Autopsie d’une crise

Quand le niveau de vie en France est trop élevé par rapport à la richesse produite et que le pouvoir d’achat est financé à crédit,

Quand la dette du pays : plus de 2.300 milliards d’euros, soit 35.000 euros par habitant (y compris donc votre fils et votre petite-fille de trois mois) empêche de s’endetter plus,

Quand le service de la dette, c’est à dire les intérêts annuels versés à ceux qui nous prêtent de l’argent pour faire nos fins de mois, payer nos fonctionnaires et verser nos prestations sociales, atteint 42 milliards d’euros, l’équivalent du budget de l’Éducation Nationale,

Quand la faible croissance : 1,5% une des plus faibles d’Europe, diminue les rentrées fiscales (moyen naturel d’alléger la dette), freine la mobilité économique et sociale et rend tout plus compliqué,

Quand le nombre de retraités (16 millions) augmente plus vite que le nombre de travailleurs (27 millions) entraînant une augmentation continue des charges salariales (7% dans les années 60, 22% aujourd’hui) qui ne financent plus que les 2/3 des pensions,

Quand aucun gouvernement, y compris l’actuel, n’a eu le courage de faire passer l’âge de départ en retraite à 65 ans (actuellement 62 ans hors régimes spéciaux), comme la plupart des pays d’Europe,

Quand 4,5 millions de Français vivent de minima sociaux et quand 3 millions de chômeurs vivent d’allocations,

Quand les dépenses de santé (2° poste du budget de l’État) explosent avec l’allongement de la durée de vie,

Quand la stagnation de la productivité des entreprises rend les augmentations de salaire difficiles (quand la productivité du travail augmente, les entreprises peuvent augmenter les salaires sans toucher à leurs réserves, à leurs profits et donc à leurs investissements),

Quand le déficit commercial s’élève à 62 milliards d’euros, c’est à dire que nous importons par an 62 milliards de plus de biens que nous n’en exportons, signe d’un dramatique manque de compétitivité des entreprises françaises,

Quand la France est comme un ménage ou une famille qui vit au-dessus de ses moyens depuis 43 ans (1975, dernier budget à l’équilibre) et qui dépense plus qu’elle ne gagne (production intérieure brute),

Quand le manque de culture économique de la majorité des Français et de la plupart des syndicats, rend tout cela illisible et incompréhensible à leurs yeux. Combien de Français savent par exemple, que leur pouvoir d’achat est financé à crédit et qu’on ne peut pas augmenter les salaires sans hausse de la productivité du travail, sauf à augmenter les prix, à puiser dans ses réserves, à augmenter les impôts… à d’endetter ? Et que cela est valable pour un fabriquant de voitures, un restaurant, un centre de formation, un hôpital, un ministère, une mairie, un commerce, une école, une crèche…

Quand le ras-le-bol fiscal qui ne date pas d’aujourd’hui, rend impossible toute nouvelle hausse d’impôts et de taxes, la pression fiscale française (48% de la richesse produite) étant la plus forte d’Europe, au-dessus même du Danemark ex champion d’Europe,

Quand 60 % du budget des plus modestes est absorbé par les dépenses contraintes (logement, assurances, remboursement d’emprunts, cantines, forfaits téléphoniques et audiovisuels…) et que la fiscalité verte devient pour eux insupportable,

Quand (au 1° décembre) les doctrines d’intervention des forces de l’ordre en sont restées au maintien de l’ordre (comme on disait pendant la guerre d’Algérie) et ne se sont pas encore adaptées à la guérilla urbaine et quand le renseignement focalisé à raison sur le terrorisme, ne s’est pas assez occupé des groupes radicaux de l’ultra gauche et de l’ultra droite,

Quand Facebook,  Twitter, YouTube relayent les fausses nouvelles, les théories complotistes et les rumeurs les plus délirantes (le président aurait vendu la France à l’ONU pour accueillir des millions de migrants !), confortent les gens dans leurs certitudes et non dans l’échange contradictoire de points de vue et poussent à la surenchère permanente, accentuant une violence qui couve et qui ne demande qu’à exploser,

Quand ce qui arrive n’arrive jamais par hasard…

Espérons que notre jeune président saura transformer cette crise en opportunité, puisque comme disaient nos anciens : “À toute chose, malheur est bon”…

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Melody Gardot sauvée par la musique et le chant

La diva du jazz Melody Gardot évoque sa renaissance après l’accident qui faillit lui coûter la vie à 19 ans.

En treize ans, la chanteuse, auteure et compositrice américaine s’est imposée sur la scène mondiale du jazz.

“À 19 ans ma vie a totalement basculé quand un chauffard m’a renversée. Mon bassin a été brisé, ma colonne vertébrale atteinte, sans compter les lésions cérébrales et traumatismes multiples. Je suis restée un an à l’hôpital, allongée sur le dos, paralysée. Le diagnostic était désespéré. Chaque journée, dans les dix ans qui ont suivi, équivalait à gravir l’Everest”

“Mais tout n’était pas perdu puisque j’avais mes mains ! Comme j’avais toujours voulu peindre, j’étais sauvée ! N’avais-je pas vu un reportage sur des handicapés qui tenaient leur pinceau entre leurs dents ?”

