Socrate, père du coaching

Ceux qui ne se connaissent pas et qui ignorent leur valeur sont dans la même ignorance à l’égard des hommes et des affaires humaines. Ils ne savent pas ce qu’ils font, ni ce qu’il faut faire. Mais se connaître vraiment exige que l’on soit en interrogation permanente et que l’on se pose les bonnes questions sur soi, même si elles dérangent”

En écoutant Socrate (dans le banquet imaginaire), je réalise combien certaines rencontres, certains moments de notre vie sont décisifs, comme l’a été pour Socrate la rencontre avec l’oracle de Delphes. Encore faut-il être prêt, c’est à dire ouvert à la rencontre.

Je réalise aussi qu’être lucide vis à vis de soi, c’est à dire de se voir tel que l’on est vraiment, est la clef de tout. Beaucoup de difficultés rencontrées dans une vie proviennent d’un jugement faux porté sur soi-même. Se voir avec lucidité, c’est savoir sur quelles croyances conscientes et inconscientes nous basons nos comportements et nos décisions.

Et surtout savoir quelles croyances il faut changer. Par exemple, si je crois qu’il suffit d’être motivé pour atteindre n’importe quel but, je risque d’aller d’échec en échec. Se voir avec lucidité, c’est aussi vérifier qu’il n’y a pas d’écart entre la façon dont on se voit et la façon dont les autres nous voient. Et être bien sûr que la source des problèmes que nous rencontrons n’est pas en nous.

C’est aussi être sûr que notre construction intérieure est suffisamment solide pour pouvoir envisager une construction extérieure qui tienne la route, une amitié, un couple, une famille, une entreprise…

En outre, seul un regard profond vers l’intérieur de soi peut apporter une conscience de soi qui ne fluctue pas au gré des humeurs et des événements. Pour toutes ces raisons, Socrate est le père du coaching. Mais on doit bien sûr, accepter de ne jamais se connaître totalement. Cela ne doit pas être vécu comme une limite mais comme une richesse. Chacun est unique et en devenir.

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1 réponse à Socrate, père du coaching

  1. Renate dit :

    Voilà, tu l’as dit : il faut accepter de ne jamais se connaître totalement ! D’autant plus qu’il paraît que l’être humain normal n’utilise que 10% de la capacité de son cerveau. Alors, dans les 90% restants, il y a certainement des surprises sur beaucoup de choses y compris sur nous-mêmes. Il y en a même qui disent que c’est mieux ainsi pour ne pas sombrer dans la folie…

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