dans le monde. Ces revendications renvoient chacun à son origine ou à sa religion et recèlent la hantise d’être menacé dans son être, d’où le recours à la haine de l’autre qui donne le sentiment d’offrir un bouclier de protection.

Même dans des pays puissants et en paix, on voit se répandre ce phénomène. La mondialisation a engendré une homogénéisation qui a mis à mal les représentations de soi-même. Avant les traditions essayaient de donner des limites, en rassurant. Cela a éclaté.

Mais il existe d’autres formes de radicalisation actuelles ou à venir. Quand vous voyez que même des végans, en principe contre la violence, deviennent des casseurs, je ne serais pas étonné qu’un jour ils aillent plus loin. Et les délires identitaires (ce que l’on appelle l’essentialisme) ne cessent de croître avec les bricoleurs de l’identité : décoloniaux, antiracistes racistes, suprémacistes…

Quand l’offre de radicalisation libère : “J’aime la haine car elle me rend plus fort” dit une jeune radicalisé. Pourquoi ? Parce que quelqu’un qui fait peur impressionne ses semblables, il se fait craindre. Or, souvent, ces jeunes se détestent eux-mêmes au départ, la rencontre avec l’offre de radicalisation leur permet de détourner la haine contre les autres. Ils découvrent alors qu’ils sont pris en considération, et obtiennent le respect, par la terreur.

Quand Internet attise les pulsions : Internet donne à quiconque un espace qui le détache de ses contenances traditionnelles, une sorte d’habitacle, où il est à la fois émetteur et récepteur de nouvelles et de vérités, sans limites. Cela attise tous les phénomènes d’agression et de haine, parce qu’il y a une libération des contraintes.

Nous avons aujourd’hui une vie familiale, professionnelle, mais aussi cybernétique, et dans cette vie-là, beaucoup de gens se conduisent comme des petits terroristes ordinaires en lançant des bombes d’injures, de menaces, d’incriminations. Chacun fabrique ses “news ” et sa vérité du moment qu’il communique à son réseau.

Cela a des incidences par exemple sur les violences de bandes que l’on constate aujourd’hui. Internet n’est pas qu’un puissant moyen de diffusion, il permet à chacun de créer une sorte de bureau des légendes personnel.

Préparons-nous à des conflits sociaux qui promettent d’être toujours plus violents.

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Vélo, l’ami santé !

À condition de doser ses efforts et de les adapter à sa forme du moment, en tenant compte du terrain et de la météo, le vélo est un trésor de bienfaits, qu’il soit pratiqué sur route (y compris avec une assistance électrique qui n’altère pas ses bienfaits), en tout-terrain, à domicile, en piscine…

Les seules contre-indications s’appliquent à ceux qui souffrent de troubles de l’équilibre et de problèmes cardiaques graves. Même les greffés du cœur et les victimes d’un infarctus du myocarde peuvent l’intégrer dans leur rééducation.

Un bien-être psychologique : Comme toute activité physique, elle provoque la production d’endorphines (morphine cérébrale) aux effets euphorisants et calmants, d’où un sentiment de bien-être et une résistance accrue à la douleur et à la dépression. Sans compter une saine fatigue à l’origine d’un bon sommeil.

Des os et des muscles robustes : Le cyclisme contribue à renforcer la solidité du squelette. Ce sport étant porté, il peut facilement être pratiqué par les personnes souffrant des hanches, des genoux ou des chevilles, que ce soit en raison d’une arthrose ou après un accident. Les muscles concernés par le pédalage sont avant tout ceux responsables de l’extension et de la flexion des cuisses.

Grands gagnants : le cœur, les vaisseaux et les poumons. Très sollicitée, la pompe cardiaque se muscle, gagne en endurance et augmente sa puissance de contraction. Pratiqué régulièrement, le vélo fait baisser la tension artérielle et le taux de cholestérol. Il combat le symptôme des jambes lourdes en augmentant le retour veineux. Enfin, il améliore les capacités respiratoires.

Un poids et une ligne maîtrisés : Pédaler une heure par jour aide à rester mince. Quant aux personnes en surpoids, elles ont tout intérêt à s’adonner à ce sport porté qui ménage les articulations des membres inférieurs.

Un système immunitaire dopé : Selon une étude scientifique publiée en 2018, les cyclistes ayant fait du vélo une grande partie de leur vie et le pratiquant encore deux heures et demie par semaine ont plus de lymphocytes T que les autres et autant que les jeunes. Grâce quoi leur corps résiste mieux aux infections, aux maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde.

Et la petite reine diminue aussi significativement l’incidence et la mortalité des cancers (notamment côlon et sein), contribue à prévenir le diabète, à lutter contre l’excès pondéral.

Ne pas oublier les risques : Le premier risque, c’est la chute. Si le port d’un casque n’est obligatoire que jusqu’à 12 ans, il est vivement conseillé pour tous. Quant aux fractures, elles touchent surtout le poignet et la main, voire la clavicule. La règle absolue est donc de toujours maîtriser sa vitesse en forêt et sur route, notamment dans les tournants à gauche.

Il faut aussi veiller à bien ajuster la hauteur de la selle et du guidon pour éviter les douleurs et les tendinites. Chez les hommes, la compression de la prostate peut être allégée en se plaçant légèrement en arrière de la selle ou en s’équipant d’une selle adaptée. Enfin, contrairement à ce qui a été longtemps affirmé, le vélo n’a aucun effet néfaste sur la sexualité des hommes et des femmes, ni sur leur libido.

D’après Anne Jeanblanc, Le Point août 2019
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