Face à un manager toxique

Un collaborateur qui désire réussir dans son poste et évoluer vers d’autres postes, doit comme on dit, peaufiner son “savoir-être”

Savoir-être signifiant être à l’écoute, chercher à améliorer ses méthodes de travail, apprécier le travail d’équipe, être créatif, être autonome etc. Bref, se comporter intelligemment et en synergie avec ses collègues, ses clients, son manager ou son patron.

On comprend facilement que dans un tel univers paradisiaque, sans perte de temps en conflits inutiles, la productivité du travail puisse s’améliorer. Le problème, c’est qu’en haut de la pyramide, c’est-à-dire du côté des managers, le savoir-être n’est pas toujours là. À moins qu’il ne se définisse tout à fait autrement que pour leurs collaborateurs.

Car dans les entreprises et les administrations, les responsabilités des managers peuvent être tellement stressantes que, s’ils ne sont pas à la hauteur, elles vont stimuler ou aggraver des troubles psychologiques préexistants à leur nomination. Conséquence : les managers dysfonctionnent psychologiquement plus souvent que la moyenne de la population et ont des comportements toxiques et dangereux vis-à-vis de leurs collaborateurs. Les chercheurs (notamment Kets de Vries) ont identifié 4 types de comportements, les plus répandus et les plus toxiques chez les managers.

Le manager narcissique, qui se froisse et se déchaîne à la première critique. Un comportement tout à fait contraire à l’écoute et au travail collaboratif.

Le manager bipolaire, qui souffre de sautes d’humeur répétées et de grande ampleur. En phase dépressive, il peut se mettre à tout vouloir contrôler, à perdre confiance dans ses collaborateurs, tant il redoute que la situation ne tourne à la catastrophe.

Le manager psychopathe qui, par nature, est incapable d’empathie. Manipulateur, il ne se soucie des autres, que si cela peut servir ses intérêts personnels.

Le manager obsessionnel compulsif, souvent extrêmement perfectionniste. Il inhibe son entourage, qui n’ose plus rien entreprendre et qui redoute d’apporter des idées neuves, par crainte de se tromper ou de mal faire.

On comprend alors que le fameux savoir-être d’un collaborateur consiste non seulement à adapter son comportement à son entourage professionnel, mais surtout à supporter, voire à compenser, celui de son manager, dont visiblement le savoir-être n’est pas exigé. Fort heureusement, les chercheurs nous disent comment.

Flatter un manager narcissique et si la critique est vraiment nécessaire, faire en sorte qu’elle émane de l’équipe tout entière, ou mieux, d’un équivalent hiérarchique du manager, ce que l’on appelle “un pair” du manager.

Inciter un manager bipolaire à déléguer au maximum (ce qui est plus facile à dire qu’à faire)

Être très vigilant avec un manager psychopathe, qui va promettre qu’il a compris la critique et qu’il va modifier son comportement en conséquence… ce qui ne sera le plus souvent qu’une manipulation de plus.

Faire comprendre à un manager obsessionnel compulsif que le mieux est l’ennemi du bien. Ce qui souvent soulage son entourage et lui aussi. Des quatre types de comportement toxiques, celui-ci semble le plus facile à gérer.

Mieux vaut suivre ces conseils, car ces dysfonctionnements sont contagieux. Des équipes et des services entiers, et parfois l’entreprise toute entière, internalisent ces dysfonctionnements qui deviennent alors normaux. Les collaborateurs  se retrouvent progressivement contaminés et tous les efforts et l’argent investis pour recruter des collaborateurs “sachant être” sont réduits à néant.

Conseil personnel après plus de 25 ans de conseil en entreprise : Face à un manager toxique, le mieux est de fuir le plus tôt possible en changeant de service ou d’entreprise, car vous risquez d’être contaminé(e) et de vous épuiser jusqu’au burn-out. Car les entreprises recrutent le plus souvent à l’image de leurs patrons…

Reste un mystère : Comment des personnes susceptibles de développer de telles pathologies dans les équipes, peuvent-elles être nommées à des postes d’encadrement ? Et à quoi donc servent les DRH ? “Y a quelque chose qui cloche là-dedans. J’y retourne immédiatement ” aurait dit Boris Vian…

D’après Kets de Vries “Combat contre irrationalité des managers” et Annie Kahn, Le Monde 2018. 

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Les fabuleux bienfaits de la marche

La marche n’est pas seulement un moyen de déplacement, mais une activité physique à part entière aux vertus aussi diverses qu’inattendues. Nul besoin de payer un abonnement à une salle de sport pour cajoler sa santé : La marche est un fabuleux moyen de prévention pour de nombreuses affections.

Les bienfaits de la marche sont nombreux et souvent méconnus. Marcher quotidiennement pourrait être un médicament formidable et la meilleure des préventions. « La marche est le meilleur remède pour l’homme », disait Hippocrate.

Une étude a montré que réaliser 30 à 60 minutes de marche quotidiennement pouvait entraîner une perte de poids significative, et par ailleurs, le risque d’obésité se verrait divisé par deux dès lors que l’on marcherait une heure par jour.

Les muscles sont les premiers bénéficiaires de cette activité physique, sans oublier les articulations et les os du squelette. En effet, la pratique de 4 heures de marche par semaine réduirait le risque de fracture de la hanche de 43 %. Les os sont des structures vivantes qui réagissent aux contraintes qu’ils subissent et se renforcent d’autant plus qu’ils sont sollicités. Les articulations ne sont pas en reste, et le cartilage articulaire, comme les os du squelette, se renforce dès lors qu’il est soumis à des contraintes.

Les personnes souffrant d’arthrose sont conviés à réaliser de l’activité physique, une étude ayant démontré que cela avait de réels effets anti-inflammatoires. La marche est une fantastique indication d’activité physique pour celles et ceux qui souffrent d’arthrose, quelle qu’en soit sa localisation.

