Eloge de la marche

Cueilleur et chasseur pendant 200.000 ans, l’homme a été structuré pour marcher (et courir)

Voilà pourquoi la marche est la plus naturelle des activités physiques. Elle offre d’incomparables bénéfices pour le corps et la santé en général.

Elle renforce le muscle cardiaque (les cardiologues la prescrivent), améliore le rendement des poumons, fait baisser la tension artérielle, améliore la circulation du sang dans les jambes, renforce l’ossature et tonifie une foule de muscles.

La marche favorise la digestion et améliore la qualité du sommeil. C’est surtout un excellent réducteur de stress et de déprime, en nous forçant à nous vider l’esprit et en libérant une foule d’hormones bienfaisantes, notamment l’endorphine. Et pour les femmes, contrairement au jogging, elle n’a aucun inconvénient pour les seins.

Associée à un régime intelligent, la marche est idéale pour réduire le surpoids et affiner la silhouette surtout si on la pratique à l’extérieur, car l’oxygénation brûle les graisses. Pour perdre du poids, il vaut mieux en effet faire une activité de faible intensité mais de façon soutenue et prolongée. Par exemple, au lieu de faire un jogging pendant 10 minutes, il vaut mieux pour perdre du poids, faire de la marche rapide pendant 30 minutes. Et marcher le soir, diminue l’appétit pour le dîner…

Marcher procure en outre un plaisir musculaire très pur, parce que beaucoup de muscles sont sollicités et que l’on peut facilement ressentir les sensations associées à chaque muscle. La marche rapide dans laquelle on accentue le mouvement des épaules et celui des hanches, procure un excellent massage du dos et de la ceinture abdominale, en plus de renforcer les muscles.

Et la marche a un avantage unique : Praticable en toute saison, on pourra marcher très longtemps, quand tant d’autres seront obligés d’arrêter leur sport préféré, pour cause de mal de dos (joueurs de tennis, golfeurs…) ou de genoux (joggers, marathoniens…)

Alors marchons à vive allure au moins une heure par jour (environ 10.000 pas), pour aller et revenir du bureau, pour aller faire les courses, pour aller chercher les enfants à l’école, pour se faire plaisir… Garons-nous loin de notre destination et, en métro ou en bus arrêtons-nous bien avant l’arrêt, pour marcher.

Ceux qui comme moi pratiquent la marche rapide (6,5 km/h et plus), respectent quelques points techniques : Coudes au corps et en arrière (surtout pas bras ballants) pour mieux respirer et pouvoir accentuer le mouvement des épaules afin d’éviter les contractures du dos, position d’auto-grandissement, inspiration sur 2 temps et expiration sur 3 temps (le dernier très très long), contracter les fessiers. En fin de marche étirer les cuisses, les mollets et boire beaucoup d’eau. Les meilleurs feront en même temps le “lift de l‘estomac”.

Pour les marches d’endurance (25 km et plus), on peut pratiquer la  marche afghane (comme les soldats de la Grande Armée, les chameliers afghans peuvent tenir 60 km par jour sans s’épuiser) qui repose sur une technique de respiration particulière : Inspiration sur trois pas, apnée sur le quatrième, expiration sur les trois suivants, puis maintien des poumons vides sur le dernier pas.

Alphonse Allais disait que les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin… Alors marchons, marchons !

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3 réponses à Eloge de la marche

  1. Séverine GUENIN dit :

    Pour avoir pratiqué la marche de vitesse pendant 20 ans, à haut niveau, je peux vous dire que c’est le meilleur des sports en matière de bienfaits…et de santé.
    La silhouette s’affine naturellement et sollicite les abdominaux sans se faire mal…
    J’ai dû arrêter il y a 10 ans mais j’ai repris il y a presqu’un an pour mon propre plaisir… Alors n’hésitez plus, marchez !!! Je fais 1 heure, 1 jour sur 2, parfois tous les jours ce qui me fait environ 7,9 km/heure…. Dire qu’avant je dépassais les 12 km/h… Snif ! Et oui, plus toute jeune je suis…

  2. Elisabeth LOEDEL dit :

    C’est vrai , j’en témoigne pour l’avoir expérimenté pas plus tard que mardi dernier en essayant de suivre la cadence du Coach Henry! Une forme de marathonien.
    Merci à toi.
    Elisabeth

  3. Laurent l'aviateur dit :

    Après l’œuvre de RODIN l’Homme qui marche (1878) en apparence inachevée car sans tête, et pourtant bien aboutie pour l’auteur qui souligne le mouvement, on aurait presque oublié l’importance des rythmes respiratoires et les techniques de marche.
    Stephen Haweis et Henry Coles en 1903 et le plus connu depuis, Alberto GIACOMETTI (1947) replacèrent la tête sur les épaules et voilà l’Homme parti à la conquête de l’Humanité ventre ferme et fessier musclé.
    Mais ce dernier nous avait déjà montré la route en 1932 en sculptant « la femme qui marche»
    Alors je ne peux m’empêcher, à mon habitude, de lever les yeux vers la voûte céleste et plus précisément vers la nébuleuse « Running Man » ou « l’Homme qui court » située au sein de la constellation d’ORION.
    Plusieurs étoiles la composent dont les spectres de lumière vont du bleu, violet (pour les garçons) au rose dû à l’ionisation de l’hydrogène (pour les filles)
    Alors pour être des hommes qui marchons droit (homo erectus), marchons mais main dans la main !

    Nous sommes d’innombrables terriens à penser : Laurent, arrête de voler et de réfléchir, mais marche !

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