“Un jour ma mère m’a apporté une guitare et j’ai appris à en jouer, entièrement allongée, en collant des onomatopées sur des sons, un peu comme le scat : bap bap ta ta ta ba ba. Puis j’ai varié les syllabes. Et au bout de plusieurs mois, les mots ont surgi, incertains, sur des airs, ce qui en faisait des chansons”

“Je vivais avec 150 dollars par mois d’assistance publique, plus 150 de prime handicap. Mais ma perte de mémoire engendrée par le traumatisme crânien avait au moins un avantage, c’est que je ne me souvenais jamais de la veille, ni de ce qui aurait dû être mon grand sujet d’inquiétude. L’inconvénient, c’est que j’ai dû réapprendre à tout faire : parler, manger, me laver les dents… ”

“Parmi mes troubles neurologiques, il y avait l’anomie, un trouble grave de la parole. Un truc fou. Mon cerveau fonctionnait, mais j’étais incapable de formuler des mots. Je balbutiais comme un bébé : beup beup beup. Et c’est là que la musique m’a aidée”

“Comme j’oubliais tout au fur et à mesure, j’enregistrais trois notes avec un petit magnéto, puis cinq, puis de courtes phrases, je réécoutais et j’enchaînais. Je confiais ainsi à ma guitare ce que je ne pouvais dire à personne, moi qui avais 20 ans et vivais comme un petit chiot, au jour le jour, immobile, incapable de me projeter dans l’avenir”

“Un ami a mis sur Myspace l’un de mes enregistrements qui n’était, au départ, qu’un exercice de mémoire. Puis quelqu’un m’a demandé si je ne voulais pas venir jouer deux ou trois chansons dans un concert de charité. J’ai été tentée, sachant pourtant que je ne pouvais pas rester assise plus de quinze minutes sur mon fauteuil roulant

“Une radio de Philadelphie m’a alors réclamé un CD. Je n’en avais qu’un seul, enregistré sur mon pauvre ordinateur. Et ça a cartonné. Puis quelqu’un de merveilleux m’a proposé d’enregistrer un vrai disque, alors que je n’avais pas un rond, que j’étais toujours en fauteuil roulant, équipée d’un appareil auditif pour réguler l’intensité des sons qui résonnaient dans ma tête comme un haut-parleur détraqué, et de lunettes fumées pour protéger mon hypersensibilité à la lumière. Le CD a explosé, Universal m’a signée, et tout s’est enchaîné”

“Je suis bouddhiste et je crois que les vies se succèdent. À 19 ans je suis morte. À 19 ans, je suis née. Comme j’en ai aujourd’hui 33, cela signifie que je n’ai que 14 ans dans ma deuxième vie. Je suis une ado !”

D’après Annick Cojean, Le Monde mars 2018

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Halte au sucre !

Nous consommons en moyenne 4 fois plus de sucre que la quantité recommandée : 20 cuillères à café (100g) au lieu de 5 (25g).

Ce qui a des effets dangereux sur notre santé notamment : obésité, diabète, dépendance à l’insuline et maladies cardiovasculaires.

Pourquoi consommons-nous autant de sucre ?

Le sucre active dans notre cerveau “le circuit de récompense” qui va nous pousser à recommencer l’expérience. D’ailleurs la saveur sucrée est la seule pour laquelle l’enfant a une attirance innée.

Après avoir mangé du sucre, son taux dans le sang augmente rapidement, mais il va aussi rapidement diminuer sous l’effet de l’insuline. Ce pic génère un signal qui va être envoyé au cerveau pour le prévenir qu’il n’y a plus suffisamment de sucre dans le corps et nous allons donc ressentir à nouveau le besoin de consommer du sucre. D’où un cercle vicieux et un phénomène de dépendance.

Quels sucres ?

Le glucose est un sucre naturel présent dans les fruits et la plupart des glucides alimentaires (pain, pâtes, riz, céréales, légumes secs…) ; Il a un pouvoir sucrant faible. Le fructose est présent dans les fruits et le miel. Il a un pouvoir sucrant élevé. Le saccharose c’est le sucre de table, extrait de la betterave ou de la canne à sucre. Il est constitué d’une molécule de glucose liée à une molécule de fructose.

Lorsque l’on consomme du glucose, ce dernier est utilisé de manière efficace par notre organisme. Il va fournir de l’énergie à l’ensemble de nos cellules : foie, muscles, cerveau…; Le fructose lui ne peut être métabolisé que par le foie car seules les cellules du foie sont capables d’utiliser le fructose comme énergie.

Un des problèmes vient du fait qu’en raison de son pouvoir sucrant et de son faible prix, les industriels ajoutent du fructose concentré dans les sauces, chips, pizzas, gâteaux, jambon, etc. C’est ce qu’on appelle les sucres cachés. Ce fructose ajouté n’étant pas accompagné de fibres comme dans les fruits, son absorption va être très rapide et le foie va l’utiliser immédiatement comme énergie ou le stocker.

Quels effets sur la santé ?

Lorsque le glucose et le fructose se retrouvent en excès dans notre organisme par rapport à nos besoins en énergie, ils vont être stockés pour être utilisés plus tard comme une source d’énergie. Mais cette capacité de stockage est limitée et quand elle arrive à saturation, notre organisme va stocker l’excès de sucre sous forme de graisses.