Outre l’appareil locomoteur, la marche est le partenaire santé privilégié du cerveau. Seulement deux heures de marche par semaine auraient pour effet de diminuer le risque d’AVC de 30 %. La mémoire n’est pas en reste, marcher durant 40 minutes trois fois par semaine aurait des effets protecteurs sur les zones du cerveau en charge de la mémorisation. Enfin, les symptômes de la dépression se verraient réduits de 36 % avec la simple réalisation de 30 minutes de marche quotidienne.

La liste des bénéfices de la marche sur le cerveau est longue, de la prévention de la démence à la réduction du risque de développer la maladie d’Alzheimer, mais la marche est aussi et avant tout un moyen de lutte contre le stress sans pareil. “La marche dompte la bête” dit l’écrivain marcheur Sylvain Tesson.

Les organes aussi voient leur fonctionnement amélioré par la pratique de la marche. Ainsi, une étude a montré que le pancréas, dont la défaillance est à l’origine du diabète, verrait son fonctionnement amélioré par la marche, ce qui aurait pour conséquence d’augmenter la tolérance au glucose : La réalisation de 3.500 pas par jour diminuerait le risque de diabète de 29 %.

Du côté du cœur, le risque de développer une maladie cardio-vasculaire diminuerait drastiquement dès la réalisation de 30 minutes de marche quotidienne. La pression artérielle diminuerait, ainsi que le taux de cholestérol, et l’ensemble de la fonction cardio-vasculaire s’en trouverait amélioré.

La fonction digestive se trouverait également améliorée par la marche et le risque de développer un cancer du côlon diminuerait dès 30 minutes d’efforts quotidiens.

La marche rapide au grand air, plus alerte et plus vigoureuse, où l’on accentue les mouvements des hanches, des épaules et des bras, est encore plus intéressante : 3 heures de marche rapide par semaine permettraient de réduire de plus de la moitié le risque de progression du cancer de la prostate, selon des chercheurs américains. Cette marche aurait pour effet de réduire l’inflammation et de contrer la résistance à l’insuline, deux phénomènes qui contribuent à la progression du cancer.

2.400 après sa mort, la science a confirmé la conviction d’Hippocrate. La marche est un fabuleux médicament, la meilleure des préventions et ses bénéfices sont innombrables. La vie de ceux qui la pratiquent s’en trouve grandement améliorée, leur espérance de vie aussi : 75 minutes de marche hebdomadaire allongeraient l’espérance de vie de 2 ans. Et marcher est avant tout une affaire d’éducation. Les enfants et les ados n’en sont pas exemptés, bien au contraire, et ils y prendront goût pour le restant de leur vie.

D’après Stéphane Demorand, kinésithérapeute – Le Point février 2019.
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L’œuf, l’aliment miracle !

Les protéines de l’œuf (dans le blanc et le jaune) ont la caractéristique étonnante de rassembler dans des proportions idéales, les 9 acides aminés essentiels à l’entretien des muscles, des os, de la peau et de tous les organes, ainsi qu’au bon équilibre hormonal.

Les œufs sont aussi d’excellentes sources de vitamine A, B2, B5, B9 (folates) et B12, de sélénium, de calcium et de zinc. En outre, le jaune d’œuf renferme une substance précieuse qui améliore le fonctionnement du cerveau : la choline dont 90 % des gens manquent.

Encore plus fort : Certains micronutriments contenus dans les œufs (lutéine et zeaxanthine) sont une excellente protection contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge. L’ex-doyenne de l’humanité, l’Italienne Emma Morano (116 ans), savait sans doute ce que les œufs pouvaient lui apporter, elle qui en consommait trois par jour depuis l’âge de vingt ans.

La superstition du cholestérol

Manger 3 œufs par jour n’augmente pas d’un pouce le cholestérol sanguin dans la grande majorité des cas, car le cholestérol est régulé par le foie. Lorsque nous en consommons beaucoup, le foie réduit sa propre production de cholestérol. À l’inverse, lorsque nous n’avons pas assez de cholestérol dans notre alimentation, notre foie en produit davantage, ce qui prouve bien que le cholestérol est indispensable à notre organisme.

Et pour les quelques personnes qui voient leur cholestérol sanguin augmenter en mangeant des œufs, cette hausse est équilibrée entre le bon cholestérol (HDL) et le mauvais cholestérol (LDL).

Voilà pourquoi les autorités de santé américaine ont modifié leurs recommandations. Après avoir conseillé pendant des années de limiter les aliments riches en cholestérol (comme les œufs), elles ont reconnu qu’il était inutile de se restreindre.

L’aliment parfait au petit-déjeuner

Le matin, les œufs apportent les protéines nécessaires pour fabriquer la dopamine, un neuromédiateur qui donne l’entrain et la motivation pour bien commencer la journée.

Prendre deux œufs tous les matins au petit-déjeuner permet de tenir sans problème jusqu’au soir sans avoir faim, car les œufs sont incroyablement nourrissants. Et remplacer le pain par des œufs au petit déjeuner permet, en même temps, de perdre du poids.

Ne pas trop les cuire

Le blanc de l’œuf doit être coagulé, non liquide. Le jaune doit rester liquide car les fabuleux nutriments qu’il contient risquent d’être détruits par une cuisson excessive. Même chose pour les excellentes graisses contenues dans les œufs (cholestérol, oméga-3) qui sont fragiles et peuvent s’oxyder à la chaleur.

La meilleure manière de manger vos œufs est donc de les faire à la coque, cuits à faible température (80 °C) pendant 4 ou 5 minutes.

Choisir des œufs bio

Ce que l’on donne à manger aux poules impacte directement la qualité des acides gras contenus dans les œufs. Dans les élevages intensifs, on nourrit les poules avec des tourteaux de maïs ou de soja, riches en oméga-6. Résultat : les œufs sont eux-mêmes remplis d’omega-6 et d’acides gras néfastes pour le cœur.

