L’ail, ami génial

Que dire d’autre à propos de cette gousse magique aux incroyables propriétés antibactériennes, antivirales, protectrice du système cardio-vasculaire, régulatrice de la circulation sanguine, qui combat le cholestérol, les maladies cardio-vasculaires, l’hyper-tension, le vieillissement, les douleurs, les rhumes, les faiblesses masculines… et les mites alimentaires ?

Toutes les grandes civilisations, égyptienne, romaine, chinoise, grecque, arabe, en ont fait un remède universel. Le pharaon Khéops fit graver une gousse d’ail au sommet de la pyramide de Gizeh. Au Moyen Âge, les enfants portaient des gousses d’ail autour du cou pour se protéger des mauvais esprits, des maladies et des vilaines sorcières.

C’est Pasteur qui a prouvé l’énorme potentiel antibactérien de l’ail. Ce sont ses composés soufrés qui en éliminant les bactéries, en font un antibiotique, un désinfectant et un antiseptique puissant et naturel. L’ail frais est très utile pour soigner les petites plaies du quotidien, quand on se blesse en cuisinant, en bricolant, en jardinant… Frottez la plaie avec une gousse d’ail coupée, laissez agir puis rincez à l’eau. Grâce à ses vertus antibactériennes, l’ail désinfecte efficacement les piqûres d’insectes (moustique, guêpe…) et soulage les démangeaisons.

L’ail est un excellent désinfectant intestinal que l’on peut prendre quand on souffre d’un petit dérèglement digestif. Quand on voyage dans un pays exotique, l’ail cru protège de la Turista. Et on peut avant de partir, faire une cure de gélules d’ail.

Grâce à sa richesse en antioxydants (allicine, favonoïdes, vitamines E et C, sélénium…), l’ail aide à combattre les effets néfastes des radicaux libres qui sont à l’origine du vieillissement. C’est également un excellent protecteur du cerveau. L’ail permet aussi de réduire une hypertension modérée, grâce à ses composants qui ont des propriétés vasodilatatrices et fluidifiantes.

En hiver, l’ail est un remède efficace contre le rhume, la grippe et la bronchite. En cas de rhume, nez bouché, nez qui coule… on peut respirer des vapeurs d’ail (6 gousses écrasées dans un bol d’eau bouillante) ; Mais son action est surtout préventive car il renforce les défenses naturelles de l’organisme. Dès le début de l’hiver ou quand une épidémie de grippe s’annonce, on peut suivre une cure d’ail en gélules sur deux mois.

On pourrait continuer encore longtemps de lister les vertus de cette petite gousse magique : En cure détox au début du printemps, contre les douleurs et les foulures (ail broyé et huile), l’engourdissement (ail haché macéré dans l’alcool à 70°), les oxyures (ail macéré dans un verre de lait bu à jeun), les torticolis (masser avec un mélange d’huile camphrée et d’ail pilé), les mycoses, les petits eczéma de contact et les boutons de fièvre (frotter légèrement avec une demi-gousse d’ail frais ou mieux l’écraser d’abord au presse-ail), les aphtes (3 gousses d’ail macérées une nuit dans 250 ml de vinaigre blanc), le mal de gorge (6 gousses, 2 cuillerées à soupe de miel et un jus de citron), la toux (3 gousses hachées macérées une heure dans de l’eau bouillante)…

Mais comme avec tous les génies, il faut prendre des précautions :

  • Seul l’ail cru et jeune a de vrais atouts santé, ne pas consommer de l’ail vieux et flétri.
  • Pour mieux le digérer : Préférer l’ail rose, éliminer le germe au milieu de chaque gousse ou encore mieux le passer au presse-ail.
  • Penser aux graines germées d’ail qui sont plus douces et qui ont toutes les vertus santé de l’ail, sans ses inconvénients. En plus les enfants adorent les faire pousser.
  • Ne jamais prendre d’ail à forte dose ni en gélules, ni cru. La bonne dose est de 2 gousses par jour, prises pendant les repas.
  • Si on préfère les gélules d’ail, choisir des gélules gastro-résistantes qui ne se libéreront pas dans l’estomac.
  • Faire attention à l’huile essentielle d’ail qui est agressive et respecter strictement les doses conseillées.
  • Consommez très rapidement les préparations maison à base d’ail (purée d’ail et d’huile d’olive, gousses d’ail confites…)
  • Mettre les gousses à l’air, ni dans une boite fermée, ni au réfrigérateur.
  • Consommer régulièrement de l’ail, car plus on en mange plus on favorise la formation d’enzymes qui bloquent les effluves.
  • Pour réduire ses inconvénients qui durent environ 3 heures, mâcher des feuilles de persil, de menthe fraîche, de la réglisse, des grains de coriandre, d’anis vert ou de café.

On disait jadis dans nos campagnes : “Ail au matin, docteur au loin” “Bon ail souvent, aide le galant” ; Et ce n’est pas le bon roi Henri IV (“le Vert-Galant”), grand consommateur d’ail et grand coureur de femmes qui dira le contraire. Alors tous à Lautrec (superbe cité médiévale du Tarn) le premier vendredi d’août pour la fête de l’ail rose !

D’après “L’ail Malin” Alix Lefief et “Remèdes de famille” Dr Henry Puget
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1 réponse à L’ail, ami génial

  1. Philippe Bourcier dit :

    Superbe éloge des vertus de l’ail ! Bravo !
    Heureusement que l’ail ne traite pas tous les maux, car il me faudrait cesser d’exercer la médecine.
    Peut-être pour me reconvertir en vendeur d’ail et/ou conférencier ès Aux !
    A bientôt aux Pyramides.
    PhB

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