Une partie de ces graisses reste dans le foie. L’autre partie va se retrouver dans le système sanguin et être stockée dans les cellules graisseuses, ce qui va engendrer une prise de gras au niveau du ventre. C’est “la graisse viscérale” qui va enserrer tous les organes, qui est à l’origine de fatigue, de nausées, d’inconfort au niveau de l’abdomen, qui est une source d’insomnie et qui augmente les risques de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Meilleure alternative : le miel

Le miel, grâce aux enzymes secrétées par les abeilles, est riche en minéraux (magnésium, calcium, potassium, fer), en vitamines B et C et en antioxydants qui aident à prévenir le cancer et les maladies dégénératives. Choisir un miel bio (pour protéger les abeilles), foncé (plus riche en antioxydants) comme le miel de montagne, de sarrasin ou de châtaignier et produit en France car mieux contrôlé.

Mais ne pas oublier que le pouvoir antioxydant du miel reste relativement faible par rapport à celui des fruits et des légumes et surtout qu’une cuillère à café de miel représente 30% de la consommation journalière maximale de sucre recommandée.

Conclusion :

Quelle que soit sa forme : sucre blanc (le pire), sucre roux, sucre complet, sucre de coco, sirop d’érable, sucre de bouleau, stevia, miel… le sucre a des effets délétères sur notre santé.

Le mieux est de limiter sa consommation sous toutes ses formes et de se contenter du sucre contenu dans les légumes et dans les fruits. Par exemple, on peut sucrer un café, un thé, un yaourt, en mangeant en même temps un grain de raisin, un morceau de poire, de pomme, de banane, de mangue, de pruneau…

Quant au sucre contenu dans le vin et contrairement à ce que l’on pense, tous les sucres des raisins ont été transformés en alcool par les levures, et il n’y a donc quasiment aucun sucre résiduel dans la très grande majorité des vins (secs) rouges, blancs ou rosés.

D’après Yuka et Anthony Berthou nutritionniste.

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Quelle eau boire ?

L’eau constitue 60% de notre corps. On comprend pourquoi il faut en boire environ 2 litres par jour, soit 700 litres par an. D’où l’importance de bien choisir l’eau que l’on boit.

Eau minérale en bouteille

Contrairement à ce que l’on pense, une bonne eau est une eau peu minéralisée. Une consommation excessive de minéraux peut être néfaste pour l’organisme, car la présence de minéraux en grande quantité dans l’eau peut interagir avec ceux apportés par l’alimentation et réduire leur assimilation.

Les eaux minérales doivent donc être consommées de façon limitée. Elles sont souvent trop riches en sodium et autres minéraux. L’argument souvent mis en avant par ces eaux, est que la présence de minéraux permet de réduire certaines carences, notamment en calcium et en magnésium. Or, l’assimilation du calcium et du magnésium par notre corps est limitée. Ces eaux présentent donc peu d’intérêt et ne doivent pas faire l’objet d’une consommation quotidienne.

Lorsque l’on est carencé, l’eau minérale n’est pas une solution car les déficits en magnésium ou en calcium ne peuvent pas être restaurés avec de l’eau. Ils doivent être restaurés à travers une meilleure alimentation.

En outre, l’eau en bouteille de nombreuses marques est contaminée par de minuscules particules de plastique qui se détachent et migrent dans l’eau. Le risque de transfert des particules vers les aliments augmente avec la chaleur et la lumière qui contribuent à la dégradation du plastique.

Eau gazeuse en bouteille

Composée de bicarbonates de sodium sous forme de gaz, elle peut être consommée occasionnellement et en petite quantité. Par exemple, lors de gros repas où l’acidité de l’estomac devient très élevée, ou pour les personnes qui souffrent d’acidité gastrique. En effet, elle favorise la digestion, car le bicarbonate contenu dans l’eau contribue à la neutralisation de l’acidité.

Par ailleurs, le bicarbonate est utile aux sportifs pour diminuer l’acidité qui a été produite par les muscles pendant l’effort. Cette acidité, appelée acide lactique, est à l’origine de courbatures et de douleurs musculaires. Suite à un effort, la consommation d’eau gazeuse va alors permettre de réduire plus rapidement la fatigue musculaire, en régulant l’acidité tissulaire, et ainsi accélérer la récupération.

Dans tous les cas, il vaut mieux choisir une eau gazeuse la moins minéralisée possible et riche en bicarbonates de sodium (>600mg/l)

Eau du robinet

En France, l’eau du robinet est de bonne qualité car elle est très contrôlée. Sa potabilité est évaluée par plus de 60 critères calculés par rapport aux populations les plus vulnérables (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées). Ces critères régulent notamment la teneur en minéraux, qui ne doit pas être trop élevée.

Concernant le plomb, l’eau distribuée en contient très peu. Seules les canalisations des bâtiments anciens et non rénovés peuvent encore être en plomb. Dans ce cas, après une période sans utilisation, l’eau stagnante peut se charger en plomb. Il est donc recommandé de laisser couler un instant l’eau du robinet avant de la consommer.

En fonction des régions, l’eau du robinet est plus ou moins chlorée afin de détruire les bactéries qui peuvent s’y trouver. Consommé en excès, le chlore favorise l’acidité du corps. Même si sa quantité dans l’eau est très faible, il peut donner un goût légèrement désagréable à l’eau. Pour l’éviter, il suffit de mettre l’eau au frigidaire durant 1h pour que le chlore s’échappe sous forme de gaz. De même, si le calcaire donne un goût désagréable à l’eau, il est sans danger sur la santé.