Au contraire, les éleveurs qui donnent à leurs poules des graines de lin ou de lupin enrichissent les œufs en omega-3, qui sont excellents pour éloigner les maladies cardio-vasculaires et réduire l’inflammation. Voilà pourquoi il faut toujours choisir ses œufs bio ou certifiés Bleu-Blanc-Cœur, un label qui garantit que les poules ont eu une alimentation enrichie en graines de lin.

Pouvoir les tolérer

Une seule réserve : L’œuf de poule est la source la plus fréquente d’intolérances alimentaires sévères, juste devant le lait de vache et le gluten. C’est l’ovalbumine, une protéine du blanc d’œuf qui est le plus souvent responsable de ces intolérances. Et il est possible d’être intolérant aux œufs et de n’avoir des symptômes (migraines, problèmes digestifs etc.) que trois jours après en avoir mangé…

D’après Xavier Bazin, Santé Corps Esprit, janvier 2019

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Ma séance de sophrologie

La sophro comme disent les pratiquants, est destinée à ceux qui ont du mal à lâcher prise, qui sont constamment dans l’action, le cerveau en ébullition, le portable toujours à l’oreille avec les problèmes de stress, de sommeil, de difficultés relationnelles, voire de risque de burn-out.

Les plus expérimentés le font debout en quelques minutes au réveil, mais on peut pratiquer partout, chez soi, au bureau et à toute heure, même couché avant de s’endormir. Voici ma séance de sophrologie.

Assis sur une chaise, yeux fermés, mains sur les genoux,  je prends conscience de la forme de mon corps en train de se relâcher, de se détendre. Avec ma respiration calme et tranquille, j’accueille les sensations de bien-être. Je me concentre sur mon visage, détendu, mon cou, mes épaules. Mes bras, mes mains, jusqu’au bout des doigts, se relâchent. Je sens la peau de mon visage se détendre.

J’accueille toutes les sensations de bien-être et je me concentre sur l’énergie, cette force à l’intérieur de mon corps. Je dépose tout ce qui m’ennuie à l’extérieur. J’ai l’impression de m’affaisser sur ma chaise, je bâille, j’ai envie de dormir. Je vais, comme j’ai l’habitude de le faire maintenant, libérer le négatif, libérer les tensions, tout ce qui me dérange dans ma vie. Je vais souffler pour vider mes poumons, puis inspirer et retenir l’air.

Je contracte tout ce que je peux contracter : mes cuisses, mes pectoraux, mes poings, mes paupières et retiens mon souffle, longtemps, très longtemps. Puis je souffle, comme si je devais éteindre un gâteau avec 200 bougies. Je répète ce “sophro-déplacement du négatif” deux fois en portant mes mains sur mon front puis mon ventre.

Je relâche tous les muscles. Je suis juste à l’écoute de mon silence intérieur et d’une musique planante (celle de mon smartphone) ; Avec toute mon énergie, je me concentre sur ici et maintenant. Si des bruits extérieurs ou des pensées viennent polluer mon mental, je souffle et je les laisse passer comme un nuage passe dans le ciel.

J’inspire et à l’expir, je diffuse cette énergie au niveau de mon cerveau. J’inspire encore et j’envoie cette énergie au niveau de mes cordes vocales, de mon cou, de mes épaules, de mes bras, de mon cœur, de mes poumons… Avec ma respiration calme et tranquille, j’envoie cette énergie réparatrice afin d’harmoniser mes organes et de permettre à mes cellules de fonctionner en toute quiétude, libérées des tensions. J’essaie de percevoir les sensations de chaleur, de bien-être, de lumière. J’ai l’impression que mon corps bat comme les ailes d’un oiseau au rythme de mon cœur.

Je laisse venir les images, j’accueille tous les phénomènes qui émergent de cette relation entre mon corps et mon esprit. Sur l’écran de mes yeux fermés défilent les séquences d’un film étrange : des formes psychédéliques se succèdent, je progresse dans une espèce de grotte à la vitesse de la musique puis des plantes, des feuilles poussent un peu partout. Le vert domine.

Tranquillement, je vais essayer d’évoquer mes capacités, ma force intérieure, comme si un médecin intérieur se réveillait et se mettait en action. Sans oublier surtout d’exprimer à mon corps et à mon esprit que je sais d’où viennent mes petits problèmes et qu’ils n’ont plus besoin de se manifester car j’ai compris ce que je devais faire.

Puis je ferai deux ou trois respirations profondes pour revenir ici et maintenant. Je prends tout mon temps. Et, comme j’ai l’habitude de le faire, je peux tout doucement commencer à bouger les pieds, bâiller, m’étirer et seulement lorsque je serai prêt, je pourrai ouvrir les yeux. Je peux également, si je fais cette séance en soirée, décider de m’endormir.

“La sophro a changé ma vie” dit Yannick Noah le plus zen des tennismen. Mais avant de réussir coups droits et revers, il s’est beaucoup entraîné. En sophro, c’est pareil…

D’après Stéphane Mandard, Le Monde 2013.
Académie internationale de sophrologie caycédienne, sofrocay.com

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Parents, profs, patrons, managers : mêmes combats !

Les nouveaux styles de management, moins autoritaires et plus collaboratifs, avec l’essor du numérique qui favorise le travail en réseau au détriment de la hiérarchie, font converger les  principes familiaux et managériaux.

La sphère familiale, parce qu’on y pratique intensément les relations, est un terrain privilégié pour exercer et développer des compétences qui vont être de plus en plus appréciées dans le monde professionnel, privé et public.

Être un bon leader requiert les mêmes qualités que pour être un bon parent, précise un expert en leadership, auteur de Leaders Eat Last (Les chefs mangent en dernier) non traduit en français, mais dont l’auteur fait un tabac grâce à ses conférences TED, visionnées plus d’un million de fois.

Son propos n’est pas un éloge du paternalisme, au contraire. Il part d’un constat : Un bon parent doit être à la fois exigeant vis-à-vis de ses enfants pour les rassurer en leur donnant un cadre clair, et encourageant pour les stimuler. Mais s’il est encourageant, sans être exigeant, ou exigeant sans les encourager, il est tour à tour trop permissif, ou trop autoritaire, et cela ne marche pas. Et pire encore, s’il n’est ni l’un ni l’autre.

Par exemple, beaucoup de professeurs pensent qu’il suffit d’être bon pédagogue pour bien enseigner. Mais pédagogie et fermeté vont toujours de pair, d’où beaucoup de désillusions et d’échecs, notamment dans les lycées dits “difficiles”

Et en entreprise c’est exactement la même chose. Pourquoi y a t-il aussi peu de très bons managers ? Parce que, si encourager exige une forme de générosité, être ferme exige des convictions, les deux étant rarement réunis.

Créer son entreprise, c’est sympathique, mais en devenir le dirigeant, mettre les intérêts de ses collaborateurs avant les siens propres, c’est un choix. Et c’est nécessaire, ajoute cet expert. Parce que ” si vous attendez de vos équipes qu’elles travaillent vraiment bien ensemble et fassent le boulot, elles doivent savoir que vous vous sacrifieriez pour elles ”

Sous-entendu, comme un père ou une mère pour leurs enfants. Celui ou celle qui aura pratiqué ces principes en famille sera expérimenté pour les déployer en entreprise. Et aura toutes les chances d’être un bon manager, encourageant et ferme.

Et l’âge des collaborateurs ne change rien à l’affaire. Encouragement et fermeté sont de puissants leviers de motivation quand ils sont utilisés avec sincérité, tant vis-à-vis des enfants (et aussi des petits-enfants) que des adultes.

Conséquence : L’entreprise doit mettre fin à toute méfiance vis-à-vis de la vie familiale de ses collaborateurs. Elle doit au contraire, considérer celle-ci avec enthousiasme, car elle en tirera profit, tôt ou tard…

Parents (et grands-parents), profs, patrons, managers : mêmes combats !

Bonne année 2019 ! 

D’après Annie Kahn, Le Monde, janv 2017

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Autopsie d’une crise

Quand le niveau de vie en France est trop élevé par rapport à la richesse produite et que le pouvoir d’achat est financé à crédit,

Quand la dette du pays : plus de 2.300 milliards d’euros, soit 35.000 euros par habitant (y compris donc votre fils et votre petite-fille de trois mois) empêche de s’endetter plus,

Quand le service de la dette, c’est à dire les intérêts annuels versés à ceux qui nous prêtent de l’argent pour faire nos fins de mois, payer nos fonctionnaires et verser nos prestations sociales, atteint 42 milliards d’euros, l’équivalent du budget de l’Éducation Nationale,

Quand la faible croissance : 1,5% une des plus faibles d’Europe, diminue les rentrées fiscales (moyen naturel d’alléger la dette), freine la mobilité économique et sociale et rend tout plus compliqué,

Quand le nombre de retraités (16 millions) augmente plus vite que le nombre de travailleurs (27 millions) entraînant une augmentation continue des charges salariales (7% dans les années 60, 22% aujourd’hui) qui ne financent plus que les 2/3 des pensions,

Quand aucun gouvernement, y compris l’actuel, n’a eu le courage de faire passer l’âge de départ en retraite à 65 ans (actuellement 62 ans hors régimes spéciaux), comme la plupart des pays d’Europe,

Quand 4,5 millions de Français vivent de minima sociaux et quand 3 millions de chômeurs vivent d’allocations,

Quand les dépenses de santé (2° poste du budget de l’État) explosent avec l’allongement de la durée de vie,

Quand la stagnation de la productivité des entreprises rend les augmentations de salaire difficiles (quand la productivité du travail augmente, les entreprises peuvent augmenter les salaires sans toucher à leurs réserves, à leurs profits et donc à leurs investissements),

Quand le déficit commercial s’élève à 62 milliards d’euros, c’est à dire que nous importons par an 62 milliards de plus de biens que nous n’en exportons, signe d’un dramatique manque de compétitivité des entreprises françaises,

Quand la France est comme un ménage ou une famille qui vit au-dessus de ses moyens depuis 43 ans (1975, dernier budget à l’équilibre) et qui dépense plus qu’elle ne gagne (production intérieure brute),

Quand le manque de culture économique de la majorité des Français et de la plupart des syndicats, rend tout cela illisible et incompréhensible à leurs yeux. Combien de Français savent par exemple, que leur pouvoir d’achat est financé à crédit et qu’on ne peut pas augmenter les salaires sans hausse de la productivité du travail, sauf à augmenter les prix, à puiser dans ses réserves, à augmenter les impôts… à d’endetter ? Et que cela est valable pour un fabriquant de voitures, un restaurant, un centre de formation, un hôpital, un ministère, une mairie, un commerce, une école, une crèche…

Quand le ras-le-bol fiscal qui ne date pas d’aujourd’hui, rend impossible toute nouvelle hausse d’impôts et de taxes, la pression fiscale française (48% de la richesse produite) étant la plus forte d’Europe, au-dessus même du Danemark ex champion d’Europe,

Quand 60 % du budget des plus modestes est absorbé par les dépenses contraintes (logement, assurances, remboursement d’emprunts, cantines, forfaits téléphoniques et audiovisuels…) et que la fiscalité verte devient pour eux insupportable,

Quand (au 1° décembre) les doctrines d’intervention des forces de l’ordre en sont restées au maintien de l’ordre (comme on disait pendant la guerre d’Algérie) et ne se sont pas encore adaptées à la guérilla urbaine et quand le renseignement focalisé à raison sur le terrorisme, ne s’est pas assez occupé des groupes radicaux de l’ultra gauche et de l’ultra droite,

Quand Facebook,  Twitter, YouTube relayent les fausses nouvelles, les théories complotistes et les rumeurs les plus délirantes (le président aurait vendu la France à l’ONU pour accueillir des millions de migrants !), confortent les gens dans leurs certitudes et non dans l’échange contradictoire de points de vue et poussent à la surenchère permanente, accentuant une violence qui couve et qui ne demande qu’à exploser,

Quand ce qui arrive n’arrive jamais par hasard…

Espérons que notre jeune président saura transformer cette crise en opportunité, puisque comme disaient nos anciens : “À toute chose, malheur est bon”…

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Melody Gardot sauvée par la musique et le chant

La diva du jazz Melody Gardot évoque sa renaissance après l’accident qui faillit lui coûter la vie à 19 ans.