Attention aux carafes filtrantes : Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les cartouches de filtration sont des nids à microbes et les carafes filtrantes contribuent alors à la propagation de microbes dans l’eau.

Conclusion

  Pour une consommation quotidienne, privilégier l’eau du robinet, peu chère, de qualité et respectueuse de l’environnement (la production d’eau en bouteille consomme beaucoup d’énergie)

 Si le goût de l’eau du robinet ne plaît pas ou si l’on est dans une région à risque (agriculture intensive), préférer une eau de source faiblement minéralisée comme : Mont-Roucous, Montcalm, Rosée de la Reine.

  Éviter les eaux minérales. En cas de carences, les combler avec une alimentation adaptée.

 Après un effort ou un repas trop copieux, boire un verre d’eau gazeuse riche en bicarbonate pour diminuer l’acidité du corps comme : Vichy Célestins, Vichy ST-Yorre, Rozana, Quézac, Badoit.

D’après Yuka. Pour approfondir : article d’Anthony Berthou sur l’eau et la récupération du sportif : http://www.sante-et-nutrition.com/hydratation-effort/

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Quand le mode de vie s’oppose au destin génétique

On ne naît pas tous égaux face aux maladies, mais lorsqu’on présente des gènes prédisposant à certaines pathologies (diabète, cancer, obésité, maladies cardiovasculaires…), ces gènes peuvent s’exprimer ou pas, être utilisés par une cellule ou ne pas l’être.

Dans ce cas, ces gènes existent toujours mais deviennent “silencieux

Nous ne sommes donc pas totalement prédéterminés par nos gènes. Chacun d’entre-nous a le pouvoir d’optimiser ses chances de vivre en meilleure santé à condition d’adopter certains comportements. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique, du grec epi qui signifie au-delà ou au-dessus (de l’ADN et du code génétique)

Un fascinant processus qui module l’expression de notre patrimoine génétique en fonction du contexte : Le mode de vie (notamment l’activité physique et la nourriture) peut avoir une influence négative, ou positive sur cet héritage et peut donc favoriser ou contrarier l’héritage génétique.

Autrement dit, il n’existe pas de frontière absolue entre gènes (l’ADN tout puissant) et environnement (notre milieu, nos comportements) et nos choix de vie influencent directement l’expression de nos gènes.

Ainsi les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardiovasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à l’arrêt du tabac, une alimentation saine et une activité physique régulière. Si l’on sait depuis des dizaines d’années que l’activité physique réduit le risque de maladies cardiovasculaires, les études sont moins nombreuses sur ses effets pour les personnes à risque génétique.

Des chercheurs américains et suédois ont évalué la forme physique d’un échantillon de personnes (force de préhension, aptitude cardiorespiratoire, performance sur vélo….) ; De l’autre, ils ont analysé les données génétiques de ce même échantillon, notamment ceux présentant un risque génétique plus important de maladie coronarienne et de fibrillation auriculaire (troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des caillots sanguins, des attaques cérébrales ou cardiaques).

Les résultats sont clairs : les personnes qui ont un bon niveau d’activité physique voient leur risque de contracter une maladie cardiovasculaire baisser d’environ 50 %, notamment chez ceux qui présentent un risque génétique élevé.

Il ne faut donc pas être trop fataliste face à une prédisposition génétique. Une nourriture saine et une bonne hygiène de vie peuvent prévenir les accidents cardiovasculaires et dans tous les cas, risque génétique de maladie cardiaque ou pas, l’activité physique doit être encouragée : marcher, monter les escaliers dès que l’on peut, faire deux ou trois séances d’activité physique chaque semaine, et éviter le plus possible la position assise.

D’après Joēl de Rosnay “La symphonie du vivant” et Pascale Santi, Le Monde 2018. 

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Le pouvoir bienfaisant des arbres

Les arbres sont notre exact opposé du point de vue écologique : Ils rejettent l’oxygène, nous le respirons. Ils sont patients et calmes quand nous sommes impatients et agités.

Programmés pour ne jamais mourir (un chêne peut vivre 1.200 ans, un sapin 500 ans), ils représentent le temps long dans notre société de vitesse.

Les arbres sont aussi des êtres sociaux qui communiquent, souffrent et s’entraident. Ils sont régis par une véritable organisation, fondée sur l’entraide et la solidarité. Ils échangent des éléments nutritifs par leurs systèmes racinaires. Les parents-arbres veillent à la bonne santé de leurs rejetons. Le groupe prend soin de ses individus faibles ou malades.

Car les populations sylvestres forment un écosystème qui modère les températures extrêmes, froides ou chaudes, emmagasine de grandes quantités d’eau et augmente l’humidité atmosphérique. Dans un tel environnement, les arbres peuvent vivre en sécurité et connaître une grande longévité. Pour maintenir cet idéal, la communauté doit à tout prix perdurer.

Les arbres sont capables de communiquer entre eux par les odeurs et par les signaux électriques qu’ils émettent, mais aussi par un étonnant réseau souterrain de racines et de champignons, sorte d’Internet des bois, où s’échangent des ressources et des informations sur la sécheresse du sol et sur les attaques d’insectes.

Les bienfaits médicaux des marches dans les bois (les bains de forêt ou douches de forêt comme disent les Japonais) sont reconnus : les molécules issus des huiles essentielles secrétées par les conifères (cèdre, cyprès, pin sylvestre, eucalyptus…) ont un effet tonifiant, celles qui viennent des feuillus (chêne, érable, châtaignier, charme, bouleau, peuplier, tremble…) ont un effet relaxant.