En treize ans, la chanteuse, auteure et compositrice américaine s’est imposée sur la scène mondiale du jazz.

“À 19 ans ma vie a totalement basculé quand un chauffard m’a renversée. Mon bassin a été brisé, ma colonne vertébrale atteinte, sans compter les lésions cérébrales et traumatismes multiples. Je suis restée un an à l’hôpital, allongée sur le dos, paralysée. Le diagnostic était désespéré. Chaque journée, dans les dix ans qui ont suivi, équivalait à gravir l’Everest”

“Mais tout n’était pas perdu puisque j’avais mes mains ! Comme j’avais toujours voulu peindre, j’étais sauvée ! N’avais-je pas vu un reportage sur des handicapés qui tenaient leur pinceau entre leurs dents ?”

“Un jour ma mère m’a apporté une guitare et j’ai appris à en jouer, entièrement allongée, en collant des onomatopées sur des sons, un peu comme le scat : bap bap ta ta ta ba ba. Puis j’ai varié les syllabes. Et au bout de plusieurs mois, les mots ont surgi, incertains, sur des airs, ce qui en faisait des chansons”

“Je vivais avec 150 dollars par mois d’assistance publique, plus 150 de prime handicap. Mais ma perte de mémoire engendrée par le traumatisme crânien avait au moins un avantage, c’est que je ne me souvenais jamais de la veille, ni de ce qui aurait dû être mon grand sujet d’inquiétude. L’inconvénient, c’est que j’ai dû réapprendre à tout faire : parler, manger, me laver les dents… ”

“Parmi mes troubles neurologiques, il y avait l’anomie, un trouble grave de la parole. Un truc fou. Mon cerveau fonctionnait, mais j’étais incapable de formuler des mots. Je balbutiais comme un bébé : beup beup beup. Et c’est là que la musique m’a aidée”

“Comme j’oubliais tout au fur et à mesure, j’enregistrais trois notes avec un petit magnéto, puis cinq, puis de courtes phrases, je réécoutais et j’enchaînais. Je confiais ainsi à ma guitare ce que je ne pouvais dire à personne, moi qui avais 20 ans et vivais comme un petit chiot, au jour le jour, immobile, incapable de me projeter dans l’avenir”

“Un ami a mis sur Myspace l’un de mes enregistrements qui n’était, au départ, qu’un exercice de mémoire. Puis quelqu’un m’a demandé si je ne voulais pas venir jouer deux ou trois chansons dans un concert de charité. J’ai été tentée, sachant pourtant que je ne pouvais pas rester assise plus de quinze minutes sur mon fauteuil roulant

“Une radio de Philadelphie m’a alors réclamé un CD. Je n’en avais qu’un seul, enregistré sur mon pauvre ordinateur. Et ça a cartonné. Puis quelqu’un de merveilleux m’a proposé d’enregistrer un vrai disque, alors que je n’avais pas un rond, que j’étais toujours en fauteuil roulant, équipée d’un appareil auditif pour réguler l’intensité des sons qui résonnaient dans ma tête comme un haut-parleur détraqué, et de lunettes fumées pour protéger mon hypersensibilité à la lumière. Le CD a explosé, Universal m’a signée, et tout s’est enchaîné”

“Je suis bouddhiste et je crois que les vies se succèdent. À 19 ans je suis morte. À 19 ans, je suis née. Comme j’en ai aujourd’hui 33, cela signifie que je n’ai que 14 ans dans ma deuxième vie. Je suis une ado !”

D’après Annick Cojean, Le Monde mars 2018

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Halte au sucre !

Nous consommons en moyenne 4 fois plus de sucre que la quantité recommandée : 20 cuillères à café (100g) au lieu de 5 (25g).

Ce qui a des effets dangereux sur notre santé notamment : obésité, diabète, dépendance à l’insuline et maladies cardiovasculaires.

Pourquoi consommons-nous autant de sucre ?

Le sucre active dans notre cerveau “le circuit de récompense” qui va nous pousser à recommencer l’expérience. D’ailleurs la saveur sucrée est la seule pour laquelle l’enfant a une attirance innée.

Après avoir mangé du sucre, son taux dans le sang augmente rapidement, mais il va aussi rapidement diminuer sous l’effet de l’insuline. Ce pic génère un signal qui va être envoyé au cerveau pour le prévenir qu’il n’y a plus suffisamment de sucre dans le corps et nous allons donc ressentir à nouveau le besoin de consommer du sucre. D’où un cercle vicieux et un phénomène de dépendance.

Quels sucres ?

Le glucose est un sucre naturel présent dans les fruits et la plupart des glucides alimentaires (pain, pâtes, riz, céréales, légumes secs…) ; Il a un pouvoir sucrant faible. Le fructose est présent dans les fruits et le miel. Il a un pouvoir sucrant élevé. Le saccharose c’est le sucre de table, extrait de la betterave ou de la canne à sucre. Il est constitué d’une molécule de glucose liée à une molécule de fructose.

Lorsque l’on consomme du glucose, ce dernier est utilisé de manière efficace par notre organisme. Il va fournir de l’énergie à l’ensemble de nos cellules : foie, muscles, cerveau…; Le fructose lui ne peut être métabolisé que par le foie car seules les cellules du foie sont capables d’utiliser le fructose comme énergie.

Un des problèmes vient du fait qu’en raison de son pouvoir sucrant et de son faible prix, les industriels ajoutent du fructose concentré dans les sauces, chips, pizzas, gâteaux, jambon, etc. C’est ce qu’on appelle les sucres cachés. Ce fructose ajouté n’étant pas accompagné de fibres comme dans les fruits, son absorption va être très rapide et le foie va l’utiliser immédiatement comme énergie ou le stocker.

Quels effets sur la santé ?

Lorsque le glucose et le fructose se retrouvent en excès dans notre organisme par rapport à nos besoins en énergie, ils vont être stockés pour être utilisés plus tard comme une source d’énergie. Mais cette capacité de stockage est limitée et quand elle arrive à saturation, notre organisme va stocker l’excès de sucre sous forme de graisses.

Une partie de ces graisses reste dans le foie. L’autre partie va se retrouver dans le système sanguin et être stockée dans les cellules graisseuses, ce qui va engendrer une prise de gras au niveau du ventre. C’est “la graisse viscérale” qui va enserrer tous les organes, qui est à l’origine de fatigue, de nausées, d’inconfort au niveau de l’abdomen, qui est une source d’insomnie et qui augmente les risques de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Meilleure alternative : le miel

Le miel, grâce aux enzymes secrétées par les abeilles, est riche en minéraux (magnésium, calcium, potassium, fer), en vitamines B et C et en antioxydants qui aident à prévenir le cancer et les maladies dégénératives. Choisir un miel bio (pour protéger les abeilles), foncé (plus riche en antioxydants) comme le miel de montagne, de sarrasin ou de châtaignier et produit en France car mieux contrôlé.

Mais ne pas oublier que le pouvoir antioxydant du miel reste relativement faible par rapport à celui des fruits et des légumes et surtout qu’une cuillère à café de miel représente 30% de la consommation journalière maximale de sucre recommandée.

Conclusion :

Quelle que soit sa forme : sucre blanc (le pire), sucre roux, sucre complet, sucre de coco, sirop d’érable, sucre de bouleau, stevia, miel… le sucre a des effets délétères sur notre santé.

Le mieux est de limiter sa consommation sous toutes ses formes et de se contenter du sucre contenu dans les légumes et dans les fruits. Par exemple, on peut sucrer un café, un thé, un yaourt, en mangeant en même temps un grain de raisin, un morceau de poire, de pomme, de banane, de mangue, de pruneau…

Quant au sucre contenu dans le vin et contrairement à ce que l’on pense, tous les sucres des raisins ont été transformés en alcool par les levures, et il n’y a donc quasiment aucun sucre résiduel dans la très grande majorité des vins (secs) rouges, blancs ou rosés.

D’après Yuka et Anthony Berthou nutritionniste.

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Quelle eau boire ?

L’eau constitue 60% de notre corps. On comprend pourquoi il faut en boire environ 2 litres par jour, soit 700 litres par an. D’où l’importance de bien choisir l’eau que l’on boit.

Eau minérale en bouteille

Contrairement à ce que l’on pense, une bonne eau est une eau peu minéralisée. Une consommation excessive de minéraux peut être néfaste pour l’organisme, car la présence de minéraux en grande quantité dans l’eau peut interagir avec ceux apportés par l’alimentation et réduire leur assimilation.

Les eaux minérales doivent donc être consommées de façon limitée. Elles sont souvent trop riches en sodium et autres minéraux. L’argument souvent mis en avant par ces eaux, est que la présence de minéraux permet de réduire certaines carences, notamment en calcium et en magnésium. Or, l’assimilation du calcium et du magnésium par notre corps est limitée. Ces eaux présentent donc peu d’intérêt et ne doivent pas faire l’objet d’une consommation quotidienne.

Lorsque l’on est carencé, l’eau minérale n’est pas une solution car les déficits en magnésium ou en calcium ne peuvent pas être restaurés avec de l’eau. Ils doivent être restaurés à travers une meilleure alimentation.

En outre, l’eau en bouteille de nombreuses marques est contaminée par de minuscules particules de plastique qui se détachent et migrent dans l’eau. Le risque de transfert des particules vers les aliments augmente avec la chaleur et la lumière qui contribuent à la dégradation du plastique.

Eau gazeuse en bouteille

Composée de bicarbonates de sodium sous forme de gaz, elle peut être consommée occasionnellement et en petite quantité. Par exemple, lors de gros repas où l’acidité de l’estomac devient très élevée, ou pour les personnes qui souffrent d’acidité gastrique. En effet, elle favorise la digestion, car le bicarbonate contenu dans l’eau contribue à la neutralisation de l’acidité.

Par ailleurs, le bicarbonate est utile aux sportifs pour diminuer l’acidité qui a été produite par les muscles pendant l’effort. Cette acidité, appelée acide lactique, est à l’origine de courbatures et de douleurs musculaires. Suite à un effort, la consommation d’eau gazeuse va alors permettre de réduire plus rapidement la fatigue musculaire, en régulant l’acidité tissulaire, et ainsi accélérer la récupération.

Dans tous les cas, il vaut mieux choisir une eau gazeuse la moins minéralisée possible et riche en bicarbonates de sodium (>600mg/l)

Eau du robinet

En France, l’eau du robinet est de bonne qualité car elle est très contrôlée. Sa potabilité est évaluée par plus de 60 critères calculés par rapport aux populations les plus vulnérables (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées). Ces critères régulent notamment la teneur en minéraux, qui ne doit pas être trop élevée.

Concernant le plomb, l’eau distribuée en contient très peu. Seules les canalisations des bâtiments anciens et non rénovés peuvent encore être en plomb. Dans ce cas, après une période sans utilisation, l’eau stagnante peut se charger en plomb. Il est donc recommandé de laisser couler un instant l’eau du robinet avant de la consommer.

En fonction des régions, l’eau du robinet est plus ou moins chlorée afin de détruire les bactéries qui peuvent s’y trouver. Consommé en excès, le chlore favorise l’acidité du corps. Même si sa quantité dans l’eau est très faible, il peut donner un goût légèrement désagréable à l’eau. Pour l’éviter, il suffit de mettre l’eau au frigidaire durant 1h pour que le chlore s’échappe sous forme de gaz. De même, si le calcaire donne un goût désagréable à l’eau, il est sans danger sur la santé.