Dès la première heure de marche en forêt, la pression artérielle diminue, le rythme cardiaque ralentit, la concentration et la mémoire s’améliorent. Et quand on est anxieux, stressé, dépressif, on peut imaginer en marchant, que les arbres s’inclinent sur notre passage pour nous saluer ou mieux nous prennent dans leurs bras. Effet garanti !

Les arbres sont aussi un bon support de méditation : Assis le dos droit, attentif à votre corps et à votre souffle, vous contemplez un arbre que vous aimez bien. Voyez comme il semble ne rien faire, cet arbre, rien du tout, voyez comme il semble inutile. En réalité il fait beaucoup de choses : il pousse, il grandit, il filtre l’air, il rejette de l’oxygène, il donne de l’ombre, il embellit le paysage, il ralentit les vents violents, il offre un abri aux oiseaux, aux insectes…

Et vous, à cet instant, vous êtes semblable à cet arbre : immobile et apparemment inutile, juste là, à suivre votre respiration qui va et vient, à prendre le temps de ressentir tout ce qui se passe dans votre corps, à écouter le murmure du monde. En faisant cela, vous vous faites du bien en donnant un peu de répit à votre esprit, vous prenez conscience de votre corps, vous cultivez votre sensibilité, votre discernement et votre rapport aux autres. Vous vous êtes apaisé au contact de cet arbre.

D’après Peter Wohlleben “La vie secrète des arbres”, Laurence Monce “Ces arbres qui nous veulent du bien”, Christophe André “3 minutes à méditer”, Thomas Mahler et Pr Qing Li (Le Point), Pierre Le Hir (Le Monde)
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Les dix bonnes raisons de consulter un psy

Il est parfois difficile de faire la distinction entre un mal-être passager et une vraie névrose, aux racines profondes. À quel moment faut-il envisager de consulter un spécialiste ?

On répète les mêmes échecs.
Il faut s’interroger quand les défaites personnelles se suivent et se ressemblent. Par exemple, certaines femmes répètent toujours le même mécanisme d’échec amoureux en choisissant des hommes qui ne leur conviennent pas. La relation démarre sous les meilleurs auspices, puis finit par se désagréger. Sur le plan professionnel, une personne qui se trouve systématiquement en conflit avec les autres salariés de l’entreprise doit consulter.

On commet des actes manqués.
Les actes manqués n’ont rien à voir avec une erreur de distraction. Ils représentent au contraire un désir refoulé qu’on ne peut pas exprimer consciemment. Par exemple, on a un entretien très important le matin et on ne se réveille pas, on rencontre l’homme de sa vie et on perd son numéro… Tous ces actes manqués ont une signification cachée. Seul un psy, pourra comprendre et faire comprendre ce que notre inconscient essaie de nous dire.

On souffre physiquement.
Crises d’angoisse, migraines, douleurs au ventre… il faut s’inquiéter lorsque ces manifestations physiques sont liées à une souffrance psychologique récurrente ou à une période de stress qui s’éternise. Certains personnes ont des crises d’angoisse fréquentes sans en connaitre la raison, ce qui achève de les angoisser. Le corps révèle alors un mal-être inconscient qui nécessite un suivi.

On s’enferme dans des situations malsaines.
Il faut s’alarmer lorsque l’on sait qu’une situation est malsaine mais qu’on n’arrive pas à y mettre un terme, par exemple si l’on persiste à entretenir une relation amoureuse vouée à l’échec. Autre exemple, on attend toute sa vie une reconnaissance des parents, en vain, sans réussir à tourner la page. La souffrance causée par ce genre de traumatisme est tellement forte qu’elle empêche de bien vivre.

On est souvent déprimé ou triste.
Il faut se méfier de ceux qui vous répètent que vous êtes déprimé(e), ils n’ont pas forcément de bonnes intentions. On peut facilement être mis dans la case dépressif alors qu’on va très bien. Mais consulter permet d’utiliser son vague à l’âme pour mieux se comprendre sans se laisser enfermer dans un diagnostic erroné.
Et il faut réfléchir à deux fois avant de prendre des antidépresseurs. Nous vivons dans une société où l’on n’a pas le droit d’être triste. Les antidépresseurs sont des modificateurs d’humeur, mais ils ne font pas disparaître les problèmes.

On doute en permanence de soi.
Douter en permanence de son potentiel et de ses capacités constitue un sérieux handicap sur le plan affectif et professionnel. Certaines personnes se montrent défaitistes pour conjurer le sort, mais d’autres manquent tellement de confiance en elles qu’elles pensent être incapables de réussir. Elles s’attribueront toujours la responsabilité des échecs de leur vie, à cause d’un sentiment de culpabilité parfaitement irrationnel.

On hésite en permanence.
Une hésitation peut devenir pathologique, par exemple lorsqu’on n’arrive pas à entretenir une relation avec quelqu’un sans s’interroger en permanence. Il est nécessaire de consulter lorsque chaque événement du quotidien donne lieu à une réflexion profonde qui ne mène finalement nulle part. À force d’hésiter, on ne prend aucune décision et on n’avance pas.