Attention aux carafes filtrantes : Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les cartouches de filtration sont des nids à microbes et les carafes filtrantes contribuent alors à la propagation de microbes dans l’eau.

Conclusion

  Pour une consommation quotidienne, privilégier l’eau du robinet, peu chère, de qualité et respectueuse de l’environnement (la production d’eau en bouteille consomme beaucoup d’énergie)

 Si le goût de l’eau du robinet ne plaît pas ou si l’on est dans une région à risque (agriculture intensive), préférer une eau de source faiblement minéralisée comme : Mont-Roucous, Montcalm, Rosée de la Reine.

  Éviter les eaux minérales. En cas de carences, les combler avec une alimentation adaptée.

 Après un effort ou un repas trop copieux, boire un verre d’eau gazeuse riche en bicarbonate pour diminuer l’acidité du corps comme : Vichy Célestins, Vichy ST-Yorre, Rozana, Quézac, Badoit.

D’après Yuka. Pour approfondir : article d’Anthony Berthou sur l’eau et la récupération du sportif : http://www.sante-et-nutrition.com/hydratation-effort/

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Quand le mode de vie s’oppose au destin génétique

On ne naît pas tous égaux face aux maladies, mais lorsqu’on présente des gènes prédisposant à certaines pathologies (diabète, cancer, obésité, maladies cardiovasculaires…), ces gènes peuvent s’exprimer ou pas, être utilisés par une cellule ou ne pas l’être.

Dans ce cas, ces gènes existent toujours mais deviennent “silencieux

Nous ne sommes donc pas totalement prédéterminés par nos gènes. Chacun d’entre-nous a le pouvoir d’optimiser ses chances de vivre en meilleure santé à condition d’adopter certains comportements. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique, du grec epi qui signifie au-delà ou au-dessus (de l’ADN et du code génétique)

Un fascinant processus qui module l’expression de notre patrimoine génétique en fonction du contexte : Le mode de vie (notamment l’activité physique et la nourriture) peut avoir une influence négative, ou positive sur cet héritage et peut donc favoriser ou contrarier l’héritage génétique.

Autrement dit, il n’existe pas de frontière absolue entre gènes (l’ADN tout puissant) et environnement (notre milieu, nos comportements) et nos choix de vie influencent directement l’expression de nos gènes.

Ainsi les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardiovasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à l’arrêt du tabac, une alimentation saine et une activité physique régulière. Si l’on sait depuis des dizaines d’années que l’activité physique réduit le risque de maladies cardiovasculaires, les études sont moins nombreuses sur ses effets pour les personnes à risque génétique.

Des chercheurs américains et suédois ont évalué la forme physique d’un échantillon de personnes (force de préhension, aptitude cardiorespiratoire, performance sur vélo….) ; De l’autre, ils ont analysé les données génétiques de ce même échantillon, notamment ceux présentant un risque génétique plus important de maladie coronarienne et de fibrillation auriculaire (troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des caillots sanguins, des attaques cérébrales ou cardiaques).

Les résultats sont clairs : les personnes qui ont un bon niveau d’activité physique voient leur risque de contracter une maladie cardiovasculaire baisser d’environ 50 %, notamment chez ceux qui présentent un risque génétique élevé.

Il ne faut donc pas être trop fataliste face à une prédisposition génétique. Une nourriture saine et une bonne hygiène de vie peuvent prévenir les accidents cardiovasculaires et dans tous les cas, risque génétique de maladie cardiaque ou pas, l’activité physique doit être encouragée : marcher, monter les escaliers dès que l’on peut, faire deux ou trois séances d’activité physique chaque semaine, et éviter le plus possible la position assise.

D’après Joēl de Rosnay “La symphonie du vivant” et Pascale Santi, Le Monde 2018. 

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Le pouvoir bienfaisant des arbres

Les arbres sont notre exact opposé du point de vue écologique : Ils rejettent l’oxygène, nous le respirons. Ils sont patients et calmes quand nous sommes impatients et agités.

Programmés pour ne jamais mourir (un chêne peut vivre 1.200 ans, un sapin 500 ans), ils représentent le temps long dans notre société de vitesse.

Les arbres sont aussi des êtres sociaux qui communiquent, souffrent et s’entraident. Ils sont régis par une véritable organisation, fondée sur l’entraide et la solidarité. Ils échangent des éléments nutritifs par leurs systèmes racinaires. Les parents-arbres veillent à la bonne santé de leurs rejetons. Le groupe prend soin de ses individus faibles ou malades.

Car les populations sylvestres forment un écosystème qui modère les températures extrêmes, froides ou chaudes, emmagasine de grandes quantités d’eau et augmente l’humidité atmosphérique. Dans un tel environnement, les arbres peuvent vivre en sécurité et connaître une grande longévité. Pour maintenir cet idéal, la communauté doit à tout prix perdurer.

Les arbres sont capables de communiquer entre eux par les odeurs et par les signaux électriques qu’ils émettent, mais aussi par un étonnant réseau souterrain de racines et de champignons, sorte d’Internet des bois, où s’échangent des ressources et des informations sur la sécheresse du sol et sur les attaques d’insectes.

Les bienfaits médicaux des marches dans les bois (les bains de forêt ou douches de forêt comme disent les Japonais) sont reconnus : les molécules issus des huiles essentielles secrétées par les conifères (cèdre, cyprès, pin sylvestre, eucalyptus…) ont un effet tonifiant, celles qui viennent des feuillus (chêne, érable, châtaignier, charme, bouleau, peuplier, tremble…) ont un effet relaxant.

Dès la première heure de marche en forêt, la pression artérielle diminue, le rythme cardiaque ralentit, la concentration et la mémoire s’améliorent. Et quand on est anxieux, stressé, dépressif, on peut imaginer en marchant, que les arbres s’inclinent sur notre passage pour nous saluer ou mieux nous prennent dans leurs bras. Effet garanti !