On a des sautes d’humeur fréquentes.
Une thérapie peut être utile si on passe rapidement d’un état de tristesse à un état d’excitation ou d’irritation, de manière répétitive et inexpliquée sans rapport avec d’éventuels changements hormonaux. Les sautes d’humeur liées à un malaise psychique sont incontrôlables. Il ne faut pas les confondre avec un simple trouble de la personnalité.

On a vécu un ou plusieurs traumatismes personnels.
Deuil, accident, humiliation, abus sexuel… autant de traumatismes qui nécessitent souvent l’intervention d’un professionnel, à condition d’en ressentir le besoin. La thérapie n’est pas une prescription d’antibiotique. C’est avant tout une décision personnelle. Certains ont une capacité de résilience importante qui leur permet de dépasser de graves traumatismes.

On a envie de se découvrir.
C’est le point le plus important. Avant d’entamer une psychothérapie, il faut être curieux de comprendre ce qui nous anime et de découvrir nos désirs inconscients. D’une façon générale, un spécialiste peut aider si l’on ressent un mal-être et si l’on a conscience d’en être en partie responsable, en l’absence d’un événement extérieur bien identifié.

D’après Dr Robert Neuburger, psychiatre et thérapeute de couple, “Première séance, 20 raisons d’entreprendre (ou non) une psychothérapie” (Payot)

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Le petit-déjeuner idéal

Céréales avec du lait ou bien pain blanc-beurre-confiture, le tout accompagné d’un verre de jus d’orange : voilà ce que la plupart d’entre nous consomment au petit-déjeuner.

Mais d’un point de vue nutritionnel, c’est très loin d’être le petit-déjeuner idéal. En effet, ce type de petit-déjeuner sucré favorise la sécrétion d’insuline, ce qui est à éviter, en particulier le matin. Voici les recommandations de YUKA pour un petit déjeuner bon et sain, basé sur les conseils du nutritionniste Anthony Berthou.

Du thé vert
Le thé vert (à choisir bio) est riche en catéchines, un puissant antioxydant, et est donc bénéfique pour la prévention du cancer. L’idéal est de l’infuser à 90° pour favoriser l’extraction de ces catéchines.

Un ou deux œufs à la coque
Nous avons pour habitude de composer des petits-déjeuners sucrés, mais le salé est préférable. Consommer une source de protéines animales le matin permet en effet de favoriser la production de dopamine, ce neurotransmetteur qui va stimuler notre éveil et notre motivation pour toute la journée.
L’idéal ? Un ou deux œufs à la coque, de préférence bios ou fermiers. Pour les cuire en détériorant le moins possible leurs apports, il suffit de les plonger dans une casserole d’eau froide, de chauffer à feu moyen et de retirer les œufs 2 ou 3 minutes après l’apparition des bulles.
Les protéines des œufs sont très riches en acides aminés essentiels. Mais l’œuf est aussi riche en minéraux, oligo-éléments ou encore vitamines.
On peut aussi varier avec d’autres sources de protéines animales comme du fromage ou un yaourt (chèvre ou brebis de préférence).

Des amandes, noix et noisettes
Il est important de manger du gras au petit-déjeuner, mais du bon gras. Les acides gras essentiels sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, et permettent de prévenir les risques cardio-vasculaires et la dégénérescence neuronale. Vous pourrez trouver ces graisses de qualité dans les oléagineux (amandes, noix, noisettes).
Un mélange noix et amandes vous apportera des Oméga 3, du magnésium, et des fibres. Si le cœur vous en dit, certains légumes comme l’avocat ou encore les poissons gras comme le saumon sont aussi très riches en graisses de qualité.

Un ou deux fruits (pas du jus de fruit !)
Consommer un jus de fruits au petit-déjeuner ne revient pas à consommer un fruit. En effet, le jus a été dépourvu des fibres du fruit. Or, ce sont ces fibres qui permettent de réduire la vitesse d’assimilation des sucres contenus dans le fruit. Cela explique que l’indice glycémique du jus soit plus élevé que celui du fruit. De plus, manger un fruit permet de mastiquer et de favoriser ainsi le sentiment de satiété.

Optionnel : de vrais sucres lents
Contrairement aux idées reçues, on peut tout à fait se passer de produits céréaliers au petit-déjeuner dès lors que celui-ci contient suffisamment de protéines et de graisses de qualité. Si toutefois il vous semble difficile de vous en priver, attention à bien choisir vos glucides. Le pain blanc, le pain de mie, les céréales soufflées ou encore les biscottes, sont loin d’être ce qu’on appelle des « sucres lents ». Ces aliments ont un indice glycémique élevé et favorisent donc la sécrétion d’insuline.
Il faut privilégier les produits céréaliers à indice glycémique faible tels que le pain au levain à base de farine complète ou semi-complète ou encore le muesli traditionnel.

D’après Yuka – Les fondamentaux

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Rééquilibrer notre consommation de protéines

Notre consommation de protéines est déséquilibrée parce qu’elle n’est pas adaptée à nos besoins : Nous consommons trop de protéines animales et pas assez de protéines végétales.

Les protéines ont pour rôle principal de contribuer au renouvellement des tissus musculaires, de la peau, des tissus osseux, des cheveux ou encore des ongles.

Elles renforcent aussi notre système immunitaire et nous aident à nous défendre contre les maladies. Où trouve-t-on les protéines ?