Les arbres sont aussi un bon support de méditation : Assis le dos droit, attentif à votre corps et à votre souffle, vous contemplez un arbre que vous aimez bien. Voyez comme il semble ne rien faire, cet arbre, rien du tout, voyez comme il semble inutile. En réalité il fait beaucoup de choses : il pousse, il grandit, il filtre l’air, il rejette de l’oxygène, il donne de l’ombre, il embellit le paysage, il ralentit les vents violents, il offre un abri aux oiseaux, aux insectes…

Et vous, à cet instant, vous êtes semblable à cet arbre : immobile et apparemment inutile, juste là, à suivre votre respiration qui va et vient, à prendre le temps de ressentir tout ce qui se passe dans votre corps, à écouter le murmure du monde. En faisant cela, vous vous faites du bien en donnant un peu de répit à votre esprit, vous prenez conscience de votre corps, vous cultivez votre sensibilité, votre discernement et votre rapport aux autres. Vous vous êtes apaisé au contact de cet arbre.

D’après Peter Wohlleben “La vie secrète des arbres”, Laurence Monce “Ces arbres qui nous veulent du bien”, Christophe André “3 minutes à méditer”, Thomas Mahler et Pr Qing Li (Le Point), Pierre Le Hir (Le Monde)
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Les dix bonnes raisons de consulter un psy

Il est parfois difficile de faire la distinction entre un mal-être passager et une vraie névrose, aux racines profondes. À quel moment faut-il envisager de consulter un spécialiste ?

On répète les mêmes échecs.
Il faut s’interroger quand les défaites personnelles se suivent et se ressemblent. Par exemple, certaines femmes répètent toujours le même mécanisme d’échec amoureux en choisissant des hommes qui ne leur conviennent pas. La relation démarre sous les meilleurs auspices, puis finit par se désagréger. Sur le plan professionnel, une personne qui se trouve systématiquement en conflit avec les autres salariés de l’entreprise doit consulter.

On commet des actes manqués.
Les actes manqués n’ont rien à voir avec une erreur de distraction. Ils représentent au contraire un désir refoulé qu’on ne peut pas exprimer consciemment. Par exemple, on a un entretien très important le matin et on ne se réveille pas, on rencontre l’homme de sa vie et on perd son numéro… Tous ces actes manqués ont une signification cachée. Seul un psy, pourra comprendre et faire comprendre ce que notre inconscient essaie de nous dire.

On souffre physiquement.
Crises d’angoisse, migraines, douleurs au ventre… il faut s’inquiéter lorsque ces manifestations physiques sont liées à une souffrance psychologique récurrente ou à une période de stress qui s’éternise. Certains personnes ont des crises d’angoisse fréquentes sans en connaitre la raison, ce qui achève de les angoisser. Le corps révèle alors un mal-être inconscient qui nécessite un suivi.

On s’enferme dans des situations malsaines.
Il faut s’alarmer lorsque l’on sait qu’une situation est malsaine mais qu’on n’arrive pas à y mettre un terme, par exemple si l’on persiste à entretenir une relation amoureuse vouée à l’échec. Autre exemple, on attend toute sa vie une reconnaissance des parents, en vain, sans réussir à tourner la page. La souffrance causée par ce genre de traumatisme est tellement forte qu’elle empêche de bien vivre.

On est souvent déprimé ou triste.
Il faut se méfier de ceux qui vous répètent que vous êtes déprimé(e), ils n’ont pas forcément de bonnes intentions. On peut facilement être mis dans la case dépressif alors qu’on va très bien. Mais consulter permet d’utiliser son vague à l’âme pour mieux se comprendre sans se laisser enfermer dans un diagnostic erroné.
Et il faut réfléchir à deux fois avant de prendre des antidépresseurs. Nous vivons dans une société où l’on n’a pas le droit d’être triste. Les antidépresseurs sont des modificateurs d’humeur, mais ils ne font pas disparaître les problèmes.

On doute en permanence de soi.
Douter en permanence de son potentiel et de ses capacités constitue un sérieux handicap sur le plan affectif et professionnel. Certaines personnes se montrent défaitistes pour conjurer le sort, mais d’autres manquent tellement de confiance en elles qu’elles pensent être incapables de réussir. Elles s’attribueront toujours la responsabilité des échecs de leur vie, à cause d’un sentiment de culpabilité parfaitement irrationnel.

On hésite en permanence.
Une hésitation peut devenir pathologique, par exemple lorsqu’on n’arrive pas à entretenir une relation avec quelqu’un sans s’interroger en permanence. Il est nécessaire de consulter lorsque chaque événement du quotidien donne lieu à une réflexion profonde qui ne mène finalement nulle part. À force d’hésiter, on ne prend aucune décision et on n’avance pas.

On a des sautes d’humeur fréquentes.
Une thérapie peut être utile si on passe rapidement d’un état de tristesse à un état d’excitation ou d’irritation, de manière répétitive et inexpliquée sans rapport avec d’éventuels changements hormonaux. Les sautes d’humeur liées à un malaise psychique sont incontrôlables. Il ne faut pas les confondre avec un simple trouble de la personnalité.

On a vécu un ou plusieurs traumatismes personnels.
Deuil, accident, humiliation, abus sexuel… autant de traumatismes qui nécessitent souvent l’intervention d’un professionnel, à condition d’en ressentir le besoin. La thérapie n’est pas une prescription d’antibiotique. C’est avant tout une décision personnelle. Certains ont une capacité de résilience importante qui leur permet de dépasser de graves traumatismes.

On a envie de se découvrir.
C’est le point le plus important. Avant d’entamer une psychothérapie, il faut être curieux de comprendre ce qui nous anime et de découvrir nos désirs inconscients. D’une façon générale, un spécialiste peut aider si l’on ressent un mal-être et si l’on a conscience d’en être en partie responsable, en l’absence d’un événement extérieur bien identifié.

D’après Dr Robert Neuburger, psychiatre et thérapeute de couple, “Première séance, 20 raisons d’entreprendre (ou non) une psychothérapie” (Payot)

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