Quand on pense aux protéines, on pense le plus souvent à la viande. Si la viande est une source importante de protéines, il existe de nombreuses autres sources y compris des sources végétales. Les protéines apportées par notre alimentation peuvent être d’origine :

Animale : viande, poisson, crustacés, œufs, lait, yaourts, fromages,
Végétale : avocat, légumineuses (lentilles, soja, pois chiches, haricots rouges…), céréales complètes (riz complet, quinoa, sarrasin…), tofu, oléagineux (noix, amandes, noix de cajou…)

Les protéines sont constituées d’acides aminés, qui sont en quelque sorte des mini protéines. Il existe 20 acides aminés différents :

– 12 sont synthétisés par notre organisme à partir des glucides (sucres) et des lipides (graisses) présents dans notre corps,
– 8 sont dits “essentiels” parce que notre organisme ne sait pas les fabriquer et qu’ils doivent impérativement être apportés par ce que nous mangeons.

La référence en termes d’acides aminés est l’œuf : il contient l’ensemble des 8 acides aminés essentiels et dans des proportions idéales.

Nous consommons aujourd’hui suffisamment de protéines, mais nous ne consommons pas forcément des protéines de qualité. Nous n’avons pas de carence quantitative, mais des carences qualitatives.

Ainsi, il est fréquent que nous manquions d’un ou plusieurs acides aminés essentiels. Or, une carence en un seul aminé essentiel peut entraîner de la fatigue, un manque de concentration ou encore des troubles du sommeil.

C’est pourquoi il est nécessaire de varier les sources de protéines que nous consommons, afin d’assurer un apport idéal en acides aminés. L’idéal est de consommer 50% de protéines animales et 50% de protéines végétales.

D’après Yuka – Les fondamentaux

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Manger du (bon) gras est bon pour la santé !

Les matières grasses sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme et ont un rôle limité dans la prise de poids quand elles sont de qualité.  C’est davantage le sucre qui contribue à la prise de poids en étant stocké sous forme de graisses. On distingue différentes types de graisses. Si certaines sont à limiter, d’autres sont indispensables pour notre santé.

Les acides gras saturés : à limiter.
On les trouve principalement dans le fromage, le beurre, les viandes grasses, les biscuits, les chips, ou encore l’huile de palme.
S’ils sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme, nous les consommons aujourd’hui en excès, ce qui augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.

Les acides gras insaturés. On distingue parmi les acides gras insaturés 3 catégories :
⇒ Les Oméga-3 : à favoriser.
On les trouve dans les poissons gras (thon, saumon, maquereaux, sardines, etc.), l’huile de colza, l’huile de lin, les noix, les graines de chia, ou encore dans certains légumes (cresson, mâche, choux)
Ces acides gras possèdent de nombreuses propriétés. Ils sont un allié indispensable dans la réduction de risques de maladies cardio-vasculaires. Ils jouent un rôle majeur dans le développement du cerveau, des muscles et des os.

⇒ Les Oméga-9 : à favoriser.
On les trouve principalement dans l’huile d’olive, l’avocat, les noisettes, les amandes. Ils aident à réduire le taux de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol) et favorisent la prévention du diabète et des maladies cardio-vasculaires.

⇒ Les Oméga-6 : à limiter.
On les trouve dans la viande, les œufs, le beurre, le fromage, l’huile de tournesol, ou encore de nombreux plats industriels.
Tout comme les graisses saturées, nous les consommons aujourd’hui en excès par rapport à nos besoins, ce qui augmente le risque de maladies cardio-vasculaires, et gène l’absorption des Oméga-3

⇒ Les acides gras “trans” : à fuir.
Les acides gras trans sont des graisses issues de l’hydrogénation, un processus qui modifie la structure des molécules d’acides gras afin de leur donner une texture plus ferme et d’augmenter leur durée de conservation. Ces acides gras “trans” sont devenus omniprésents dans les produits industriels et leur conséquence sur la santé est inquiétante, même consommés en faible quantité : ils augmentent considérablement le risque de maladies cardio-vasculaires car ils provoquent une hausse du mauvais cholestérol et une baisse du bon cholestérol.

On les retrouve essentiellement dans les plats préparés, les viennoiseries, les biscuits sucrés et salés, les céréales, les margarines, les produits à base de pâte feuilletée,… On peut aussi les repérer dans la liste des ingrédients via la mention « huile végétale partiellement hydrogénée ».

Aujourd’hui on ne mange pas trop de gras, mais on mange du mauvais gras. On consomme des acides gras “trans”, des acides gras saturés et des Oméga-6 en excès. En revanche, on consomme bien trop peu d’Oméga-3, pourtant indispensables pour notre santé cardiovasculaire.

Alors pour garder la santé (et la ligne), mangeons du gras, du bon gras !

D’après Yuka – Les fondamentaux

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Réagir ou répondre : Clef de maîtrise de soi et de communication

Notre société nous incite volontiers à aller vite, à réagir rapidement, sans trop réfléchir. Elle promeut la réactivité comme une qualité, une vertu.

Quelqu’un qui réagit vite, c’est quelqu’un de bien, d’intelligent, de fort… Mais la réactivité n’est pas toujours une vertu.

Dans la méditation, on fait une grande différence entre réagir et répondre. Réagir, c’est se comporter comme un insecte, une bête, un chien de Pavlov : on me stimule, je réagis automatiquement, sans réfléchir. Répondre, c’est prendre le temps d’examiner ce qui se passe, de comprendre ce qui est demandé, et de décider quelle est la meilleure attitude à adopter.

Souvent, nous ne prenons pas le temps de répondre, parce que réagir va plus vite, demande moins d’efforts, et surtout est plus valorisant à nos yeux et aux yeux des autres. Mais ce n’est pas toujours un bon calcul. Alors réagir ou répondre ? Prenons un peu de temps pour bien répondre à cette question…

Redressez-vous doucement, respirez tranquillement, souriez doucement… Et songez à ceci : êtes-vous vraiment obligé de réagir tout de suite à ce mail, ce SMS, à ce coup de téléphone ?
Êtes-vous vraiment obligé de décider maintenant si vous faites cet achat coûteux (bien que le vendeur vous mette la pression) ?

Êtes-vous vraiment obligé de donner votre avis, ou de prendre une décision tout de suite, dans cette affaire compliquée ? Non… le plus souvent, vous n’êtes pas oblige de réagir si vite.

Pour répondre, plutôt que réagir, il faut prendre le temps de voir naître en soi la réaction impulsive… II faut se donner un peu de temps, se poser, respirer, et observer…

Ce temps de discernement suppose de s’arrêter et de s’écouter en entier, face à la sollicitation qui nous tombe dessus… D’écouter son souffle, son corps : comment réagit-il ? Que nous dit-il à propos de cette pseudo-urgence ? Est-ce qu’elle le met en joie ou en stress ? Prendre le temps d’observer ses pensées et ses impulsions… de respirer encore et encore…

Puis décider de ce que l’on va faire, décider de répondre lucidement au lieu de réagir instinctivement.

Finalement, il y a une question à toujours se poser : ce que je m’apprête à faire, est-ce une réaction qui vient de la pression que l’on exerce sur moi ou une réponse qui vient de moi ?

Laissons-nous toujours le temps de décider et ne contribuons pas à accroître cette pollution des accélérations inutiles, ne participons pas à cette contagion des injonctions à faire vite.

Nous laisserons ainsi du temps à nos interlocuteurs en leur permettant à eux aussi, de réfléchir et de répondre plutôt que de réagir. Et cela nous permettra de mieux communiquer en famille et au travail.

Nous nous ferons du bien, nous ferons du bien à nos interlocuteurs et nous ferons du bien à ce monde si beau, et parfois si fou.

D’après Christophe André, 3 minutes à méditer.

 

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Manger plus sain en scannant le code-barres des produits

Pour manger plus sain, il faut choisir ce que l’on achète avec soin, sans faire trop confiance aux marques. Mais la lecture des étiquettes des produits est difficile et on ne peut pas aller en magasin avec un livre d’achat sous le bras.

Additifs nocifs, additifs douteux, protéines, sel, graisses saturées, fibres, conservateurs, sucre, colorants… Comment déchiffrer les ingrédients des produits ?

Voici trois applications pour smartphones, qui permettent de comprendre la composition des produits alimentaires en scannant leurs codes-barres. Comme des coachs en nutrition, elles nous aident à reprendre le contrôle sur notre alimentation et à découvrir quels produits sont recommandables ou non. Cliquez sur chacune d’elles pour l’ouvrir.

YUKA

Avec sa carotte pour mascotte, Yuka aide plus de 2 millions d’utilisateurs à déchiffrer les étiquettes des produits en indiquant leur teneur en : fruits et légumes, protéines, fibres, sel, calories, graisses saturées, sucre, additifs (sans impact, douteux, nocifs)

La note donnée à chaque produit est calculée selon 3 critères : Nutri-Score validé par le ministère de la Santé (60%), teneur en substances chimiques (30%), label bio (10%) Dans le cas où le produit est mauvais ou médiocre, Yuka suggère une meilleure alternative.

Un graphique en forme d’assiette nous permet de suivre la répartition des produits scannés, des plus sains aux plus mauvais, sur les 30 jours précédents. L’application précise quels sont les aliments à limiter ou ceux à favoriser (sel, sucre, protéines…).

OPEN FOOD FACTS

Pour évaluer les produits, cette application s’appuie sur une classification simple à l’aide d’un code couleur et de lettres allant de A à E (du meilleur au moins bon)

Ces notes de couleur sont établies en calculant un score nutritionnel qui tient compte d’une part de l’énergie, des graisses saturées, des sucres, du sodium (les teneurs élevées sont considérées comme mauvaises pour la santé), et d’autre part de la proportion de fruits, légumes et noix, des fibres et des protéines (les teneurs élevées sont considérées comme bonnes pour la santé).

Outre les informations sur la composition nutritionnelle des produits et la liste des ingrédients, Open Food Facts renseigne aussi sur leur impact écologique.

KWALITO

Cette application tient compte de nos préférences alimentaires et nous invite à préciser si nous consommons de la viande, si nous avons des intolérances (gluten, arachide, lactose, fruit à coque…) ou des préoccupations diverses (additifs à risque, sans huile de palme, femme enceinte…)

Les végétariens trouveront également dans cette application un service adapté à leur régime alimentaire. Une fois ces différents filtres sélectionnés, il suffit ensuite de scanner ou de rechercher les produits pour savoir s’ils conviennent à nos attentes.

Alors plus d’excuses ! A nos scanns !

Lire aussi : “Guide d’achat pour bien manger” (Dr Jean-Michel Cohen) – “L’indulgence dans l’assiette” (Dr Laurent Chevallier)

 

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